L'automobile passe, l'immobilier reste
Par Patrick Gorgeon le mercredi 22 octobre 2008, 08:17 - Economie - Lien permanent
Le Mondial de l’automobile 2008 qui a fermé ses portes dimanche 19 octobre a fait le plein.
A croire que l’automobile, objet de curiosité toutes générations confondues, se joue des crises.
Il est vrai que dans le même temps, le prix du baril de brut passait sous la barre des 70 dollars, tiré vers le bas par les menaces de récession à l’échelle mondiale. Et bien que la division par deux des cours du brut depuis leur pic atteint début juillet ne soit pas bien lisible à la pompe, force est d’admettre que le prix du litre n'est plus celui de l'été.
A croire que l’automobile, objet de curiosité toutes générations confondues, se joue des crises.
Il est vrai que dans le même temps, le prix du baril de brut passait sous la barre des 70 dollars, tiré vers le bas par les menaces de récession à l’échelle mondiale. Et bien que la division par deux des cours du brut depuis leur pic atteint début juillet ne soit pas bien lisible à la pompe, force est d’admettre que le prix du litre n'est plus celui de l'été.
Il s’agit donc d’une « excellente nouvelle » pour les constructeurs automobile et pour les consommateurs qui du même coup se disent qu'après tout : rien ne sert de courir.
Car la chute des cours du brent dont personne ne peut aujourd'hui affirmer le caractère durable ou passager, jette un froid sur les projets visant à justifier une profonde mutation de l’appareil productif de ce secteur clé de l’économie et la naissance de nouveaux concepts.
Pourtant au Mondial, les prototypes annonciateurs de nouveaux lendemains étaient bien présents.
Mais la conjugaison de la crise financière et de la crise économique qui a pour effet de provoquer le recul des prix des matières premières risque fort de compromettre à court terme - de mettre entre parenthèses - un certain nombre d’initiatives novatrices et salutaires pour l'environnement. Même si chacun est bien conscient du caractère très aléatoire des marchés pétroliers.
D’où une série de questions
Un krach boursier n’en cache t’il pas un autre ?
Le projet de loi environnement inscrit dans le cadre du Grenelle de l’environnement adopté en France par les députés arrive t’il au moment opportun ?
Sachant que l’automobile passe et que le logement reste, ne fallait-il pas se focaliser avant tout sur l’habitat et le tertiaire en se donnant les moyens d’agir véritablement dans ces secteurs clés de l’économie ?
Car la chute des cours du brent dont personne ne peut aujourd'hui affirmer le caractère durable ou passager, jette un froid sur les projets visant à justifier une profonde mutation de l’appareil productif de ce secteur clé de l’économie et la naissance de nouveaux concepts.
Pourtant au Mondial, les prototypes annonciateurs de nouveaux lendemains étaient bien présents.
Mais la conjugaison de la crise financière et de la crise économique qui a pour effet de provoquer le recul des prix des matières premières risque fort de compromettre à court terme - de mettre entre parenthèses - un certain nombre d’initiatives novatrices et salutaires pour l'environnement. Même si chacun est bien conscient du caractère très aléatoire des marchés pétroliers.
D’où une série de questions
Un krach boursier n’en cache t’il pas un autre ?
Le projet de loi environnement inscrit dans le cadre du Grenelle de l’environnement adopté en France par les députés arrive t’il au moment opportun ?
Sachant que l’automobile passe et que le logement reste, ne fallait-il pas se focaliser avant tout sur l’habitat et le tertiaire en se donnant les moyens d’agir véritablement dans ces secteurs clés de l’économie ?



