La Fédération nationale de l'immobilier et le Conseil supérieur du notariat devraient, annoncer que durant les trois premiers mois de l'année, les transactions se sont effondrées de 30% et les prix ont baissé, en moyenne, de 5% à 7%.

Les prix de l'immobilier ancien ont augmenté de 140% en moins de dix ans. Alors, quelle que soit la dureté de la crise, ils ne baisseront pas de 50% quelques mois. Par ailleurs, l'envolée du chômage et la sévérité des banques vis-à-vis des candidats à l'emprunt ont littéralement exclu les jeunes ménages, ce que les spécialistes appellent les primo-accédants du marché. Or, cette catégorie, les nouveaux entrants, représente 50%, la moitié des transactions immobilières.

Les prix de l'immobilier qui baissent c’est bonne nouvelle sauf quand elle est couplé à la baisse du volume des transactions. Selon la Fédération nationale de l'immobilier (FNAIM), les prix ont chuté de 5% l'an dernier dans l'ancien, estimant que la baisse pourrait atteindre 10% entre 2008 et 2009.

La baisse des transactions immobilières devrait amener une hausse inévitable des impôts locaux pour compenser la baisse du rendement des droits de mutation (Droits et taxes perçus par les notaires pour le compte de l'Etat et de l'ensemble des collectivités locales lors d'une mutation (vente) d'un bien immobilier) sur les transactions immobilières. Avec la crise des transactions immobilières et la baisse des prix au m², nombre de conseils départementaux ont vu leurs recettes fiscales et rentrées d’argent diminuées.