Henri Tisot lira la lettre par laquelle le général de Gaulle signifia en 1966 au président Johnson que la France quittait le commandement militaire intégré de l’OTAN et réclamait conséquemment le départ des troupes étrangères stationnées sur son sol.

Pierre Lefranc lira de son côté un message dont nul ne doute qu'il sera la voix de tous les Français attachés à l'oeuvre et à la mémoire du général de Gaulle.

A la veille du sommet de l'OTAN qui, réunissant Mme Merckel ainsi que MM. Obama et Sarkozy significativement à Strasbourg (France) et à Kehl (Allemagne), achèvera la mise sous tutelle de notre indépendance militaire, nous entendons rappeler haut et fort que l'indépendance voulue par le général de Gaulle signifie avant tout que la France est une voix claire et nette dans le monde, et que si la France se laisse intégrée par l'OTAN comme par l'U.E., elle ne se reconnaîtra plus et sera tôt ou tard désintégrée.

Plus que jamais nous entendons faire comprendre aux Français qu'ils n'ont de meilleures armes que celles de la France, qu'il n'est point de France sans politique française, ni de politique française sans souveraineté. Tel est le seul combat qui m'importe à l'occasion des élections européennes du 7 juin, et plus tard...


Paul-Marie Coûteaux
Député français au Parlement européen
Président du RIF