Barack Obama, une chance pour la France !
Par Medias Libres le mardi 4 novembre 2008, 08:03 - Décryptage - Lien permanent
Rassurez-vous, je ne suis pas tombé dans l’obamania ambiante qui sévit en France et en Europe ! Mais contrairement à quelques amis de droite, j’espère la victoire de Barack Obama à l’élection présidentielle aux Etats-Unis.
Obama représenterait un virage à gauche de la politique américaine, ce qui devrait réjouir les anti-américains français qui se recrutent surtout à gauche. Mais ces partisans français d’Obama risquent de vite déchanter.
En effet, plusieurs points du programme du candidat démocrate sont tout à l’avantage de notre vieille Europe, celle-là même que les mêmes obamaniaques de gauche n’aiment pas trop.
Obama représenterait un virage à gauche de la politique américaine, ce qui devrait réjouir les anti-américains français qui se recrutent surtout à gauche. Mais ces partisans français d’Obama risquent de vite déchanter.
En effet, plusieurs points du programme du candidat démocrate sont tout à l’avantage de notre vieille Europe, celle-là même que les mêmes obamaniaques de gauche n’aiment pas trop.
Dans un premier temps, l’élection d’Obama va changer la perception des Etats-Unis par le reste du monde. Ce pays a été décrié (et souvent à juste raison) à cause de la politique internationale de George Bush. Cette réhabilitation de l’Amérique ne peut que nuire à ceux qui ne cessent d’en dénoncer l’impérialisme.
Obama, de par ses origines, est très populaire dans le monde arabo-musulman, et aussi en Afrique subsaharienne. Il va donc favoriser un axe américano-arabo-africain, qui par contraste affaiblira la catastrophique politique pro-arabe et tiers-mondiste de l’Europe et de la France.
Les émigrants d’Afrique Noire commencent déjà à préférer le « Camp des Saints » des Etats-Unis à celui de la vieille Europe, et en particulier de celui de l’ancien colonisateur français qui leur ferme de plus en plus ses portes. Ce mouvement migratoire va donc s’accentuer en cas de victoire d’Obama, et les Etats-Unis vont être gênés par une immigration massive qu’ils vont attirer chez eux et détourner de chez nous, et qui jusqu’à présent commençait à peser sur les économies européennes. C’est tout bénéfice pour les travailleurs français.
Sur l’Irak, l’élection d’Obama ne changera pas grand-chose, puisque l’administration Bush a déjà négocié avec les Irakiens le départ imminent des troupes et la remise du pays à ses autorités nationales. Par contre, sur l’Afghanistan, Obama veut renforcer le contingent de soldats américains, et il va donc affaiblir les Etats-Unis dans ce qui s’annonce comme un « nouveau Viet-Nam ».
Il va évidemment demander à Nicolas Sarkozy de le suivre sur ce terrain. Mais le récent rapport des députés Lellouche (UMP) et Lamy (PS) contredit la politique officielle française sur l’Afghanistan, et parle même d’« impasse militaire ». Ce rapport conforte l’opinion des Français, majoritairement opposés à notre présence militaire en Afghanistan, et nous pouvons espérer que Sarkozy qui n’a jamais de scrupules à retourner sa veste va en tirer les conclusions nécessaires. Il n’a aucun intérêt à se mettre la population à dos, et encore moins les musulmans de France, ni à voir de nouveaux soldats victimes d’embuscades, et tout cela alors que « les caisses sont vides ».
D’autres membres européens de la coalition pourront suivre ce retournement d’opinion, et donc Obama va donc devoir se débrouiller seul avec son « nouveau Viet-Nam », ce qui arrange cyniquement nos affaires internationales et économiques.
Obama prévoit d’augmenter considérablement les impôts aux Etats-Unis, ce qui affaiblira les entreprises et les contribuables américains. Or ces entreprises sont souvent concurrentielles des entreprises européennes et françaises, par exemple dans l’automobile ou l’aéronautique. La politique intérieure d’Obama favorisera donc indirectement les usines et les travailleurs français, en les avantageant sur les marchés internationaux.
La politique internationale d’Obama envers les pays musulmans (dont l’Iran) mettra les Etats-Unis en concurrence avec la Russie dans cette région sensible, ce qui pourrait faire basculer totalement les jeux géostratégiques. Cette politique pourrait même rapprocher l’Europe de l’Est, dont la Russie, avec l’Europe de l’Ouest, et favoriser une union occidentale de la vieille Europe de Brest à Vladivostok, qui serait alors en position de force dans une concurrence directe avec les Etats-Unis sur les plans économiques et énergétiques.
Cela ne pourra fonctionner que si Sarkozy renonce à son atlantisme. D’ailleurs, s’il préfère Obama, c’est qu’il sait qu’il sera plus facile de « vendre » l’Otan aux Français avec un Obama populaire chez nous à la tête des Etats-Unis (et donc de l’Otan) qu’un Mac Cain suspect de « bushisme ». Mais on peut compter sur le « Viet-Nam afghan » pour discréditer l’Otan auprès de nos compatriotes, que Sarkozy n’a pas trop intérêt à décevoir dans cette période de crise.
