« Il s’agit d’une erreur humaine, partagée par les six membres de l’équipe », explique le docteur L, cancérologue à l’institut de cancérologie Georges Roussillon.

« Chacun a dû faire le boulot de son côté sans regarder ce que faisait l’autre, déplore l'homme politique qui préfère garder l'anonymat d'une petite voix aigue, joint hier sur son lit d’hôpital. Même le chirurgien n’a pas vérifié s’il était sur le bon testicule. J’ai l’impression d’être dans un cauchemar. »

Que s’est-il passé exactement ? Installé au bloc opératoire, l'élu a subi l’interrogatoire habituel, confirmant son identité, la nature de l’intervention et le côté à opérer. « Le gauche », comme mentionné dans son dossier. C’est alors qu’un membre de l’équipe a été appelé en urgence dans un bloc voisin. Selon l’hôpital, c’est à ce moment là que l’erreur s’est produite : après l’anesthésie, le patient s’est vu poser le champ du mauvais côté. « Le risque zéro n’existe pas », plaide le directeur de Georges Roussillon, « aucun établissement n’est à l’abri de ce genre d’erreur ». L’hôpital souligne que c’est la première fois qu’une telle méprise était constatée à Georges Roussillon.

Le patient, qui doit sortir en fin de semaine, s’est vu proposer une reconstruction gratuite de ses deux testicules. Il n’a, pour l’instant pas déposé plainte.

Une procédure d’indemnisation a été mise en place avec la Commission régionale de conciliation et d’indemnisation des accidents médicaux, ce qui devrait permettre à cet élu de se faire des : « couilles en or » ce qui devrait améliorer encore un peu plus son train de vie.

Pour sa part l’homme politique ne se dit pas près de reprendre la parole en public dans l’immédiat, mais ajoute avec humour que plus personne ne pourra désormais venir « les lui briser ».