En écoutant attentivement le reportage de RTL on finit par découvrir que les auteurs de l’arnaque sont en fait des sans papiers, la journaliste en arrive même à s’excuser quand elle demande la couleur d’un usurpateur à son ex employeur, comme si c’était devenu un crime en France de demander l’origine ethnique lors d’une enquête qui plus est lorsque qu’il y a soupçon d’une arnaque effectuée avec des faux papiers.

Fiché à la banque de France pour chèques en bois suite à l'ouverture d'un compte à son nom, radié des listes électorales, radié durant des mois de la sécurité sociale car c'est un autre qui touchait les remboursements. Personne ne veut rien entendre, des sommes d’argent lui sont réclamées par les huissiers pour des crédits contractés à son nom, par le fisc qui a mis en œuvre une procédure exécutoire pour des taxes d'habitation et des impôts sur salaires non perçus, malgré plusieurs plaintes dont la première déposée des 2004.

Le plus surprenant dans cette affaire n’est pas l’arnaque par elle-même, Loïc-Xavier Laroche n’est certainement pas le premier citoyen ni probablement le dernier à se faire usurper son identité mais la lenteur des services administratifs qui reconnaissent plus ou moins tous les faits et qui se refilent la patate chaude tout en continuant à harceler la victime.

Surprenant également que les voyous qui ne se sont jamais véritablement cachés vu qu’ils figuraient dans l’annuaire n'aient jamais fait l'objet de contrôle ou d'interpellation, Quand le Président de la République s’est fait usurper ses numéros de cartes bancaires il n’a pas fallu 5 ans pour arrêter les auteurs mais quelques jours suite à une enquête menée tambour battant.

On finit par se poser la question à qui en vouloir le plus aux arnaqueurs ou bien à un état devenu incapable de protéger convenablement et de rendre justice à ses citoyens, avec une administration sourde qui même devant des preuves évidentes ne veut toujours rien savoir.

Nul doute maintenant que cette affaire commence à faire du buzz, qu’elle devrait se régler rapidement, mais il aura fallu que la victime qui a vu sa vie bouleversée attende 5 ans, médiatise les injustices et les préjudices subits pour que l’on commence enfin à se pencher sur son cas.