Les cheminées bioéthanol sont elles écologiques ?
Par greenzer (contributeur) le lundi 2 mars 2009, 08:46 - Société - Lien permanent
Vous avez forcément entendu parler de ce nouveau type de chauffage cet hiver, puisque c'est la grande tendance du moment. Non seulement on trouve à vendre un peu partout des cheminées à l’éthanol, mais elles font aussi leur apparition dans des magasins spécialisées en produits écologiques.Première chose que l'on ne peut leur enlever, c'est leur qualité esthétique qui vient réchauffer un intérieur. Egalement pratiques, elles ne nécessitent pas l’installation d’un conduit de cheminée. Ecologiques, elles fonctionnent à partir d’un combustible renouvelable, le bioéthanol, et permettent de réduire les dépenses d’énergies en chauffage.
Le tableau semble idyllique, mais qu’en est-il vraiment ?
Certes, une cheminée au bioéthanol permet de chauffer rapidement une pièce, et ce, sans consommer de bois (pas de risque d’aggravation de la déforestation). En effet, moins de deux litres de bioéthanol suffisent à alimenter durant quatre heures un foyer destiné à chauffer une pièce de 70 m2. Le coût du bioéthanol est moindre (moins de 3€ le litre) et il ne dégage que très peu d’émissions de gaz à effet de serre : pour deux litres de bioéthanol, le dégagement en CO2 équivaut celui de deux bougies.
Ainsi, grâce à une cheminée au bioéthanol, vous faites des économies sur votre facture d’électricité tout en utilisant une ressource renouvelable issue de la biomasse. Et donc, vous participez à réduire votre empreinte écologique. Logique ! Et bien pas tant que ça…...
Pour lire l'article complet rendez vous sur : Greenzer
Certes, une cheminée au bioéthanol permet de chauffer rapidement une pièce, et ce, sans consommer de bois (pas de risque d’aggravation de la déforestation). En effet, moins de deux litres de bioéthanol suffisent à alimenter durant quatre heures un foyer destiné à chauffer une pièce de 70 m2. Le coût du bioéthanol est moindre (moins de 3€ le litre) et il ne dégage que très peu d’émissions de gaz à effet de serre : pour deux litres de bioéthanol, le dégagement en CO2 équivaut celui de deux bougies.
Ainsi, grâce à une cheminée au bioéthanol, vous faites des économies sur votre facture d’électricité tout en utilisant une ressource renouvelable issue de la biomasse. Et donc, vous participez à réduire votre empreinte écologique. Logique ! Et bien pas tant que ça…...
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Commentaires
La polémique sur la cheminée à l'éthanol provient de certains lobbies, et donc est infondée, pour plus d'info, consultez le site officiel des fabricants de cheminée à l'éthanol ( SAFA ), en attendant les futurs communiqués : le torchon risque de brûler !
http://safalc.org
Communiqué de Presse - LE SCANDALE DES CHEMINEES A L ETHANOL - 09/04/2009
Le syndicat des Fabricants, Distributeurs et Importateurs d'Appareils Fonctionnant à l'Alcool (SAFALC) reste surpris de la violente campagne de déstabilisation menée par la Commission de Sécurité des Consommateurs (CSC) et UFC Que Choisir suite à l'avis publié le 11 décembre 2008. Cette action médiatique a été parfaitement orchestrée pour nuire à tous les acteurs ayant développé depuis quelques années cette filière. Cette attaque a été sans commune mesure avec l'utilisation de ces appareils et pose un certain nombre de questions sur l'intervention de la CSC :
- Pourquoi la CSC a-t-elle voulu ainsi dénigrer ces appareils avec de telles images diffusées à des heures de grande écoute ? Pourquoi montrer une utilisation erronée de ces appareils, négligeant les accessoires préconisés dans la notice ?
- Comment peut-on tirer des conclusions générales aussi négatives avec une étude réalisée sur seulement 4 produits, alors qu'il y a aujourd'hui une offre pléthorique de produits proposée par de multiples fabricants ? N'est-ce pas intellectuellement spécieux de demander le retrait de tous les appareils sur un échantillon aussi peu représentatif et d'instiller ainsi la crainte dans l'esprit des consommateurs ?
- Selon les données recueillies, il n'existe à ce jour aucun cas d'intoxication au monoxyde de carbone du fait d'appareils fonctionnant à l'éthanol (voir le site de l'INVS : www.invs.fr). Les données accidentologiques ne répertorient qu'un seul accident, suite à une utilisation en dehors des règles préconisées par le fabricant, un seul accident pour 80 000 unités vendues (données CSC). L'étude de risque réalisée par la CSC et UFC Que Choisir n'est donc pas complète et reste une étude à charge.
