Le grand maître d’ouvrage ès mosquée républicaine reconnaît d’abord que cette « mosquée municipale » qu’il a déguisée en « salle polyvalente » (sic !) pour ne pas éveiller les soupçons de ses administrés n’a pas coûté 1,8 millions d’euros, mais… 2,1 millions  ! Et il nous explique que cet investissement cultuel a été financé par un emprunt de la mairie sur 30 ans, à un taux annuel de 1,89%, et que cet emprunt serait totalement remboursé en 30 ans (capital et intérêt) par le loyer mensuel à l’association musulmane.

Mais la moindre calculette financière démontre qu’un prêt de 2,1 millions d’euros sur 30 ans à un taux de 1,89% donne des mensualités de 7647 euros… soit le double du loyer demandé qui est de 4000 euros. La différence est donc bien payée par le contribuable drancéen, qui doit en plus payer TOUS les « frais d’entretien » de cette mosquée qui sont, d’après le bail signé par le maire, sont entièrement à la charge du propriétaire.

Donc soit Jean-Christophe Lagarde ne sait pas calculer, ce qui est un peu inquiétant pour le maire d’une ville de 65.000 habitants, soit, une fois de plus, il cache la vérité à ses administrés, puisqu’il est mathématiquement FAUX de dire que le loyer payé rembourserait l’emprunt contracté par la ville.

On peut par ailleurs se demander où le maire de Drancy a trouvé une banque qui prête à un taux de 1,89% ! Cela pourrait intéresser de nombreux Français qui voient les taux bancaires augmenter ainsi que l’inflation. Serait-ce le fameux Dexia qui a avancé l’argent de la « mosquée municipale » construite par le maître d’ouvrage Jean-Claude Lagarde et financée par les Drancéens à qui il a « caché volontairement » la destination du bâtiment ?

En effet, aucun banquier ne prêterait à un tel taux sans perdre de l’argent. Et justement, la presse commence à révéler l’un des plus gros scandales de la crise financière actuelle : de nombreuses collectivités locales françaises (communes, départements, régions) ont tout simplement fait des emprunts « toxiques », dignes des « subprimes » américaines, indexés par exemple sur le dollar américain ou le prix du baril de pétrole ! Tous ces emprunts à géométrie variable commencent par des taux très bas, donc alléchants, puis dérapent dans les années suivantes, faisant parfois doubler la charge de la dette.

C’est le site Rue 89 qui tire le premier , en citant en particulier le cas de la communauté urbaine de Lille dont « 57% de la dette » est en « produits complexes » (sic !). Voilà une nouvelle qui ne va pas arranger les affaires de Martine Aubry, maire de Lille et candidate au premier secrétariat du Parti Socialiste, et qui partage avec son confrère Jean-Claude Lagarde un sens de la laïcité républicaine plutôt… islamique !

Mais la Seine-Saint-Denis, dont Jean-Claude Lagarde est député, est encore plus « intoxiquée ». Arrivé en mars dernier à la tête du conseil général, le socialiste Claude Bartolone explique dans les Echos qu’il a découvert une dette composée à presque 100% d’« emprunts toxiques » ! Beau règlement de comptes en perspective avec son prédécesseur communiste, dont on aurait tout de même pu penser qu’il ne se ferait pas bêtement piéger par les affreux banquiers du grand capital.

La multiplication de ces fautes de gestion inquiète l’Elysée et aussi Matignon, qui reconnaît l’ampleur des dégâts . Mais malgré l’importance de ce scandale, le pouvoir en place use de la même technique que Jean-Christophe Lagarde : « cacher volontairement » la vérité aux citoyens contribuables. En effet, d’après Rue 89, « La liste des villes au bord du gouffre est entre les mains du gouvernement, mais pas question de la rendre public : « Pas d'affolement, nous sommes attentifs », répète-t-on à l'envie, comme pour se convaincre que le pire n'est jamais sûr. »

Evidemment, les élus auront à rendre compte démocratiquement de leurs aventures financières alors qu’ils ont déjà largement endetté leurs villes.

A Marseille par exemple, où le maire Jean-Claude Gaudin (UMP) poursuit la politique d’emprunts massifs initiés par le socialiste Gaston Defferre, le grand chantier de rénovation de la Rue de la République – qui fait la fierté du maire - va pâtir de la faillite de… Lehman Brother !

A Paris, le maire Bertrand Delanoë (PS) annonce sans sourciller une augmentation de 9% de la taxe d’habitation et de la taxe professionnelle, et de 25% pour la taxe foncière ! Et il justifie ces dérapages au dernier conseil municipal où il qualifie ces hausses de « très modérées » (sic !) Il est vrai qu’il faut bien payer les 10 millions d’euros de l’« Institut des Cultures d’Islam » qui « cache volontairement » une mosquée entièrement payée par les contribuables parisiens laïques ! Les mêmes contribuables doivent également financer des œuvres d’utilité publique et d’intérêt général comme ce « Festival international du film lesbien et féministe » interdit aux hommes, où les copines de Caroline Fourest se rincent l’œil devant des films pornos ou participent à un atelier de « godemiché artisanal » . Espérons que les bonnes œuvres islamiques ou érotiques de la Mairie de Paris ne soient pas couvertes par des emprunts « toxiques » !

Inutile d’avoir un CAP de comptable pour prévoir les conséquences de l’inconscience de nos élus municipaux, départementaux et régionaux. Soit, comme à Paris,tres ils augmentent considérablement les impôts locaux payés par NOUS pour payer LEURS erreurs, soit ils abandonnent des projets vraiment utiles aux citoyens (car on les voit mal mécontenter leurs protégés de l’UOIF qui menacent de prier dans la rue ou pire si on n’accède pas à leurs revendications !) Soit ils déclarent leurs collectivité en cessation de paiement, et refilent le bébé à la tutelle de l’Etat (ce qui revient au même pour les contribuables).

Alors, Français et Françaises, sortez vos porte-monnaie, car de toute façon il faudra passer à la caisse. A moins qu’Allah soit touché par la pieuse bienveillance des Lagarde, Gaudin, Aubry et autres Delanoë, et envoie ses anges réparer les gabegies récurrentes de ces élus. Et si la providence divine ne vient pas à leur secours, alors il faudra appliquer la justice des hommes. A l’heure où l’on condamne – à juste titre – les « patrons voyous » et les « parachutes dorés », il serait tout de même légitime que ces élus rendent compte devant les tribunaux républicains de toutes les spoliations dont ils sont responsables, et qu’ils en assument les conséquences pénales et civiles (donc pécuniaires).