Bien sûr, il faudrait affiner toutes ces pistes, et sans doute d’autres, mais ces quelques remarques montrent que l’élection de Barack Obama pourrait involontairement et paradoxalement favoriser considérablement les intérêts français, en France comme dans le monde.
Olivier Gothard
Obama, de par ses origines, est très populaire dans le monde arabo-musulman, et aussi en Afrique subsaharienne. Il va donc favoriser un axe américano-arabo-africain, qui par contraste affaiblira la catastrophique politique pro-arabe et tiers-mondiste de l’Europe et de la France.
Les émigrants d’Afrique Noire commencent déjà à préférer le « Camp des Saints » des Etats-Unis à celui de la vieille Europe, et en particulier de celui de l’ancien colonisateur français qui leur ferme de plus en plus ses portes. Ce mouvement migratoire va donc s’accentuer en cas de victoire d’Obama, et les Etats-Unis vont être gênés par une immigration massive qu’ils vont attirer chez eux et détourner de chez nous, et qui jusqu’à présent commençait à peser sur les économies européennes. C’est tout bénéfice pour les travailleurs français.
Sur l’Irak, l’élection d’Obama ne changera pas grand-chose, puisque l’administration Bush a déjà négocié avec les Irakiens le départ imminent des troupes et la remise du pays à ses autorités nationales. Par contre, sur l’Afghanistan, Obama veut renforcer le contingent de soldats américains, et il va donc affaiblir les Etats-Unis dans ce qui s’annonce comme un « nouveau Viet-Nam ».
Il va évidemment demander à Nicolas Sarkozy de le suivre sur ce terrain. Mais le récent rapport des députés Lellouche (UMP) et Lamy (PS) contredit la politique officielle française sur l’Afghanistan, et parle même d’« impasse militaire ». Ce rapport conforte l’opinion des Français, majoritairement opposés à notre présence militaire en Afghanistan, et nous pouvons espérer que Sarkozy qui n’a jamais de scrupules à retourner sa veste va en tirer les conclusions nécessaires. Il n’a aucun intérêt à se mettre la population à dos, et encore moins les musulmans de France, ni à voir de nouveaux soldats victimes d’embuscades, et tout cela alors que « les caisses sont vides ».
D’autres membres européens de la coalition pourront suivre ce retournement d’opinion, et donc Obama va donc devoir se débrouiller seul avec son « nouveau Viet-Nam », ce qui arrange cyniquement nos affaires internationales et économiques.
Obama prévoit d’augmenter considérablement les impôts aux Etats-Unis, ce qui affaiblira les entreprises et les contribuables américains. Or ces entreprises sont souvent concurrentielles des entreprises européennes et françaises, par exemple dans l’automobile ou l’aéronautique. La politique intérieure d’Obama favorisera donc indirectement les usines et les travailleurs français, en les avantageant sur les marchés internationaux.
La politique internationale d’Obama envers les pays musulmans (dont l’Iran) mettra les Etats-Unis en concurrence avec la Russie dans cette région sensible, ce qui pourrait faire basculer totalement les jeux géostratégiques. Cette politique pourrait même rapprocher l’Europe de l’Est, dont la Russie, avec l’Europe de l’Ouest, et favoriser une union occidentale de la vieille Europe de Brest à Vladivostok, qui serait alors en position de force dans une concurrence directe avec les Etats-Unis sur les plans économiques et énergétiques.
Cela ne pourra fonctionner que si Sarkozy renonce à son atlantisme. D’ailleurs, s’il préfère Obama, c’est qu’il sait qu’il sera plus facile de « vendre » l’Otan aux Français avec un Obama populaire chez nous à la tête des Etats-Unis (et donc de l’Otan) qu’un Mac Cain suspect de « bushisme ». Mais on peut compter sur le « Viet-Nam afghan » pour discréditer l’Otan auprès de nos compatriotes, que Sarkozy n’a pas trop intérêt à décevoir dans cette période de crise.
Bien sûr, il faudrait affiner toutes ces pistes, et sans doute d’autres, mais ces quelques remarques montrent que l’élection de Barack Obama pourrait involontairement et paradoxalement favoriser considérablement les intérêts français, en France comme dans le monde.
Olivier Gothard

Commentaires
L'AFP (Agence Française de Propagande, la Pravda française) a déja annoncé la victoire d'Obama, du jamais vu dans la désinfo, ils ont vite retité l'article en ligne mais trop tard tout le monde l'a déja repris
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L'Amérique latine espère trouver un véritable interlocuteur en Obama
La victoire présidentielle du démocrate américain Barack Obama fait naître l'espoir en Amérique latine de relations apaisées avec le puissant voisin du nord, alors que le sentiment anti-américain s'y est accentué face à l'unilatéralisme de l'administration de George W. Bush.Evénement
Il s'agira pour lui de gérer une crise diplomatique en cours avec le Venezuela et la Bolivie, une hostilité grandissante du côté de l'Equateur et du Nicaragua, et la question de l'embargo que les administrations américaines successives ont imposé à Cuba depuis 1962.
