Par contre lorsque qu’il s’agit d’évoquer le même fait coté police, visiblement les voix toujours si prompts à victimiser les coupables se font bien discretes sur le sujet. Aussi nous allons le temps de ce billet oublier les suicidés de l’administration pénitentiaire pour rendre hommage aux suicidés du ministère de l’intérieur.

En France, la police déplore en moyenne près d'un suicide par semaine. Quarante-huit agents se sont donné la mort en 2006, soit treize de plus qu'en 2005.

Une récente étude menée entre 1999 et 2008 sur les suicides et dévoilée par le directeur général de la Police nationale, Frédéric Péchenard, en février dernier, indiquait que parmi les policiers qui passaient à l'acte, six sur dix se tuaient avec leur arme de service. L'étude faisait état de 39 à 55 suicides de fonctionnaires par an, ayant de « multiples origines », le plus souvent d'ordre privé mais aussi liées au travail.

Le 24 janvier 5 suicides de policiers depuis le début de l'année suscitait l'inquiétude des syndicats professionnels, l'un ayant réclamé jeudi l'ouverture d'un « large débat » sur la question, alors qu'un autre avait dénoncé la « pression hiérarchique » exercée sur les fonctionnaires.

Un policier qui travaillait au commissariat de Lens a mis fin à ses jours le week-end dernier, c'est le troisième suicide chez les policiers lensois depuis le début de l'année.

En quelques années, le nombre de suicides s'est multiplié par deux, mais comme il n'y a aucun chiffres officiels, c'est tabou, c'est peut être pire que cela, mais cela ne fait pas l’actualité pour autant.

L’information sous contrôle épurée et conforme aux directives du ministère de l'intérieur annonce généralement que les fonctionnaires de police se suicident souvent pour des raisons qui relèvent de la vie privée, écartant peut être un peu vite stress et pressions hiérarchiques.

En France la qualité de vie d’un détenu aurait elle plus d’importance que celle d’un représentant des forces de l’ordre ?

Vu le traitement médiatique il semble que oui.