Chronologie de la crise financière
Par Paul Garcin le lundi 27 octobre 2008, 09:05 - Economie - Lien permanent
Aux Etats Unis apparaissent en février 2007 des panneaux « A vendre » qui se multiplient dans tout le pays. Des millions de familles américaines ont acheté leurs maisons grâce à des crédits à taux variables les fameux subprimes, lorsque les taux explosent beaucoup ne peuvent plus rembourser et doivent quitter leurs maison se retrouvant sans abri.
Les banques commencent alors à mesurer l’ampleur de la crise à venir car elles ont investis des milliards de dollars dans les subprimes. Avec ces maisons vides qui ne valent plus rien les des sont jetés, la crise immobilière va devenir crise bancaire et une crise financière à l’échelle mondiale.
Les banques commencent alors à mesurer l’ampleur de la crise à venir car elles ont investis des milliards de dollars dans les subprimes. Avec ces maisons vides qui ne valent plus rien les des sont jetés, la crise immobilière va devenir crise bancaire et une crise financière à l’échelle mondiale.
Mars 2008 Bearn Stearns cinquième banque d’affaire américaine est ruinée et rachetée par une concurente, c’est un premier séisme. 7 septembre 2008 les géants du crédit Fannie Mae et Freddie Mac sont au bord de la faillite, l’état américain vole à leur secours. Henry Paulson secrétaire d’état au trésor américain explique alors que la faillite d’une de ces sociétés aurait des conséquences incalculables sur les marchés financiers. Prix de cette nationalisation 200 milliards de dollars, mais ce ne sera pas toujours le cas.
Le 15 septembre 2008, Wall Street connait la plus grosse faillite de tous les temps. Lehman Brothers est victime à son tour des subprimes. A New York, Londres ou Paris ses salariés font leurs cartons. Les bourses du monde entier s’effondrent, c’est la panique financière et la fin des discours optimistes. Alan Greenspan ancien président de la réserve fédérale US reconnait que le monde doit faire face à la crise la plus grave depuis un siècle. Alors que les craintes de faillites se multiplient aux Etats Unis, le président Bush annonce le 18 septembre que l’intervention du gouvernement n’est pas que justifiée mais indispensable. Il annonce un plan de sauvetage gigantesque qui prévoit de racheter les créances douteuses de toutes les banques américaines pour un montant de 700 milliards de dollars.
L’Europe de son coté compte ses premières victimes le 28 septembre les banques belges Fortis et Dexia sont tour à tour nationalisées pour éviter leur faillite. En France comme ailleurs les regards sont braqués sur les banques et Nicolas Sarkozy rassemble ses partenaires européens le 4 octobre pour trouver des solutions à une crise sans précédant. La France, l'Allemagne, l'Italie et la Grande-Bretagne s’engagent à l'Elysée, à agir de façon coordonnée pour protéger leurs banques en difficulté.
Malgré les efforts la confiance ne revient pas, le CAC 40 enregistre une chute de 22,16% sur la semaine du 6 au 14 octobre, la pire de ses vingt ans d'existence. Alors que les marchés financiers ont connu une nouvelle semaine de dégringolade, tous les regards sont tournés vers le G7. Les ministres des Finances des sept pays les plus industrialisés (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie et Japon) qui se réunissent le vendredi 10 octobre à Washington pour présenter un front commun face à la crise financière.
Lundi 13 octobre face à l'effondrement des grandes Bourses mondiales et aux premiers indices d'une contagion de la crise à l'économie réelle, la communauté internationale s'efforce d'agir collectivement et d'afficher sa solidarité.
Les bourses européennes rebondissent à l'ouverture, dans le sillage des marchés asiatiques, alors que les pays de la zone euro s'apprêtent à détailler les plans d'action adoptés le dimanche. A l'ouverture, les bourses de Paris, Francfort et Londres gagnent toutes plus de 5% quelques minutes après les premiers échanges. Les investisseurs restent cependant sur leur garde, alors que les résultats trimestriels de nombreuses grandes entreprises, attendus, devraient offrir un aperçu des impacts de la crise financière.
