Affaire Colonna un mensonge d'Etat ?
Par Medias Libres le lundi 16 février 2009, 08:03 - Justice - Lien permanent
Souvenons nous comment Nicolas Sarkozy s'était vanté, après l'arrestation de d’Yvan Colonna, d'avoir arrêté « l'assassin du préfet Erignac » ! Cela ne faisait alors aucun doute l'assassin du préfet de Corse était sous les verrous. Il ne pouvait du reste y avoir de doute puisque le pouvoir politique le désignait directement. Oubliée donc la présomption d'innocence, l'indépendance de la justice.
A ce jour il apparaît que conformément à ce que clame la défense de Colonna, depuis le début, les éléments à décharge ne figurent pas dans le dossier. Seuls on été retenus les éléments à charge. En 2007, la cour n'a pas souhaité de complément d'enquête, n'a pas retenu ces éléments qui ne figuraient pas non plus dans le dossier d'instruction et pire les aurait même volontairement écartés.
Rappelons qu'il n'y a jamais eu aucune preuve de la présence de Colonna sur les lieux du crime, que le seul témoin de la scène qui a osé parler dément formellement que le tireur puisse être Colonna.
Didier Vinolas, démontrait que des éléments à décharge avaient été cachés. Selon ce commissaire divisionnaire, ancien secrétaire général de Claude Erignac, deux hommes susceptibles d'avoir appartenu au commando responsable de son assassinat seraient encore en liberté. Plus grave, leurs noms seraient connus depuis sept ans de plusieurs hauts responsables de la justice et de la police.
Et si comme il le prétend, le témoin-surprise a bien averti la justice en temps utile et que cet élément à décharge a été sciemment écarté du dossier, l’opinion est en droit d’avoir des doutes sur cette parodie de justice. D'autant plus que ces éléments auraient été communiqués au procureur Yves Bot en 2003... Or Yves Bot est un proche de Sarkozy. Yves Bot est également le procureur qui écarté en mars 1999 une possible audition de Jacques Chirac, alors que celui-ci était susceptible d'être mis en cause dans l'affaire des emplois fictifs du RPR. Yves Bot à été nommé depuis,avocat général près la Cour de justice des Communautés Européennes.
« Ce qui s'est passé démontre une implication dans la falsification de la procédure et des faits par l'ensemble des autorités policières et judiciaires en charge de cette affaire, a lancé Me Sollacaro l’un des avocats d’Yvan Colonna. Nous n'avons pas d'autres choix que de déposer plainte contre X car une telle entrave constitue un délit »
Il va être intéressant de voir le numéro de claquettes que les accusateurs de Colonna vont pouvoir faire. Les avocats d'Yvan Colonna, accusé de l'assassinat du préfet Erignac, ont annoncé, samedi 14 février, leur intention de déposer plainte contre X pour entrave à la manifestation de la vérité.
Au regard de ces nouveaux éléments il s’avère que cette affaire est politique tout comme ce procès, Colonna coupable ou pas ? Pensons un peu au calvaire que vivent Mme Erignac et ses enfants juste pour satisfaire l’ego des politiques.
Il ne faudra plus s’étonner si après des révélations comme celles-ci les Français ont de moins en moins confiance en la justice de leur pays, les doutes seront plus que légitimes. Ils se transforment déjà en sarcasmes quand ils voient le pouvoir politique (quel qu’il soit) leur expliquer que l’indépendance de la justice est une réalité dans ce pays.
Didier Vinolas, démontrait que des éléments à décharge avaient été cachés. Selon ce commissaire divisionnaire, ancien secrétaire général de Claude Erignac, deux hommes susceptibles d'avoir appartenu au commando responsable de son assassinat seraient encore en liberté. Plus grave, leurs noms seraient connus depuis sept ans de plusieurs hauts responsables de la justice et de la police.
Et si comme il le prétend, le témoin-surprise a bien averti la justice en temps utile et que cet élément à décharge a été sciemment écarté du dossier, l’opinion est en droit d’avoir des doutes sur cette parodie de justice. D'autant plus que ces éléments auraient été communiqués au procureur Yves Bot en 2003... Or Yves Bot est un proche de Sarkozy. Yves Bot est également le procureur qui écarté en mars 1999 une possible audition de Jacques Chirac, alors que celui-ci était susceptible d'être mis en cause dans l'affaire des emplois fictifs du RPR. Yves Bot à été nommé depuis,avocat général près la Cour de justice des Communautés Européennes.
« Ce qui s'est passé démontre une implication dans la falsification de la procédure et des faits par l'ensemble des autorités policières et judiciaires en charge de cette affaire, a lancé Me Sollacaro l’un des avocats d’Yvan Colonna. Nous n'avons pas d'autres choix que de déposer plainte contre X car une telle entrave constitue un délit »
Il va être intéressant de voir le numéro de claquettes que les accusateurs de Colonna vont pouvoir faire. Les avocats d'Yvan Colonna, accusé de l'assassinat du préfet Erignac, ont annoncé, samedi 14 février, leur intention de déposer plainte contre X pour entrave à la manifestation de la vérité.
Au regard de ces nouveaux éléments il s’avère que cette affaire est politique tout comme ce procès, Colonna coupable ou pas ? Pensons un peu au calvaire que vivent Mme Erignac et ses enfants juste pour satisfaire l’ego des politiques.
Il ne faudra plus s’étonner si après des révélations comme celles-ci les Français ont de moins en moins confiance en la justice de leur pays, les doutes seront plus que légitimes. Ils se transforment déjà en sarcasmes quand ils voient le pouvoir politique (quel qu’il soit) leur expliquer que l’indépendance de la justice est une réalité dans ce pays.




Commentaires
- Monsieur X, l'informateur de Vinolas, est un fonctionnaire de la DG des RG.
- Yves Bot, ancien proc de Nanterre (92...) et de Paris, ami de longue date de Sarkozy, a bien été informé par Vinolas en 2002, qui lui a donné les noms des deux suspects écartés dans le plastiquage de Pietrosella et peut-être dans le meurtre d'Erignac.
- Yves Bot a alors rencontré Monsieur X, qui lui a confirmé ces noms.
- Yves Bot a prévenu Claude Géant, directeur de cabinet de Sarkozy alors ministre de l'Intérieur, et aujourd'hui très proche conseiller de Sarkozy.
Donc... Sarkozy était certainement au courant dès 2002.
http://www.leparisien.fr/faits-dive...