D'autant que tous ces pays ont en outre largement favorisé ces derniers temps une coopération en matière énergétique et militaire avec la Russie, l'Iran et la Chine et semblent enclins à l'accentuer davantage.
Au premier rang du clan des "anti-impérialistes", Obama va trouver le bouillant Vénézuélien Hugo Chavez, bête noire de l'administration précédente. "Nous voulons un président des Etats-Unis avec lequel on peut parler (...) nous n'aspirons qu'à une seule chose, qu'ils nous respectent (...) nous voulons considérer les Etats-Unis comme un peuple frère et ses entrepreneurs comme des partenaires", déclarait peu avant les élections américaines le chef d'Etat vénézuélien.
Selon Pablo Kornblum, professeur d'Economie internationale à l'Université argentine John F. Kennedy, "fort d'une vision plus progressiste et conciliatrice, Obama tentera de conclure des accords économiques consensuels et une amélioration générale en termes diplomatiques".
L'Amérique latine que va découvrir Obama connaît un processus de changements dans le cadre d'initiatives d'intégration telles que l'Union des Nations sud-américaines (Unasur) que les Etats-Unis ne sauraient ignorer, relèvent en outre les experts de la région. Avec Obama, "l'époque de l'intervention et de l'agression des Etats-Unis est révolue", estime Omar Galindez, professeur à l'Ecole des Hautes études diplomatiques Pedro Gual du Venezuela.
L'avènement d'Obama pourrait être l'occasion de réexaminer les accords commerciaux et les relations diplomatiques sur de nouvelles bases, selon les analystes sud-américains.
A Cuba, la victoire d'Obama porte l'espoir d'un assouplissement de l'embargo, voire de "relations normales et respectueuses", estime le ministre cubain des Relations extérieures, Felipe Perez Roque.
"L'embargo est plus vieux que M. Barack Obama. Il devra décider d'admettre qu'il s'agit d'une politique d'échec (...) ou bien de persister dans cet aveuglement et cette cruauté, à tenter de soumettre le peuple cubain par la faim et les maladies", ajoute-t-il.
Pour la Bolivie du socialiste Evo Morales -- qui a établi des relations diplomatiques avec l'Iran et expulsé récemment l'ambassadeur américain -- "avec Obama s'ouvre une opportunité d'assouplissement et de changement", juge l'analyste Carlos Cordero.
Sur la même ligne, le chef d'Etat équatorien Rafael Correa -- qui a rejeté le Traité de libre échange (TLC) avec les Etats-Unis -- a admis que Obama constituait "une surprise", son discours se révélant "plus proche" des positions de son pays.
En Argentine, la présidente Cristina Kirchner relevait la "personnalité, le discours et la façon d'appréhender les choses absolument différente" d'un président Obama.
Le président mexicain Felipe Calderon, pourtant conservateur, avait souligné en septembre que les démocrates bénéficiaient "d'un net avantage sur les républicains qui ont conçu un programme trop conservateur sur le thème de l'immigration".
209.85.135.104/search?q=c...
Obama ne fera pas de politique de gauche, puisque les caisses sont vides. Et augmenter les impôts... ce n'est pas très populaires aux USA.
Je parie donc plutôt sur une énorme déception des bobos américains et des pauvres (appauvris d'ailleurs plus par les subprimes inventées par Carter et Clinton que par Bush...) Et aussi une déception de la communauté noire, parce qu'Obama ne fera pas une politique "ethnique".
D'ailleurs à l'émission C Dans l'Air d'hier, le journaliste américain de service a parlé de risque d'émeutes si Obama est élu. On l'a repris : vous voulez dire, si Mc Cain est élu. Non, non, si Obama est élu.
Ca me rappelle les grèves françaises... sous le Front Populaire ! Quand les gens attendent bien davantage d'un type parce qu'il est plus à gauche, et qu'il en devient un véritable messie alors qu'il ne peut pas faire de miracles, leur déception n'en est que plus grande... et leur révolte aussi !
Autre signe d'inquiétude : les ventes d'armes aux particuliers ont explosé aux USA depuis qu'Obama est à peu près sûr de gagner. Les gens craignent qu'Obama limite la liberté de port d'armes, mais aussi qu'il y ait un certain laissez-aller caractéristique des gens de gauche (vous savez, faut pas faire de "répressif") et que la délinquance explose après des décennies de "zéro tolérance". Il y a aussi la peur que la récession qui s'annonce entraîne la loi de la jungle, le pillage des supermarchés, des petits commerces et des logements.
Ceci dit, Obama est un gars bien, plutôt un bourge qu'un prolétaire. Je le plains, parce qu'il va ramasser de toutes parts, et le mythe va vite s'effondrer (comme avec Sarkozy....)
Mac Cain était plus pragmatique et intelligent, mais trop vieux et un peu trop naïf. Ceci dit, il aurait gagné sans la crise due... aux démocrates ! Quelle ironie de l'histoire. Et comme bien mal acquis ne profite jamais, attention aux retours de manivelle.