Dans leur appartement au 10e étage d’un bloc au centre-ville, un couple à la retraite me contait comment il avait transféré, sans échange d’argent, les droits de propriété de la ferme familiale à leur fils. La première année suivant ce don de propriété estimée à plusieurs millions, le fils passait les chercher un dimanche sur deux pour venir à la ferme; un peu plus tard, c’était une fois par mois; et, aujourd’hui, c’est à peine deux fois par an. La situation serait-elle différente si le couple était toujours propriétaire et avait légué la propriété dans leurs testaments? S’agit-il d’abus de bonté ou d’exploitation financière?

Une femme âgée se plaignait d’avoir de la difficulté à joindre les deux bouts avec sa petite pension de vieillesse. Elle racontait que ça lui coûtait le double depuis qu’un de ses enfants, avec un bon emploi et à l’aise financièrement, était déménagé avec elle et qu’il ne payait ni loyer, ni commodités. Un an plus tard, cet enfant se faisait transférer les droits de propriété et, même s’il était devenu l’unique propriétaire, il continuait à faire payer les commodités et les taxes municipales de SA maison par sa pauvre mère. En plus, à l’occasion, il lui faisait payer certaines réparations de la propriété. Dites-moi, est-ce de l’abus de bonté ou de l’exploitation financière?

Quand aurons-nous des lois pour prévenir des situations d’exploitation et d’abus envers nos parents? La réponse est simple : Quand nous partagerons des expériences vécues et connues comme celles-là sur la scène publique. Si vous connaissez de telles situations, écrivez moi à sarandroi@yahoo.ca . Je me propose d’écrire et de publier des exemples sur l’exploitation financière des personnes âgées et je vous promets l’anonymat et la confidentialité.

André Sarazin
sarandroi@yahoo.ca
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