« On ne peut pas accepter que des jeunes filles qui vivent en France, qui font leurs études en France, soient séquestrées dans le pays de leurs parents pour se marier. »

De quels pays parle Rachida Dati ? S’agit-il de l’Italie, du Portugal, de la Pologne, pays d’émigrations vers la France il y a deux ou trois générations ? Non, selon l’actualité récente qui parlent de tels faits divers ou selon les témoignages des intéressées.

« Il n'y a pas si longtemps en France, au XIX ème siècle, le mariage forcé était la règle dans certains milieux et pas nécessairement dans les milieux les plus modestes. Mon propos ne vise donc pas à stigmatiser telle ou telle catégorie sociale ou telle religion. »

Il y a donc une « telle religion » qui serait « stigmatisable » dans ces affaires contemporaines de mariages forcés en France. Car c’est bien le singulier qui est utilisé pour « telle religion », alors que Rachida Dati parle de « telle ou telle catégorie sociale », ce qui est un pluriel déguisé. Mais alors, de quelle « religion » s’agit-il ? Du bouddhisme ? Du christianisme ? Du judaïsme ? De l’athéisme ?

Certes, « il n’y a pas si longtemps »… - en fait, il y a plus d’un siècle puisque la ministre dit « au XIXème siècle » -, il y avait des mariages forcés « dans certains milieux » en France. Cela veut dire qu’il n’y a plus eu ultérieurement, puis il y en a eu de nouveaux. A cause de quoi ? Quelle est la « religion » qui « refuse la dignité aux femmes » ? Rachida Dati ne le dit pas. Surtout pas de « stigmatisation » !

« La victoire la plus profonde, la plus dangereuse de l'intégrisme c'est d'imposer l'organisation d'une société ou dans le choix de leur intimité les femmes ne sont pas libres. Dès lors qu'on réussit à imposer dans chaque famille, dans chaque couple une base aussi fausse, aussi viciée la société est mure pour la dictature de l'intégrisme. »

De quel « intégrisme » s’agit-il ? Là encore, le mot « intégrisme » ramène à une religion ou plusieurs, qu’on évite soigneusement de nommer. C’est donc bien un phénomène religieux que « stigmatise » Rachida Dati dans les mariages forcés. S’agit-il d’un intégrisme chrétien, juif ou bouddhiste ? La réponse est dans le paragraphe suivant.

« La société que veulent organiser, nous imposer les intégristes, les fanatiques qui ont tué en Inde des hommes et des femmes, et fait le malheur des enfants est une société où la vie n'a pas de valeur. Laisser se développer les mariages forcés c'est les laisser commencer à édifier cette société criminelle qu'ils veulent nous imposer. »

Les « intégristes » dont parle la ministre de la Justice sont donc de la même religion que « les fanatiques » responsables des attentats de Bombay la semaine précédente. Ces « intégristes » veulent  « édifier » et « nous imposer » une « société criminelle ». La confession des terroristes de Bombay nous donne donc une indication précise sur cette « religion » que Rachida Dati « stigmatise » à l’insu de son plein gré. Nous devrons attendre la fin de l’enquête de la police et de la justice indienne pour savoir s’il s’agit d’hindouististes, de christianististes, ou de bouddhististes, voire de laïcististes.

« Et ne croyez-vous pas que le rôle du droit, du juge c'est de protéger la liberté des femmes et non de les laisser marier de force avec un autre que la pression culturelle et religieuse leur a imposé ? »

C’est donc « la pression culturelle et religieuse » qui impose les mariages forcés, selon notre ministre. Mais là encore, on ne sait pas de quelle(s) religion(s) il s’agit. Vivement qu’on détermine celle(s) des terroristes de Bombay, pour qu’on puisse lever le mystère !

« Un mariage forcé, ce n’est pas le respect d’une culture, d’une tradition ou de croyances religieuses. »

Soudain, on ne comprend plus. Peu avant, Rachida Dati parlait de « pression culturelle et religieuse », mais finalement, il ne s’agirait ni de « culture », ni de « croyances religieuses ». Etrange !

