Le jour de l’investiture de son nouveau collègue américain, Nicolas Sarkozy, président de la République française, a déclaré : « On a hâte qu'il se mette au travail et qu'on change le monde avec lui. »

Il ne saurait mieux dire, puisque dans le genre « bling bling », Barack Obama prend exactement le même chemin que le président français : alors que nos compatriotes s’appauvrissent et croulent sous les impôts, l’Etat et surtout l’Elysée continuent à faire bombance et à gaspiller les deniers publics, comme l’a montré l’émission Capital de M6 le 18 janvier.

« Pour s’en sortir, chacun devra faire des efforts », a dit Nicolas Sarkozy lors de ses vœux de nouvelle année. On a effectivement noté ses « efforts » personnels, consistant à entretenir voire à relancer d’une manière très keynésienne la gabegie de l’Etat et de ses élus, financée par des impôts et des taxes qui ne cessent de se multiplier.

Nous constatons donc que le nouveau président des Etats-Unis applique la même logique économique, véritable caricature de l’adage prêté aux curés de campagne : faites ce que je dis, pas ce que je fais.

Voilà donc une nouvelle illustration du « changement » tant promis par Sarkozy et Obama : passer de la démocratie républicaine à la monarchie républicaine. Il n’est pas sûr que les citoyens et les contribuables français ou américains y trouvent leur compte, au propre comme au figuré. Ni leurs enfants, qui devront rembourser une dette publique colossale que les nouveaux présidents n’hésitent pas à accroître encore plus.