Fragilisés par deux semaines de tempête, les marchés financiers se préparent le 20 octobre à affronter l'économie réelle avec une salve de résultats d'entreprises en Europe. Un à un les pays de la zone euro ont dévoilent leurs plans de sauvetage. Avec un objectif; relancer le marché interbancaire, dont la quasi-paralysie est la principale cause de l'aggravation de la crise financière ces dernières semaines. Le total des garanties bancaires et plans de recapitalisation dépasse les 1300 milliards d'euros.
L'euro poursuit sa chute, passant pour la première fois depuis mars 2007 sous 1,32 dollar et s'approchant très près d'1,31 dollar, face à un billet vert qui profite d'un regain d'optimisme quant au rétablissement de l'économie américaine. Les inquiétudes sur un ralentissement économique pénalisent la monnaie unique.
Le 21 octobre dans le discours prononcé devant le parlement européen, Nicolas Sarkozy souhaite que chaque état crée un fonds souverain. Coordonnés, ils permettraient, selon lui, «d'apporter une réponse industrielle à la crise» économique.
L'objectif désormais consiste à éviter une contagion de la crise financière à «l'économie réelle». Le Bureau international du travail (BIT) a indiqué que le nombre de chômeurs dans le monde pourrait passer de 190 millions en 2007 à 210 millions fin 2009. «Ce n'est pas seulement une crise de Wall Street, c'est aussi une crise de toute la rue», a déclaré le directeur général du BIT, Juan Somavia.
Les pays émergents sont également touchés, même si en Chine le taux de croissance «se maintiendra quand même à 9%» en 2008. Les trois premiers trimestres avaient marqué un ralentissement de l'économie chinoise. Les bourses européennes clôturent la semaine du 20 au 24 octobre en très forte baisse, dans un marché nerveux et affolé par les répercussions économiques de la crise financière. Un vent de panique a balayé vendredi les marchés financiers en Europe et Asie, en forte chute, face à une récession qui prend de l'ampleur, affectant nombre de secteurs industriels et entraînant des plans sociaux. L'euro est au plus bas face au dollar. Un euro vaut dédormais 1,26 dollar contre 1,60 mi-juillet.
La fébrilité atteint le marché du pétrole, qui poursuit sa chute malgré la décision de l'OPEP de baisser sa production, et sur le marché des changes où l'euro continue à perdre du terrain face au dollar. Le Brent tombe à 61 dollars le 24 octobre, au plus bas depuis mai 2007. L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) a décidé de réduire nettement son offre, de 1, 5 million de barils par jour (mbj), pour tenter d'enrayer la chute des prix pétroliers en pleine crise financière internationale (1).
La panique a, à nouveau, saisi les marchés financiers, vendredi 24 octobre. Ils anticipent tous la récession mondiale. Il n'existe quasiment plus de marché pour lever des capitaux et absorber les pertes Du coup un grande nombre de valeurs sont orientées dans une spirale baissière dont la valorisation n'est plus du tout justifiée au regard des fondamentaux c’est la capitulation
(1) Comme le pétrole est payé en dollars, le bénéfice se fait donc moins sentir à la pompe.
A suivre, La crise économique et industrielle
Le 15 septembre 2008, Wall Street connait la plus grosse faillite de tous les temps. Lehman Brothers est victime à son tour des subprimes. A New York, Londres ou Paris ses salariés font leurs cartons. Les bourses du monde entier s’effondrent, c’est la panique financière et la fin des discours optimistes. Alan Greenspan ancien président de la réserve fédérale US reconnait que le monde doit faire face à la crise la plus grave depuis un siècle. Alors que les craintes de faillites se multiplient aux Etats Unis, le président Bush annonce le 18 septembre que l’intervention du gouvernement n’est pas que justifiée mais indispensable. Il annonce un plan de sauvetage gigantesque qui prévoit de racheter les créances douteuses de toutes les banques américaines pour un montant de 700 milliards de dollars.
L’Europe de son coté compte ses premières victimes le 28 septembre les banques belges Fortis et Dexia sont tour à tour nationalisées pour éviter leur faillite. En France comme ailleurs les regards sont braqués sur les banques et Nicolas Sarkozy rassemble ses partenaires européens le 4 octobre pour trouver des solutions à une crise sans précédant. La France, l'Allemagne, l'Italie et la Grande-Bretagne s’engagent à l'Elysée, à agir de façon coordonnée pour protéger leurs banques en difficulté.