« Beaucoup de jeunes filles ont peur de dire non : peur de manquer de respect à leur parent, à leur culture, à des pseudo croyances ; peur aussi des représailles, des violences si elles parlent. »

Tiens, cette fois, les mariages forcés sont bien dus à nouveau à une « culture ». Par contre, la religion n’est maintenant évoquée que par l’expression « pseudo croyances ». Donc il s’agit bien d’une religion, mais avec des « pseudo croyances » qu’il convient de ne pas respecter. Qu’est-ce qu’une « pseudo croyance » ? On aurait aimé que Rachida Dati nous explique ce point de théologie des plus obscurs. En effet, une « croyance », c’est croire quelque chose d’irrationnel. Dès lors, comment peut-elle être « pseudo » ?

« Il faut sortir de l’obscurantisme et de pratiques séculaires. »

Donc les « pseudo croyances » visées par la garde des Sceaux sont « obscurantistes », c’est-à-dire opposées à l’intelligence et à la raison. On comprend mieux pourquoi Rachida Dati a assisté à une messe papale lors de la visite de Benoît XVI en France, puisque ce pape est l’auteur du fameux discours de Ratisbonne sur les relations entre foi et raison. Voilà une piste philosophique qui pourrait nous amener à savoir de quelle « religion » il s’agit dans ces nombreuses allusions de Rachida Dati.

Une autre indication : ces mariages forcés contemporains en France viennent de « pratiques séculaires », c’est-à-dire qu’elles s’étendent sur plusieurs siècles. Or la ministre nous expliquait tantôt qu’il ne s’agissait plus des pratiques franchouillardes du XIXème siècle. Il nous faut donc déterminer quelle religion pluriséculaire et « criminelle » discrimine les femmes, et continue à le faire.

« C’est en parlant au nom de nos valeurs que nous ferons évoluer les mentalités. »

Rachida Dati oppose « nos valeurs » (sans doute celles de la France) à des « mentalités » qui ne seraient pas suffisamment « évoluées », mais qui existe dans notre pays. Il ne s’agit plus de « mentalités » françaises du XIXème siècle, si bien qu’il faut se tourner vers des « mentalités » apparues récemment en France pour cerner la cause « culturelle et religieuse » des mariages forcés dans notre pays. L’enquête progresse à grands pas.

« A Paris, un guide pratique a été élaboré. Il informe les jeunes filles sur leur droit et les moyens d’agir. Il a été très largement diffusé. »

Allons vite voir ce guide qui nous donnera peut-être la réponse à nos interrogations ! Il est téléchargeable sur le site de la Mairie de Paris .

On y lit : « Qu’est-ce que l’union traditionnelle ou religieuse ? Dans la plupart des régions du monde, il est de coutume d’accompagner le mariage civil par une cérémonie qui peut être donnée à domicile ou bien dans des églises, des temples, des synagogues, des mosquées… (…)Un mariage ou une union forcés sacrifient votre bonheur et votre avenir. Un tel mariage peut être imposé au nom de principes familiaux, culturels ou religieux. (…) L’union traditionnelle ou religieuse ne peut avoir lieu que sur présentation d’un certificat de mariage délivré par la Mairie. (…) Refuser de vous marier ou de vous unir ne veut pas dire manquer de respect à vos parents ou renier votre culture ou votre religion. »

Il y a donc bien des « principes religieux » dans les mariages forcés. Il faudra donc mener notre enquête dans « des églises, des temples, des synagogues, des mosquées » pour savoir où l’on fait des « mariages traditionnels » sans passage préalable à la Mairie. Gros travail en perspective pour les Renseignements Généraux !

D’autant plus que la Mairie de Paris précise : « Les mariages forcés ont toujours existé, sur tous les continents. Ils n’appartiennent à aucune culture, aucune religion ! » Il faudrait savoir ! Dans ce cas, pourquoi évoquer les « unions traditionnelles ou religieuses » dans ce document, si les mariages forcés n’appartiennent à aucune culture et à aucune religion ? On nage dans les contradictions.

