La punition de Rachida Dati
Par Patrice Remy le mardi 27 janvier 2009, 08:05 - Décryptage - Lien permanent
Les élections européennes auront lieu en juin prochain. A gauche comme à droite nous commençons à assister à la grande kermesse médiatique, de grands moments de propagande en perspective ou toute la classe politique va venir prêcher la bonne parole aux électeurs et se battre pour se retrouver en position éligible, qu’est ce que ca va changer pour nous et qu’est ce que ca va changer pour eux ?Ce que ça va changer pour nous.
Pour nous pauvres manants cela ne va pas changer grand-chose voire rien du tout, le contribuable continuera d’entretenir des professionnels de la politiques (La génération Mitterrand voit et engraisse à droite comme à gauche les mêmes depuis 30 ans), les problèmes resteront les mêmes, les promesses seront les mêmes, les résultats aussi c’est à dire nuls, les lois électorales étant faites pour limiter la concurrence politique, les nouveaux partis seront tenus à l’écart de l’arène politique, et sur l’Europe les peuples ne seront toujours pas écoutés.
Ce que ça va changer pour eux.
Les places étant chères il faudra alors dans les instances politiques de tous bords usiter d’huile de coude pour bien cirer les pompes pour certains, ou alors pour d’autres effectuer des pressions afin d’avoir une petite chance de figurer en tête de liste.
Nicolas Sarkozy réorganise l’UMP et prépare les prochaines élections de juin. Après avoir hésité, la ministre de la Justice Rachida Dati figurera bien sur la liste en Ile-de-France, mais seulement en N° 2, derrière son collègue de l’Agriculture Michel Barnier (source le Parisien). Pas grave N° 1 ou 2 ne change rien, la curée reste la même.
Il est facile de comprendre pourquoi tout ce petit monde élitiste joue du coude pour figurer en bonne place. Pendant que la France d’en bas va continuer inexorablement à galérer et voir son pouvoir d’achat se réduire en peau de chagrin, nos élus et futurs élus ont d’autres préoccupations.
Les medias nous expliquent que Rachida Dati serait victime de disgrâce suivie d’une punition, qu’elle se fait plus ou moins virer du gouvernement, qu’elle devra « s’exiler » à Strasbourg. Détaillons un peu les conséquences de cette « punition »
Un ministre de la république gagne 13 905,82 € (un peu moins pour un ministre d’état 12 795 €) auquel il faut rajouter une allocation mensuelle pour frais d'emploi définie par le Premier ministre (elle est au moins égale à l'indemnité représentative de frais de mandat des parlementaires, soit 6 278 €) Un Plafonnement des rémunérations et des indemnités des fonctions locales : 5 177 € par mois.
Un ministre a également droit à un accès gratuit au réseau SNCF (1ère classe), des quotas de déplacements aériens, une mise à disposition d'un parc automobile, des dépenses téléphoniques et courrier, une voiture de fonction et chauffeur et un logement de fonction ou prise en charge par l'Etat d'un logement d'une superficie maximale de 80 m² plus 20 m² par enfant à charge...
Mais, et c’est la que la bat blesse la fonction est aléatoire, un ministre peut être ministre le lundi et le vendredi être « disgracié ». Quoi qu’avec les « réseaux » il est bien rare de retrouver un ancien élu au RMI.
Tu seras eurocrate mon fils
Et c’est pourquoi derrière la propagande médiatico-politique certains préféreront s’assurer l’ordinaire en laissant sans regret derrière eux un poste à responsabilités de ministre pour en retrouver un de député européen bien plus peinard. Les têtes de listes sont certains d’être élus et pour eux ce sera alors le jackpot.
Un statut commun à tous les eurodéputés a été adopté en septembre 2005. Dès la prochaine législature (2009-2014), tous les députés européens toucheront 7.000 €. A cette indemnité parlementaire, s'ajoute divers petits bonus :
Indemnités pour frais de mandat (3500 euros par mois pour un député français) indemnités pour frais de bouche et logement lors des sessions : 251 euros /jour.
Indemnités de transport : paiement forfaitaire sur base du kilomètre aérien. Aucun contrôle. Ces indemnités ne sont pas soumises à l'impôt.
Nous arrivons donc à 7000 + 3500 + 753 de séance car en moyenne on y travaille 3 à 5 jours par mois en séances plénières ce qui nous fait donc 11 253 euros pour 3 jours ou 11 755 euros pour 5 jours.
Nous laisserons de coté les 3500 euros d’indemnités qui serviront à payer les petits copains il restera donc à notre futur député européen 7753 euros/mois X 60 mois ce qui nous fera un total de 465 180 euros pour la durée de la mandature, pour ceux qui raisonnent encore en francs 2 992 344.64 soit près de 3 millions de francs. Et la aucun risque de chômage.
Pour les supers pros de la politique ceux qu’on appelle pudiquement les cumulards, ils pourront même rajouter leurs autres traitements d’élus. Alors elle n’est pas belle la vie en politique ?
