Après HADOPI voici LOPPSI
Ca commence sérieusement à craindre pour les libertés dans la patrie des droits de l’homme. D’ici peu au train ou vont les choses la France n’aura plus rien à envier au modèle internet chinois ou nord coréen.Le Conseil constitutionnel a censuré mercredi 10 juin une disposition de la loi Hadopi permettant à une autorité administrative de couper la connexion Internet des internautes accusés de téléchargement illégal, le gouvernement lance une autre loi pour surveiller Internet au doux nom de LOPPSI. A coté de LOPPSI (Loi d’Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure) Hadopi fera figure de pale mesurette .
Cette loi inimaginable dans un état démocratique proposé par le ministère de l’intérieur assure vouloir «protéger les internautes contre les images de pornographie enfantine». Si ce n’était que cela. Le but étant d’obliger les fournisseurs d’accès internet à mettre en place un logiciel visant à empêcher toute connexion sur des sites à caractère pédophile répertoriés par les services de police.
Si l'objectif de lutter contre la pédopornographie est évidemment louable et partagé par tous, rien ne prouve que ce logiciel servira uniquement à censurer QUE les sites pédophiles, pour peu qu’un site pédophile reste en ligne plus de 8 jours. Une simple programmation d’un tel logiciel (sur ordre ou par zèle) permettra de blacklister n’importe quel site comme un blog émettant une opinion défavorable contre le gouvernement ou un de ses représentants.
LOPPSI prévoit entre autre la «perquisition numérique», qui permettra aux autorités sur commission rogatoire de mettre en place un dispositif technique ayant pour objet, sans le consentement des intéressés d’accéder à tout moment, à des données informatiques, de les enregistrer, les conserver et les transmettre, telles qu’elles s’affichent sur un écran pour l’utilisateur.
Pour faire simple, un trojan pourra être envoyé sur n’importe quel ordinateur sous couvert d’une loi censée protéger l'enfance, mais qui permettra d’éplucher un disque dur (données et correspondances) de n’importe quel internaute soupçonné de mal penser. Difficile de faire pire dans le déni de liberté et de démocratie, car force est de constater qu'avec LOPPSI que nous sommes à des années lumières de la riposte graduée d’HADOPI.
Avec LOPPSI la protection de l'enfance devient un prétexte à la censure du Net.
Un internet comme celui-ci, cela existe en chine ou l’état communiste et dictatorial n’hésite pas à censurer tout ce qui le dérange, sauf que l’internaute averti pourra à loisir continuer de surfer ou bon lui semblera en utilisant des proxies, en relevant la signature numérique du trojan pour le neutraliser ou tout simplement en passant à un système d’exploitation autre que Windows type Linux qui en plus est gratuit.
LOPPSI porte une atteinte grave, pas uniquement aux internautes mais également à Internet. Le développement économique du réseau français s’en trouvera affaibli, qui peut dire qu’il aime se sentir surveillé dans ses faits et gestes surtout dans sa vie privée ? Cette loi pourrait bien remettre en cause pas mal de choses à commencer par le commerce numérique.
L'examen de la loi LOPPSI doit faire l’objet d'un débat public à l’assemblée nationale et dans la rue si nécessaire.
Si l'objectif de lutter contre la pédopornographie est évidemment louable et partagé par tous, rien ne prouve que ce logiciel servira uniquement à censurer QUE les sites pédophiles, pour peu qu’un site pédophile reste en ligne plus de 8 jours. Une simple programmation d’un tel logiciel (sur ordre ou par zèle) permettra de blacklister n’importe quel site comme un blog émettant une opinion défavorable contre le gouvernement ou un de ses représentants.
LOPPSI prévoit entre autre la «perquisition numérique», qui permettra aux autorités sur commission rogatoire de mettre en place un dispositif technique ayant pour objet, sans le consentement des intéressés d’accéder à tout moment, à des données informatiques, de les enregistrer, les conserver et les transmettre, telles qu’elles s’affichent sur un écran pour l’utilisateur.
Pour faire simple, un trojan pourra être envoyé sur n’importe quel ordinateur sous couvert d’une loi censée protéger l'enfance, mais qui permettra d’éplucher un disque dur (données et correspondances) de n’importe quel internaute soupçonné de mal penser. Difficile de faire pire dans le déni de liberté et de démocratie, car force est de constater qu'avec LOPPSI que nous sommes à des années lumières de la riposte graduée d’HADOPI.
Avec LOPPSI la protection de l'enfance devient un prétexte à la censure du Net.
Un internet comme celui-ci, cela existe en chine ou l’état communiste et dictatorial n’hésite pas à censurer tout ce qui le dérange, sauf que l’internaute averti pourra à loisir continuer de surfer ou bon lui semblera en utilisant des proxies, en relevant la signature numérique du trojan pour le neutraliser ou tout simplement en passant à un système d’exploitation autre que Windows type Linux qui en plus est gratuit.
LOPPSI porte une atteinte grave, pas uniquement aux internautes mais également à Internet. Le développement économique du réseau français s’en trouvera affaibli, qui peut dire qu’il aime se sentir surveillé dans ses faits et gestes surtout dans sa vie privée ? Cette loi pourrait bien remettre en cause pas mal de choses à commencer par le commerce numérique.
L'examen de la loi LOPPSI doit faire l’objet d'un débat public à l’assemblée nationale et dans la rue si nécessaire.
La surveillance d'Internet est instaurée, et chaque internaute devient responsable de sa connexion, avec en filigrane l'utilisation forcée d'un mouchard sur son ordinateur pour pouvoir se dédouaner le cas échéant.
Belle avancée pour la democratie
Je n'ai pas étudié en détail ce projet de loi, mais l'un de ces articles me fait sursauter, qui impose "aux fournisseurs d’accès à Internet l’obligation d’empêcher sans délai l’accès aux contenus illicites dont les adresses électroniques sont désignées par arrêté du ministre de l’intérieur sous peine d’un an d’emprisonnement et de 75.000 euros d’amende."
Autrement dit, ce n'est plus la justice qui dira si tel ou tel site a un contenu "illicite", mais... le ministère de l'Intérieur, et sans en avoir à rendre compte à personne, et toujours en dehors de toute procédure judiciaire, il pourra en interdire l'accès en imposant cette censure aux fournisseurs d'accès sous peine de sanctions pénales.
Ca fait effectivement très peur !