Le dépliant de la Mairie de Paris évoque largement les mariages forcés à l’étranger, pour des conjoints parisiens évidemment. On conseille de « tout faire pour ne pas sortir du territoire français » en cas de danger, de déposer ses papiers d’identité chez des personnes de confiance ou des associations, et de dire aux parents qu’on les a perdus, de prévenir des « professionnels » si l’on doit partir dans le pays d’origine et qu’on a des soupçons, d’alerter la Police aux Frontières et les consulats, etc.

Il semble donc que le mariage forcé concerne très majoritairement des jeunes filles d’origine étrangères. Mais de quels pays s’agit-il ? La brochure donne une première indication en disant que « dans certains pays (Algérie, Maroc, Sénégal, Turquie et les pays d’Europe) la loi exige le consentement mutuel des époux pour se marier. » Les « obscurantistes » qui forcent des Françaises au mariage séviraient donc davantage dans ces pays qu’on prend la peine de nommer.

La localisation se précise dans la liste des « associations spécialisées » donnée en fin de brochure, pour celles qui donnent une indication sur les pays étrangers concernés :
- Assemblée citoyenne des originaires de Turquie – Groupe femmes de Turquie
- Association Fatoumata pour l’émancipation des femmes
- Association de solidarité avec les femmes algériennes démocrates
- Association des Tunisiens en France
- Commission pour l’abolition des mutilations sexuelles
- Migrations et cultures de Turquie
- Groupe pour l’abolition des mutilations sexuelles féminines et mariages forcés
- Au Maroc, la Ligue démocratique pour les droits des femmes
- En Algérie, le centre d’information sur les droits des enfants et des femmes

On voit donc que les « pays d’Europe », c’est la Turquie. Et il faut concentrer nos efforts sur les mariages « traditionnels et religieux » dans les « églises » tunisiennes, les « synagogues » algériennes, et les « temples » marocains (où l’on excise, qui sait, les fillettes au nom de Jésus ?), et accessoirement dans les mosquées de tous ces pays à majorité musulmane.

Toujours sur le site de la Mairie de Paris, une page donne des « témoignages » sur les mariages forcés. Les prénoms sont masqués, mais il y a tout de même quelques indications géographiques :
- « Soutenues par l'Association de solidarité avec les femmes algériennes démocrates (Asfad), des jeunes épouses régularisent leur situation administrative, et retrouvent le chemin de la dignité après des expériences douloureuses. »
- « Il y a cinq ans, cette jeune femme originaire de Tizi-Ouzou (Algérie) épouse en Algérie un franco-algérien. »
- « Jeune mariée au Maroc, elle rejoint son mari, franco-marocain, en s’imaginant vivre des jours de bonheur. B. connaîtra l’enfer. »

Ainsi, le guide parisien cité par Rachida Dati donne des indications précieuses sur la ou les « religions » en cause dans les mariages forcées. La ministre verse un autre élément au dossier.

« Dans l’Hérault, le réseau « Jeunes filles confrontées aux violences et aux ruptures familiales » organise des séminaires d’information, des expositions, des journées de sensibilisation. Un site internet, a été mis en place. »

Et on donne le lien sur ce site. Il comporte des témoignages dont la liste exhaustive contient elle aussi quelques indices de localisation géographico-religieuse :
- Nadia d’origine tunisienne,
- Salima de nationalité marocaine,
- Dounia dont on ne sait pas l’origine géographique ou religieuse mais dont le prénom est musulman,
- Sarah qu’on voulait marier de force « là-bas »,
- Amel que son père voulait marier lors de « vacances au bled ».

Après avoir présenté une série de mesure, Rachida Dati donne d’autres indications dans sa conclusion.

