En faisant cette "mauvaise manipulation" aux conséquences très incertaines pour l’homme, la compagnie pharmaceutique Baxter a dépassé la ligne rouge.
Ce vaccin expérimental contaminé au virus de la grippe aviaire souche H5N1, s’est retrouvé un temps disséminé en Autriche, République tchèque, en Slovénie et en Allemagne hors de tout contrôle nous dévoile La Presse Canadienne le 27 février. [1]
C’est la mort anormale d’un furet vacciné par le produit incriminé qui a donné l’alerte à la société sous traitante Tchèque.

Les autorités sanitaires autrichienne ont pris "l’incident" très au sérieux qualifiant la méprise d’erreur "grave".
Avisée de la contamination, l’organisation mondiale de la santé, sous le couvert de l’un de ses portes paroles, le docteur Roberta Andraghetti, a beau se vouloir rassurant, n’ écarte pas toute complication puisqu’il estime qu’ "à ce stade-ci du processus, nous pouvons affirmer que les risques pour la santé publique et pour les professionnels ayant été mis en contact avec le virus sont à un très bas niveau",

Toujours est-il que des spécialistes internationaux en biosécurité seraient très préoccupés par la mise en contact du virus de grippe humaine H3N2 avec le virus de la grippe aviaire H5N1. Ce mélange pouvant à terme créer une nouvelle souche fort virulente qui pourrait être transmissible à l’homme.

En outre au mouvement de panique, pour ne pas dire à l’hystérie collective qui succéda aux cas très exceptionnels de transmission du virus de la grippe aviaire à l’homme, succédèrent des mesures draconnienne dans les élevages de volaille : confinement...
Les oiseaux migrateurs ont été accusés d’être les vecteurs potentiels de la maladie. On en a fait injustement la menace de propagation pour l’homme. ( Voir la quantitié d'articles mensongers encore publiés cette semaine à ce sujet).

La France notamment, a mis en place le plan biotox pour se prémunir des attaques bioterroristes. Une mutualisation des moyens et des méthodes d’interventions a vu le jour au niveau européen. Mais quand est-il pour ce mode de contamination en cas de "fuite par inadvertance d’un laboratoire de recherche. " ? Ce mode de contamination n’a pas encore été officiellement sérieusement envisagé par les gouvernants, pourtant on voit bien en l’occurence que le risque est bien réel.

A la lecture du communiqué de presse de Baster France du 11 juillet 2006, difficile de croire que la présence de H5N1 dans le vaccin n’est qu’une pure énormité.[2]

En tout état de cause, cette bévue semble avoir mis au jour des méthodes inavouables.
Pour les experts en biosécurités, référant de l’OMS, cette pratique est dangereuse pour l’homme, il faut interdire.
Ce mélange de souches, appelé réassortiment, peut créer un virus pandémique.

L’incident étant encore trop récent, rien ne permet aujourd’hui d’affirmer, qu’en l’occurence, c’est ce qui s’est passé.
Cependant, si une pandémie survenait à la suite de cette erreur très sérieues, les pouvoirs publiques feraient-il preuve de transparence auprès de l'opinion publique européenne ?

[1] La Presse Canadienne: Baxter confirme qu'elle a fabriqué un produit contaminé par le virus H5N1.

[2] Communiqué de presse de Baster France du 11 juillet 2006. BAXTER démarre une étude clinique sur un candidat vaccin pré-pandémique contre le H5N1 obtenu sur culture cellulaire.