Pendant de temps le salaire moyen des croquants, pardon des français reste en dessous de 2000 euros par mois et ces mêmes élus leur expliqueront qu’il n’y a plus de sous dans les caisses, qu’il ne pourront pas échapper à la crise ni aux sacrifices.
Rachida Dati disgraciée ? Que ceux qui sont prêt à recevoir une disgrâce rémunérée à 465 180 euros lèvent le doigt.
Ce que ça va changer pour eux.
Les places étant chères il faudra alors dans les instances politiques de tous bords usiter d’huile de coude pour bien cirer les pompes pour certains, ou alors pour d’autres effectuer des pressions afin d’avoir une petite chance de figurer en tête de liste.
Nicolas Sarkozy réorganise l’UMP et prépare les prochaines élections de juin. Après avoir hésité, la ministre de la Justice Rachida Dati figurera bien sur la liste en Ile-de-France, mais seulement en N° 2, derrière son collègue de l’Agriculture Michel Barnier (source le Parisien). Pas grave N° 1 ou 2 ne change rien, la curée reste la même.
Il est facile de comprendre pourquoi tout ce petit monde élitiste joue du coude pour figurer en bonne place. Pendant que la France d’en bas va continuer inexorablement à galérer et voir son pouvoir d’achat se réduire en peau de chagrin, nos élus et futurs élus ont d’autres préoccupations.
Les medias nous expliquent que Rachida Dati serait victime de disgrâce suivie d’une punition, qu’elle se fait plus ou moins virer du gouvernement, qu’elle devra « s’exiler » à Strasbourg. Détaillons un peu les conséquences de cette « punition »
Un ministre de la république gagne 13 905,82 € (un peu moins pour un ministre d’état 12 795 €) auquel il faut rajouter une allocation mensuelle pour frais d'emploi définie par le Premier ministre (elle est au moins égale à l'indemnité représentative de frais de mandat des parlementaires, soit 6 278 €) Un Plafonnement des rémunérations et des indemnités des fonctions locales : 5 177 € par mois.
Un ministre a également droit à un accès gratuit au réseau SNCF (1ère classe), des quotas de déplacements aériens, une mise à disposition d'un parc automobile, des dépenses téléphoniques et courrier, une voiture de fonction et chauffeur et un logement de fonction ou prise en charge par l'Etat d'un logement d'une superficie maximale de 80 m² plus 20 m² par enfant à charge...
Mais, et c’est la que la bat blesse la fonction est aléatoire, un ministre peut être ministre le lundi et le vendredi être « disgracié ». Quoi qu’avec les « réseaux » il est bien rare de retrouver un ancien élu au RMI.
Tu seras eurocrate mon fils
Et c’est pourquoi derrière la propagande médiatico-politique certains préféreront s’assurer l’ordinaire en laissant sans regret derrière eux un poste à responsabilités de ministre pour en retrouver un de député européen bien plus peinard. Les têtes de listes sont certains d’être élus et pour eux ce sera alors le jackpot.
Un statut commun à tous les eurodéputés a été adopté en septembre 2005. Dès la prochaine législature (2009-2014), tous les députés européens toucheront 7.000 €. A cette indemnité parlementaire, s'ajoute divers petits bonus :
Indemnités pour frais de mandat (3500 euros par mois pour un député français) indemnités pour frais de bouche et logement lors des sessions : 251 euros /jour.
Indemnités de transport : paiement forfaitaire sur base du kilomètre aérien. Aucun contrôle. Ces indemnités ne sont pas soumises à l'impôt.
Nous arrivons donc à 7000 + 3500 + 753 de séance car en moyenne on y travaille 3 à 5 jours par mois en séances plénières ce qui nous fait donc 11 253 euros pour 3 jours ou 11 755 euros pour 5 jours.
Nous laisserons de coté les 3500 euros d’indemnités qui serviront à payer les petits copains il restera donc à notre futur député européen 7753 euros/mois X 60 mois ce qui nous fera un total de 465 180 euros pour la durée de la mandature, pour ceux qui raisonnent encore en francs 2 992 344.64 soit près de 3 millions de francs. Et la aucun risque de chômage.
Pour les supers pros de la politique ceux qu’on appelle pudiquement les cumulards, ils pourront même rajouter leurs autres traitements d’élus. Alors elle n’est pas belle la vie en politique ?
Pendant de temps le salaire moyen des croquants, pardon des français reste en dessous de 2000 euros par mois et ces mêmes élus leur expliqueront qu’il n’y a plus de sous dans les caisses, qu’il ne pourront pas échapper à la crise ni aux sacrifices.
Rachida Dati disgraciée ? Que ceux qui sont prêt à recevoir une disgrâce rémunérée à 465 180 euros lèvent le doigt.




Commentaires
Comme disait Marcel Ben-hur (Coluche) dans 2 heures moins le quart avant J.C s'adressant au peuple:
"Ils ont bien raison de nous prendre pour des cons , parce que sommes vraiment des cons"