Ni le FAI, ni le cabinet de recouvrement n’ont tenu compte des courriers recommandés AR pourtant explicites de l'abonné, si vous vous retrouvez dans une situation identique le plus simple est d’ignorer totalement les relances, en cas contraire il sera bien évidement dans votre intérêt de trouver un arrangement à l’amiable. Il ne faut jamais oublier que seule une décision de justice peut vous contraindre à payer une créance.

<h1>Harcelé par intrum justicia</h1> Harcèlement et menaces

L’abonné résilie son abonnement auprès de son FAI par lettre recommandée AR le 22 mars 2007.
Document 1


Courrier reçu le lendemain par le FAI et retour matériel (modem).
Document 2


Malgré les AR prouvant de la bonne réception du courrier de résiliation et du matériel les prélèvements continuent. L’abonné met une opposition aux prélèvements 2 mois plus tard.

Le FAI n’ayant tenu aucun compte de la demande de résiliation continue de facturer des services inexistants puisque l'abonné s’est adressé depuis à un autre fournisseur d’accès internet

Toutefois l’abonné reçoit du FAI le 29 novembre 2007 un courrier lui expliquant que ce dernier prend en compte sa «demande de restriction». Il reste quand même bizarre de restreindre une ligne inexistante alors que l’on est déjà abonné ailleurs depuis 8 mois, mais passons.
Document 3


Au mois de Janvier 2008 la facture s’alourdit à 125.65 euros puis 209.27 euros puisque l’ancien prestataire qui n'a pas tenu compte de la demande de résiliation considère que les mois précédants lui sont toujours dus, l’abonné ayant déjà payé 2 mois pour rien ne répond plus aux courriers du FAI estimant qu'il a en sa possession les accusés de réception faisant foi de sa demande de résiliation et de son retour matériel.
Document 4
   Document 5

C ’est alors que rentre en jeu un collecteur de dettes le 22 Juillet 2008, mandaté par le FAI pour un recouvrement à l'amiable de non plus 209.27 euros mais 217.27 euros, s'octroyant au passage 8 euros de frais totalement illégaux.
Document 6


L’abonné réagit immédiatement en répondant par courrier AR le lendemain le 23 juillet 2008 en expliquant clairement sa situation et en fournissant toutes les preuves de sa bonne foi.
Document 7
   Document 7a    Document 8

Le 28 Juillet 2008 le cabinet de recouvrement répond à ce courrier AR mais n’a tenu aucun compte de son contenu puisque qu'il redemande des éléments déjà en sa possession envoyés quelques jours plus tôt par le précédant courrier AR en pièces jointes
Document 9


L’abonné qui en a assez d'être pris pour un imbécile commence à perdre patience et met en demeure le cabinet de recouvrement de cesser tout harcèlement par un nouveau recommandé AR le 1er aout 2008 
Document 10


Sans réponse du cabinet de recouvrement, le 17 aout 2008 l’abonné s’adresse directement par courrier recommandé AR à son ancien FAI pour demander des explications et réclame 500 euros de dédommagement au titres des erreurs commises et du harcèlement injustifié subit.
Document 11   Document 11a   Document 12

Le 20 aout 2008 l'abonné reçoit un courrier du FAI daté du 13 aout dans lequel ce dernier répond qu’il a le « plaisir » de prendre acte de la contestation de l'abonné et de lui accorder une réduction de 139.74 euros mais que ce dernier doit encore toutefois 69.48 euros. Force est de constater une nouvelle fois que le FAI ne tient absolument pas compte ni des précédents courriers AR ni de ses erreurs et continue toujours malgré tout à réclamer des sommes non dues pour un service inexistant.
Document 13


L’abonné appelle le numéro de téléphone mentionné dans le courrier et réexplique sa situation. Nouveau courrier du FAI qu’il l’informe le 28 aout que sa demande de résiliation est bien prise en compte (soit 17 mois après envoi de son premier courrier AR de demande de résiliation), refuse sa demande de dédommagement mais l'informe qu’il lui reste toutefois 45 euros de frais de résiliation. De 69.48 euros la facture se réduit donc miraculeusement maintenant à 45 euros sans aucune autre explication. Qu'est ce qui justifie cette gracieuse ristourne ? Mystère
Document 14

L’abonné ayant été prélevé abusivement 2 mois pour rien et ayant engagés des charges pour les envois multiples en recommandé AR refuse de payer des frais qu’il estime ne pas devoir.