Malgré les efforts la confiance ne revient pas, le CAC 40 enregistre une chute de 22,16% sur la semaine du 6 au 14 octobre, la pire de ses vingt ans d'existence. Alors que les marchés financiers ont connu une nouvelle semaine de dégringolade, tous les regards sont tournés vers le G7. Les ministres des Finances des sept pays les plus industrialisés (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie et Japon) qui se réunissent le vendredi 10 octobre à Washington pour présenter un front commun face à la crise financière.
Lundi 13 octobre face à l'effondrement des grandes Bourses mondiales et aux premiers indices d'une contagion de la crise à l'économie réelle, la communauté internationale s'efforce d'agir collectivement et d'afficher sa solidarité.
Les bourses européennes rebondissent à l'ouverture, dans le sillage des marchés asiatiques, alors que les pays de la zone euro s'apprêtent à détailler les plans d'action adoptés le dimanche. A l'ouverture, les bourses de Paris, Francfort et Londres gagnent toutes plus de 5% quelques minutes après les premiers échanges. Les investisseurs restent cependant sur leur garde, alors que les résultats trimestriels de nombreuses grandes entreprises, attendus, devraient offrir un aperçu des impacts de la crise financière.
Fragilisés par deux semaines de tempête, les marchés financiers se préparent le 20 octobre à affronter l'économie réelle avec une salve de résultats d'entreprises en Europe. Un à un les pays de la zone euro ont dévoilent leurs plans de sauvetage. Avec un objectif; relancer le marché interbancaire, dont la quasi-paralysie est la principale cause de l'aggravation de la crise financière ces dernières semaines. Le total des garanties bancaires et plans de recapitalisation dépasse les 1300 milliards d'euros.
L'euro poursuit sa chute, passant pour la première fois depuis mars 2007 sous 1,32 dollar et s'approchant très près d'1,31 dollar, face à un billet vert qui profite d'un regain d'optimisme quant au rétablissement de l'économie américaine. Les inquiétudes sur un ralentissement économique pénalisent la monnaie unique.
Le 21 octobre dans le discours prononcé devant le parlement européen, Nicolas Sarkozy souhaite que chaque état crée un fonds souverain. Coordonnés, ils permettraient, selon lui, «d'apporter une réponse industrielle à la crise» économique.
L'objectif désormais consiste à éviter une contagion de la crise financière à «l'économie réelle». Le Bureau international du travail (BIT) a indiqué que le nombre de chômeurs dans le monde pourrait passer de 190 millions en 2007 à 210 millions fin 2009. «Ce n'est pas seulement une crise de Wall Street, c'est aussi une crise de toute la rue», a déclaré le directeur général du BIT, Juan Somavia.
Les pays émergents sont également touchés, même si en Chine le taux de croissance «se maintiendra quand même à 9%» en 2008. Les trois premiers trimestres avaient marqué un ralentissement de l'économie chinoise. Les bourses européennes clôturent la semaine du 20 au 24 octobre en très forte baisse, dans un marché nerveux et affolé par les répercussions économiques de la crise financière. Un vent de panique a balayé vendredi les marchés financiers en Europe et Asie, en forte chute, face à une récession qui prend de l'ampleur, affectant nombre de secteurs industriels et entraînant des plans sociaux. L'euro est au plus bas face au dollar. Un euro vaut dédormais 1,26 dollar contre 1,60 mi-juillet.
La fébrilité atteint le marché du pétrole, qui poursuit sa chute malgré la décision de l'OPEP de baisser sa production, et sur le marché des changes où l'euro continue à perdre du terrain face au dollar. Le Brent tombe à 61 dollars le 24 octobre, au plus bas depuis mai 2007. L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) a décidé de réduire nettement son offre, de 1, 5 million de barils par jour (mbj), pour tenter d'enrayer la chute des prix pétroliers en pleine crise financière internationale (1).
La panique a, à nouveau, saisi les marchés financiers, vendredi 24 octobre. Ils anticipent tous la récession mondiale. Il n'existe quasiment plus de marché pour lever des capitaux et absorber les pertes Du coup un grande nombre de valeurs sont orientées dans une spirale baissière dont la valorisation n'est plus du tout justifiée au regard des fondamentaux c’est la capitulation
(1) Comme le pétrole est payé en dollars, le bénéfice se fait donc moins sentir à la pompe.
A suivre, La crise économique et industrielle




Commentaires
excellente analyse