Ce dossier diligenté par la CSC et mené avec UFC Que Choisir a entrainé l'intervention tardive de la CSC au sein de la commission de normalisation AFNOR (janvier 2009). Cette commission était déjà mise en place depuis octobre 2007. Ce nouvel acteur a provoqué une modification profonde du projet imposé à cette date, en aboutissant à un projet plus contraignant que pour les appareils de chauffage portatif, comme les convecteurs à pétrole, sans raison objective. Le projet de norme est en cours d'enquête probatoire, chacun a le droit de se poser des questions sur ce projet et de faire des propositions jusqu'au 20 avril 2009 :
Risque d'intoxication au monoxyde de carbone
- Pourquoi imposer des capteurs de dioxyde de carbone (CO2) alors que le gaz dangereux révélé est le monoxyde de carbone (CO) ? Il a été démontré qu'il n'existe pas de corrélation directe entre les quantités générées de ces 2 gaz.
- Ne vaudrait-il pas mieux installer dans les habitations des détecteurs de monoxyde de carbone normalisés CE ? Pourquoi des détecteurs de CO qui ont été certifiés par UFC Que Choisir dans un dossier spécial de septembre 2008 sont considérés comme non fiables ? Si le dossier réalisé par UFC Que Choisir est irrecevable pour les détecteurs de monoxyde de carbone, pourquoi les conclusions sur les cheminées à l'éthanol ne peuvent-elles être aussi sujettes à caution ?
Redondance de sécurité
- Pourquoi vouloir imposer une limitation de durée d'utilisation à 3 heures (renouvelable une seule fois par 24 heures), puisqu'il est imposé un détecteur d'atmosphère susceptible de contrôler les teneurs en gaz ? Ce détecteur n'a donc aucune utilité ? Cette notion d'intermittence imposée par ce projet n'exprime-t-elle pas une volonté de tuer les cheminées à l'éthanol ?
- Le projet de norme intègre donc des éléments de sécurité redondants qui sont utilisés dans des industries ayant une forte culture sécuritaire comme l'aéronautique ou le nucléaire. En quoi peut-on comparer les cheminées fonctionnant à l'éthanol avec de tels équipements ?
Utilisation des appareils dans les ERP
- De plus, cette obligation d'intermittence n'est-elle pas une interdiction de fait dans les Etablissements Recevant du Public (ERP) puisqu'il est interdit de manipuler du combustible en présence de public ?
Risque de brûlure, d'incendie, de débordement
- Pourtant, la sécurité de l'utilisateur ne paraît pas toujours la priorité dans ce projet : pourquoi les propositions de pare-feu ou de système d'anti-débordement sont-elles tout simplement rejetées ? N'est-il pas surprenant que les doubles enveloppes ou cuves de rétention ne soient pas rendues obligatoires ? Ne devrait-on pas imposer les caractéristiques des matériaux (type, qualité, épaisseur) étant en contact avec le combustible ?
Viabilité économique des appareils
- Toutes les exigences de moyens qui sont répertoriées dans ce projet de norme mettront à mal la viabilité économique des produits. Pour un appareil qui ne fonctionne que 3 heures, il faudra payer plus cher ! Cette norme ne va favoriser que les produits fabriqués dans des pays « low cost », puisque les seules contraintes qui auraient pu gêner ces importations (poids, volume) ne sont pas intégrées.
Avenir de la Norme
- Que se passera-t-il si d'autres pays européens, plus cohérents dans leur approche du produit, s'opposent à ce projet de norme et demande à l'Europe de définir une norme européenne ? Que deviendront les fabricants, importateurs, distributeurs, revendeurs français ? Doit-on tirer un trait définitif sur toute cette filière en France, rare niche en croissance génératrice d'emplois et de valeur ajoutée ?
Dans un souci déontologique d'impartialité, le SAFALC s'interroge sur certaines mesures qui apparaissent comme rédhibitoires pour ces appareils et qui sembleraient favoriser des intérêts particuliers.
Le SAFALC travaille pour le développement de ce secteur, privilégiant la sécurité des consommateurs et a pour volonté de définir un cadre réglementaire cohérent.
LES CHEMINEES FEU AU BOIS SONT TOXIQUES POUR LA SANTE :
C’est un rapport sur la combustion du bois et la qualité de l’air d’Atmo Rhône Alpes qui a allumé le feu. Le bois-énergie émettrait de nombreuses substances toxiques, dangereuses pour la santé mais aussi pour la qualité de l’air. Des assertions tempérées par les professionnels du bois qui préconisent avant tout un bon usage de cette énergie.