« Je suis garde des Sceaux de la République Française, l'héritage que je dois défendre c'est la révolution des droits de l'homme et de la femme. Et je considère que notre principal ennemi aujourd'hui, celui qui veut mettre en cause cet héritage c'est l'intégrisme qui sévit à travers le monde et aussi en France. C'est notre ennemi, car c'est l'ennemi de notre liberté de femme et de citoyenne. C'est la liberté d'aller à l'école, de porter une jupe, de disposer de son corps, de se marier ou de ne pas se marier, d'avoir des enfants quand on le souhaite. »
 »

Sont-ce les « intégristes » cathos qui vont à l’encontre de la liberté de « porter une jupe » en France ? Sont-ce les « intégristes » bouddhistes qui y condamnent les écoles républicaines, et qui accessoirement mettent le feu ? Sont-ce les « intégristes de la laïcité » qui condamne l’« héritage » de la République Française et les « droits de l’homme et de la femme » ? Par étude différentielle, on va finir par déterminer l’« intégrisme » en cause.

« Cette lutte contre les mariages forcés elle s'inscrit dans un combat plus grand, notre combat principal dans ce XXI ème siècle où le crime utilise la religion, celui de la justice pour les femmes. »

Voilà encore une référence à « la religion » ! Mais quelle curieuse inversion des causes et des conséquences, qui consiste à dire que « le crime utilise la religion ». Il suffit d’ouvrir un Coran ou de voir ce qui s’est passé à Bombay pour voir que c’est plutôt l’inverse : « la » religion utilise le crime.

Et tous les indices que nous avons relevés dans le discours de Rachida Dati comme dans les autres documents ou l’actualité tendraient à montrer que l’expression « la religion » n’a rien de générique, ici et maintenant en France. Tout indiquerait qu’il s’agit de l’islam. S’agit-il de coïncidences ? Surtout pas de « stigmatisation » !

Bien entendu, des milliers de pages internet écrites par des musulmans expliquent doctement que l’islam n’a jamais prôné les mariages forcés, et même qu’il les interdit ! Malheureusement, aucun de ces prosélytes ne cite la moindre référence coranique à l’appui de ces affirmations. On mentionne simplement un ou deux hadiths (toujours les mêmes), de faible valeur exégétique et qui ne donnent aucunement une règle générale. Et on oublie de dire que ces hadiths précisent que… le silence de la jeune fille vaut consentement au mariage ! Quant au Coran, il précise qu’un mariage est valide quand le « wali », le tuteur de la jeune fille – donc le père en général – donne son accord, mais il ne fait jamais mention du consentement de l’intéressée. L’autorisation doit être demandé à ce « wali », et non pas à la future mariée. Et le Coran ne parle jamais de mariages en s’adressant aux femmes – ni d’ailleurs de quoi que ce soit qui les concerne -, mais uniquement en s’adressant aux tuteurs mâles et aux maris.

Prétendre que l’islam condamnerait les mariages forcés est donc parfaitement inexact. Et comme l’islam, que ce soit dans le Coran ou par l’exemple du « beau modèle » Mahomet, considère l’homme comme propriétaire et maître de sa fille ou de son épouse, le mariage forcé sans consentement de l’épouse est donc bien une conséquence directe du sexisme islamique pluriséculaire. Ce sexisme se retrouve dans le texte fondateur de l’islam et dans la conduite de Mahomet, comme dans la « pression culturelle et religieuse » actuelle sur les jeunes filles françaises d’origine musulmane.

La convention-cadre signée par la ministre de la Justice à Montpellier évoque de nombreuses actions de prévention, d’information, d’accompagnement et de conseils. Mais contrairement au discours de Rachida Dati, elle ne contient pas la moindre allusion à la lutte contre la « pression culturelle et religieuse ». Et évidemment encore moins d’allusion à la détermination des « cultures » ou des « religions » pourtant mise en cause par la ministre, par les associations et par les faits divers. Dommage pour ceux qui seront chargés d’appliquer cette convention. On aurait gagné du temps à leur désigner clairement la source des mariages forcés.

