Rachida Daty a reçu dernièrement une lettre de N’djamena avec cette petite annotation : « Nous estimons qu’en obtenant le transfèrement des français condamnés du Tchad en France, la France assumait aussi les charges de dommages et intérêts »

La France à toujours niée qu’il y a un tel accord, mais il reste le problème du versement effectif des dommages et intérêts, selon leurs avocats les condamnées n’ont pas les moyens de payer la facture.

Ndjamena savait parfaitement que les zozos de l’arche n’étaient pas en mesure de payer quoi que ce soit, derrière la libération médiatique restait celui moins noble des arrangements financiers. Le Tchad espérait que le contribuable français assumerait la facture et les âneries de ses ressortissants, sauf que juridiquement il y a un problème et non des moindres.

Dans un procès la partie condamnée est en droit de connaitre et de savoir à qui elle devra verser réparation, or dans le cas présent l’arrêt de la cours d’assises de Ndjamena n’octroi aucun dommage et intérêt à aucune victime identifiée, donc au profit de qui ces dommages et intérêts pourraient être versés ? Si les victimes sont inconnues comment fera l’état Tchadien pour les dédommager ?

Le Tchad estime probablement que la présence française n’est pas assez, que l’engagement des troupes françaises à ses cotés pour préserver son régime non plus, il lui faut maintenant tenter de racketter les contribuables français.

Il reste possible que la France dans un souci de « raison d’état » choisisse de verser les 6.3 millions d’euros en toute discrétion, mais personne ne sera dupe, tout le monde saura très bien ou ira cette somme, surement pas dans la poche d’un villageois du Darfour.

A Medias Libres nous consacrons une rubrique aux arnaques africaines, celle-ci peut y figurer en bonne place