Fumer nuit gravement à la santé. Mais la fumée du bois aussi. C’est en tout cas ce qu’avance le rapport d’Atmo Rhône-Alpes* sur les risques sanitaires du bois-énergie. Selon le rapport, « plusieurs éléments factuels incitent à un encadrement de l’usage du bois-énergie, surtout dans le chauffage individuel, les émissions de polluants présentant des risques sanitaires élevés, plus importants qu’avec les autres combustibles ».
Résultat : une polémique très fumeuse qui échauffe la filière bois, notamment l’ADEME* et les industriels du secteur.
Il faut dire que le rapport est à charge contre l’énergie-bois. Outre les éléments dégagés normalement dans une combustion complète - CO2* et H2O* -, d’autres substances s’ajoutent en cas de combustion incomplète : monoxyde de carbone, suies, goudrons, charbon, COV*, HAP*, dioxines, furannes, etc. « Ces particules fines présentent un impact sur la santé, car elles ne sont pas retenues dans les narines et la gorge mais pénètrent profondément dans l’organisme jusqu’aux poumons puis dans le sang, explique même l’ITEBE* sur son site internet La fraction dite organique de ces particules ainsi que les suies sont réputées particulièrement nocives ». Evidemment, tout dépend du type de chauffage choisi : « entre la meilleure valeur (chaudière à condensation ÖKOFEN sur banc d’essai) et la moins bonne (cheminée ouverte), on passe de 20 g/GJ à 750 g/GJ », relativise l’ITEBE.
Chauffage au bois et pollution atmosphérique
Recommandations fondamentalesimage Recommandations fondamentales
recommandations fondamentales pour le bon usage du chauffage au bois : « se débarrasser des vieux foyers, choisir le bon combustible (propre et sec), bien faire fonctionner son installation, notamment en suivant les conseils de l’installateur, entretenir régulièrement son installation, au minimum avant chaque période de chauffe »
© Fotolia - n3d-artphoto.com
« Nous ne contestons pas les réalités du rapport », admet Olivier Silberberg, ingénieur thermicien chargé de mission bois énergie chez Arbocentre*. « Il y a bien des particules fines émises par le chauffage au bois ». Du côté de l’ADEME on se borne à marteler le message : « le bois, une énergie d’avenir pour les particuliers ». On imagine bien la panique qui a du saisir les industriels du bois quand on sait que ce matériau constitue la première source d’énergie renouvelable en matière de chauffage dans l’Union Européenne.
Pourtant, chez Arbocentre*, on relativise : « ce rapport peut avoir un impact sur la consommation de bois évidemment, mais il faut voir plus loin que ça et distinguer les différents types de chauffage au bois ».
Exit la traditionnelle cheminée de grand-mère à foyer ouvert : 750g/GJ* de particules contre 20 pour les chaudières à bois classe 3, selon une étude réalisée en 2003 par le CITEPA*. A l’opposé, les chauffages au bois collectifs sont les moins toxiques : « ça n’a rien à voir, les normes sont plus exigeantes et il y a des filtres », souligne Olivier Silberberg. Pourtant, le rapport d’Athmo Rhône Alpes ne semble pas totalement confirmer cette affirmation et reprend les termes de l’étude CITEPA: « le bois est globalement plus émetteur de CO*, particules HAP, dioxines, la plupart des métaux lourds (hormis le mercure et le nickel) et dans une moindre mesure de Nox* et de COV, que le fioul lourd ». Des composants qui pollueraient également l’air extérieur et contribueraient à alimenter les pics de pollution dans les grandes agglomérations. Une expérience pilote menée par l’INERIS* a même été engagée à Méaudre dans le Vercors. D’après cette étude citée dans le rapport, « les caractéristiques du site de prélèvement ainsi que la nature des HAP observés et leur évolution en fonction des températures confirment l’influence non négligeable du chauffage domestique au bois dans les concentrations observées ».
Utiliser absolument les produits et matériaux labellisés
Plusieurs pays ont d’ailleurs fait le choix de mettre en garde contre l’énergie-bois, comme le Canada. « Depuis plusieurs années, les instances gouvernementales ont lancé des campagnes de sensibilisation et d’information pour diminuer les émissions liées au chauffage au bois », peut-on lire sur le rapport. En Allemagne, l’Agence fédérale de l’environnement a publié un guide dans lequel on retrouve quelques recommandations fondamentales pour le bon usage du chauffage au bois : « se débarrasser des vieux foyers, choisir le bon combustible (propre et sec), bien faire fonctionner son installation, notamment en suivant les conseils de l’installateur, entretenir régulièrement son installation, au minimum avant chaque période de chauffe ».