9 septembre 2008 c'est-à-dire 3 semaines après l’appel téléphonique de l’abonné alors qu’il n’était plus question que de 45 euros comme le stipulait le courrier du FAI, le cabinet de recouvrement relance l’affaire et réclame l'intégralité de la somme soit: 217.27 euros et engage à nouveau la procédure de contentieux
Document 15


L’abonné s’étant depuis renseigné sur ses droits auprès d'un avocat, ce qui lui a occasionné de nouveaux frais inutiles ignore sur les conseils de ce dernier le courrier du cabinet de recouvrement et plus de nouvelle jusqu’au 17 février 2009 ou le cabinet de recouvrement le relance pour la somme de 79.95 euros, alors qu’il était question que de 45 euros dans le dernier courrier du FAI. Qu’est ce qui a bien pu justifier en 5 mois ces 34.95 euros de frais ? Nouveau Mystère.
Document 16


Le 27 février 2009 l’abonné reçoit une fausse assignation censée lui faire peur, il s’agit d’un envoi d’une simple lettre à détacher laissant croire à une véritable assignation d’un tribunal mais qui est en fait un nouveau document envoyé par le cabinet de recouvrement. Il n'y répond pas
Document 17

Le 16 mars 2009 l’abonné reçoit cette fois une mise en demeure d’huissier qui s’avère être une nouvelle intimidation. Il prend contact avec le cabinet de l’huissier dont une secrétaire reconnait qu’elle n'a aucun élément en sa possession. Comble de l'arnaque le papier à entête d'huissier de justice recommande d'appeler un N° surtaxé pour avoir de plus amples renseignements.
Document 18


3 jours plus tard le 19 mars 2009 l'abonné reçoit un nouveau courrier du cabinet de recouvrement qui dit prendre acte de sa volonté de régulariser le dossier, il s’agit en fait d’une nouvelle tentative d’extorsion et de continuité de harcèlement car il n'y a jamais eu depuis aucun contact entre l'abonné et le cabinet de recouvrement, ce dernier suivant les conseils de son avocat.
Document 19


Devant ces méthodes plus que douteuses et sur avis de son conseil notre abonné a décidé d'ignorer ces relances injustifiées et d'attendre une véritable assignation en justice afin de faire valoir ses droits. Le décret 96-1112, qui régit l'activité de recouvrement de créance, oblige ces sociétés à transmettre les fondements de la dette par courrier. Pas une facture, qui n'a pas valeur de contrat mais un contrat signé. Irrégularité passible de l'amende prévue au décret. Les frais demandés sont aussi une irrégularité passible d'amende puisque, conformément au décret 96-1112, dans le cadre d'une démarche dite « amiable » avant toute décision de justice, les frais sont à la seule charge du créancier.

De plus, s'il y a manifestement disproportion entre le montant de la dette et le montant réclamé, il y a escroquerie article 313-1 du code pénal + extorsion article 312-1. Ces sociétés de recouvrement agissent aux limites de la légalité, dans le cas de notre abonné en pure illégalité. Elles choisissent d'ignorer les courriers et de perpétuer un harcèlement scandaleux allant jusqu'à parfois appeler la famille et l'employeur du débiteur pour le contraindre à payer au mépris le plus total du respect de sa vie privée.

Il faut également savoir que Conformément à l'article L 34-2 du code des postes et communications électroniques, le délai de prescription est de 1 an. Il y a donc bien évidemment plus rien à payer passé ce délai quand bien même vous seriez effectivement coupable de n'avoir point payé vos anciennes factures

Pour conclure si vous vous retrouvez dans le cadre de demandes de paiements injustifiés, que vous êtes sur de de rien devoir ignorez totalement ces relances abusives, ces sociétés de recouvrement n'ont aucun pouvoir juridique, leurs seules armes restent la peur et l'intimidation.

Une bonne source pour connaitre ses droits dans ces affaires de recouvrement abusifs, d'intimidations et d'abus de faiblesse: Recouvrement de créances en France

Voir la suite du dossier Recouvrement abusif: Comment réagir ?