Une fois de plus, on évite donc d’affronter une réalité sociologique, exégétique et factuelle pour ne pas fâcher les musulmans. Mais si la garde des Sceaux prend bien soin de ne pas nommer l’islam, elle ne peut s’empêcher d’y faire de multiples références voilées dans son discours de Montpellier sur les mariages forcés.

Rachida Dati, d’origine musulmane et algéro-marocaine, sait de quoi elle parle, puisqu’elle a fait annuler en justice son propre mariage pour défaut de son propre consentement. Ce mariage était dû aux « pressions récurrentes » de ses parents, selon l’expression de son autobiographie « Je vous fais juge » (Grasset, 2007). Elle était donc victime d’un mariage forcé. Le journal Le Point du 4 septembre 2008, qui l’interviewe pour confirmer sa grossesse, précise qu’elle « ne craint plus guère, à présent, que la réaction de son papa ». Comme si, à 43 ans, la « pression culturelle et religieuse » s’exerçait encore sur elle. Et à Montpellier, son amalgame entre ceux qui forcent les filles à se marier avec des époux qu’elles ne veulent pas, et « les intégristes, les fanatiques qui ont tué en Inde des hommes et des femmes » est peut-être dû au fait que ces fous d’Allah venaient de tuer son amie Loumia Hiridjee, dite « princesse Tam Tam » et son mari Mourad Amarsy, tous deux  Français d’origine musulmane.

On comprend donc que l’histoire personnelle fort complexe de Rachida Dati l’empêche de désigner nettement sa religion d’origine dans les violences faites aux femmes. On comprend mieux son coup de gueule à l’Assemblée Nationale dans l’affaire du mariage de Lille annulé en première instance pour non-virginité. Même si elle a viré très maladroitement d’opinion sur cette décision de justice devant le tollé général, Rachida Dati exprime son souci de protéger ces femmes et des ces filles victimes de l’islam, des familles, et des « grands frères » auxquels elle a personnellement échappé.

Dans cette intervention sous des huées socialistes bien peu courtoises et féministes, la garde de Sceaux dénonce l’échec de la politique d’intégration de la gauche. Mais la droite a-t-elle fait mieux depuis trente ans ? Fait-elle encore mieux quand Nicolas Sarkozy devient soudain grand avocat de l’islam et de ses imams, en contradiction totale avec ses promesses de campagne ? Il avait dit que la France n’est pas « un pays où s’applique la charia », et sa ministre des finances vient de souhaiter bon accueil à la finance islamique pour « des opérations conformes aux dispositions de la charia » . Cherchez l’erreur !

Les euphémismes du discours de Rachida Dati à Montpellier n’en sont que plus audacieux. On aurait aimé entendre le même niveau de courage chez les « antiracistes » du Mrap, de la Halde et de la LDH, car ces mariages forcés sont bien du racisme et de la discrimination à l’encontre des femmes, et en rapport direct avec leur appartenance supposée ou réelle à une religion. Mais il est vrai que si ces « antiracistes » qui copinent avec l’UOIF et Tariq Ramadan multiplient les communiqués où la critique de l’islam ou de ses signes ostentatoires est assimilée à du « racisme anti-musulman », ils observent une silencieuse hypocrisie quand l’islam conduit des musulmans à des actes anti-femmes ou anti-non-musulmans, qui relèvent pourtant de leur prétendu objet social.

Faut-il aligner notre condamnation des mariages forcés sur les allusions et les non-dits de la garde des Sceaux, pour ne pas désespérer Saint-Denis et les capitaux saoudiens ? Certainement pas. Au pays des Droits de l’Homme, il faut nommer clairement la bête immonde dont le ventre est plus que jamais fécond. C’est notre devoir de citoyens républicains et de militants humanistes. Et si Rachida Dati ne peut ou ne veut nommer l’islam, nous le pouvons et nous le devons, et nous faisons nôtre le combat qui lui brûle les lèvres. Le temps n’est plus, comme au XIXème siècle, au slogan « A bas la calotte ! » Il est désormais temps de proclamer haut et fort : « NI TCHADOR NI CHARIA ! »