Bref, le chauffage au bois peut être toxique, mais plusieurs mesures existent pour diminuer les risques pour la santé. Avoir un bon matériel, neuf de préférence et/ou bien entretenu, et utiliser du bois sec.
Le problème, c’est que pour supprimer tout risque d’émanation de substances toxiques durant la combustion, le bois doit avoir « séché deux ans », selon Olivier Silberberg. Pas facile de contrôler ce facteur… « C’est très difficile à trouver », concède l’ingénieur d’Arbocentre.
Le cas échéant, le plus simple, c’est de se procurer du bois labellisé, notamment NF bois de chauffage. Côté matériel, il faut impérativement que l’appareil bénéficie du label « Flamme verte ». Un label qui, selon Olivier Silberberg, représente 70 % des appareils de chauffage au bois en France.
« Certaines personnes font un amalgame : ce n’est pas parce qu’on constate la présence d’un polluant que celui-ci est forcément toxique pour la santé : il faut prendre en compte certains paramètres, comme par exemple, la concentration et le degré d’exposition des personnes », insiste par ailleurs Erwan Autret, ingénieur à l’ADEME.
Bref, on ne fera jamais de feu sans fumée… Reste à veiller à ce qu’elle ne noircisse pas trop le bilan du chauffage bois !
Liens utiles
*
Ademe
aperçu du lien http://www2.ademe.fr/servlet/KBaseS...
accéder au site
*
CITEPA - Accueil
aperçu du lien http://www.citepa.org
Le site du CITEPA propose des informations sur les activités du CITEPA dans le domaine de la pollution atmosphérique (type de travaux, publications, manifestations) et des informations générales sur la pollution atmosphérique
accéder au site
*
INERIS - Institut National de l'Environnement Industriel et des Risques - Maîtriser le risque pour un développement durable
aperçu du lien http://www.ineris.fr
L'Institut National de l'environnement industriel et des risques a pour mission d'évaluer et de prévenir les risques accidentels ou chroniques pour l'homme et l'environnement, liés aux installations industrielles, aux substances chimiques et aux exploitat
accéder au site
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Page d'accueil du portail des bioénergies - ITEBE - Institut des bioénergies (bois-énergie, biomasse, biocarburants, biogaz)
aperçu du lien http://www.itebe.org/portail/affich...
accéder au site
*Lexique des sigles et organismes
Arbocentre : Interprofession de la filière forêt bois dans la région Centre
Atmo Rhône-Alpes : organisme public chargé de contrôler la qualité de l’air sur toute la région Rhône-Alpes.
ADEME : Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie
CITEPA : Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique
CO : Monoxyde de carbone
CO2 : Dioxyde de carbone
COV : Composés organiques volatils
GJ : Gigajoule (milliard de joules)
HAP : Hydrocarbures aromatiques polycycliques
H2O : eau
INERIS : Institut national de l’environnement industriel et des risques
ITEBE : Association européenne technique du bois énergie
Nox : Abréviation utilisée dans le domaine de la chimie, de la pollution et de la qualité de l’air, qui regroupe principalement deux molécules gazeuses, odorantes et toxiques à faible dose : Monoxyde (NO) et dioxyde d’azote (NO2). On y ajoute aussi le protoxyde d’azote (N2O), le tétraoxyde de diazote (N2O4), et le trioxyde d’azote (N2O3)
Cheminées à l'éthanol : La norme AFNOR NF D35-386 !
Communiqués, Articles, Informations
Edition de la norme D35 - 386 - 22/07/2009
Norme française / Août 2009
Appareils fonctionnant à l'éthanol
Exigences de sécurité et méthodes d'essai
Norme française homologuée par décision du Directeur Général d'AFNOR le 1er juillet 2009 pour prendre effet le 1er août 2009.
Cette norme définit les caractéristiques, les méthodes d'essai et le marquage des appareils, non raccordés à un conduit de fumée ou à un système d'évacuation des produits de combustion, fonctionnant à l'éthanol sous forme liquide ou gélifié. Elle s'applique à des appareils utilisés dans les locaux clos et couverts et à toutes les utilisations revendiquées.
Vous trouverez dans la newsletter n°4 des précisions sur cette norme et son application.
Pour tout renseignement complémentaire, vous pouvez nous contacter :
- Mail : contact@safalc.org
- Tel : +33 6 98 83 73 15
Vous pouvez également contacter l'AFNOR, éditeur et diffuseur de cette norme :
11, rue Francis de Pressensé - 93 571 La Plaine St Denis Cédex
Tel : +33 1 41 62 80 00
Article très complet, c'est pas facile de s'y retrouver alors merci !