Car si le mot « récession » n’est désormais plus tabou, les représentants des établissements financiers ont tenu à confirmer leurs engagements visant à assurer la croissance de leurs encours de crédit à un rythme de 3 à 4% annuel jusqu’à fin décembre 2009.

Mais au delà des bonnes intentions exprimées par le milieu bancaire mis à rude épreuve ces derniers temps, de nombreuses questions restent aujourd’hui en suspens.

C’est pourquoi AWI a voulu en savoir plus en interrogeant Valérie Ohannessian Directrice Générale adjointe de Fédération Bancaire Française.

Comment interpréter la récente déclaration de René Ricol, médiateur national du crédit qui affirmait le 10 novembre : « Je dénoncerai les banques qui ne jouent pas le jeu au président »

Faut-il en déduire que toute entreprise qui s’estimera lésée en cas de refus de prêt pourra obtenir gain de cause auprès de la centaine de médiateurs du crédit nommés en France ?

Les banques particulièrement échaudées par une crise financière aux effets dominos pourront elles vraiment satisfaire les demandes de crédits qui leur seront faites par des chefs d’entreprise soucieux de préserver leur activité et leurs emplois ?

Les particuliers auront ils eux aussi la possibilité d’un recours auprès d’un médiateur du crédit s’ils n’obtiennent pas de leur banque le prêt indispensable pour l’acquisition d’un bien immobilier ou de tout autre chose ?

Et finalement, le crédit est-il vraiment la solution miracle susceptible de sortir l’économie française de l’ornière, qu’il s’agisse de la consommation des ménages comme des besoins des entreprises ?