L'immobilier reste t'il une valeur refuge ?
Par Patrick Gorgeon le lundi 2 février 2009, 08:03 - Economie - Lien permanent
En dehors de certains biens immobiliers situés à Paris intra-muros qui ne connaissent pas ou peu la crise, les prix de l’immobilier qui s’écarte, en cercles concentriques, des sites privilégiés enregistrent, depuis 2008, une baisse plus ou moins importante.Tout est en fait histoire de cycles. Des cycles qui confirment que le caractère « valeur refuge » de l’immobilier ne vaut que sur le long terme : sauf durant des périodes de « bulle spéculative », la dernière en date ayant durée près de 10 ans avant de crever pour plusieurs raisons concomitantes.
Car le cycle de l’immobilier est un cycle long.
Lorsque les prix grimpent, la hausse dure en règle générale au moins 6 ans.
Et quand les prix baissent, la tendance s’observe également, pendant une période, souvent plus courte, à l’instar de ce qui s’est produit dans les années 70, 80, 90.
Toutefois, la grande différence avec ce que nous avons connu par le passé tient aux caractéristiques de la crise économique qui touche, cette fois, simultanément tous les pays développés et les pays émergents.
Après avoir atteint des sommets - souvent incompatibles avec la plupart des revenus - les prix de l’immobilier sont désormais engagés dans une phase descendante : une phase qui nécessite patience et courage.
Vendeurs comme acquéreurs potentiels doivent se montrer prudents : car la pente est longue, et présente parfois des murs de glace qui accélèrent le dévissage des prix. Aujourd’hui nous en sommes là !
La loi de l’offre et de la demande n’est plus le seul facteur qui guide les prix de l’immobilier. Tout repose désormais sur un véritable retournement de situation économique au niveau national et international qui lui aussi prendra du temps.
Pour écouter l'interview, rendez-vous sur la webradio AWI
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