Toute la question est aujourd’hui de savoir ce qui a pu avoir une réelle influence sur le choix des Français, en dehors du seul et calamiteux débat diffusé sur France 2, le 5 au soir.

Au milieu de programmes insuffisamment connus, ceux qui se sont exprimés en se rendant dans leur bureau de vote, ont choisi d'arrêter leur choix autour de deux lignes : ce qui existe et ce qui mériterait d'exister.

Face à l'abstention des jeunes qui a atteint 80%, les générations de votants ont privilégié l'existant, en dépit des critiques qu'il soulève en pleine crise économique, et le "à venir" qui repose sur une désormais certitude et implique une prise en compte des enjeux écologiques et environnementaux dans toute politique. L'UMP partait ainsi avec son "Grenelle de l'environnement" et Europe-Ecologie avec ses idées et principes visant à privilégier le développement durable.

Dans cet univers, trois personnalités très différentes ont su s'allier pour défendre leurs prérogatives que de nombreux Français se sont appropriés.

En France, sur fond d'Obamania, la veille des élections européennes, le message du président des Etats-Unis en faveur d'une révision du mode de développement économique touchant notamment l'habitat et l'automobile, et sa volonté de soutenir l'exploitation des énergies renouvelables, n'ont sans doute pas été pour rien dans le résultat final.

Le 7 juin, un véritable tremblement de terre politique a eu lieu sur l’échiquier français. Son impact sur l'échelle des valeurs a été sans précédent. Il imposera de nouvelles décisions et orientations au niveau national et européen.

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