Burka
Par Patrice Remy le mardi 23 juin 2009, 14:41 - Religion - Lien permanent
Fanny Truchelut avait été été condamnée le 8 octobre 2008, par la Cour d’appel de Nancy à deux mois de prison avec sursis et 6 000 € de dommages et intérêts pour discrimination religieuse. Son crime : avoir demandé en août 2006 à deux femmes voilées qui se présentaient avec leur famille dans mon gîte, de retirer leur voile dans les parties communes. Fanny Truchelut réagit sur son site : A haute voix sur le port de la burqa par lettre une ouverte dans laquelle elle invite les politiques à avoir « le courage d’aller plus loin » en interdisant le port dans l’espace public de tout signe religieux ostentatoire
Lettre ouverte aux députés qui ont signé la demande de commission d’enquête proposée par Monsieur GERIN
Voir également:
Voile islamique : Fanny Truchelut n'est pas coupable !
Affaire Truchelut : A voix haute
|
Monsieur le Député, Je serais restée silencieuse jusque la sortie de mon livre s’il n’y avait pas eu cette information : A l’initiative de M. GERIN, s’ouvre un débat sur le port de la burka. Je cache ma joie…….. Je m’appelle Fanny Truchelut, vous le savez sans doute, j’ai été condamnée pour discrimination religieuse à 2 mois de prison avec sursis et 6.000 € de dommages et intérêts pour avoir demandé à deux femmes voilées de le retirer dans les parties communes de mon gîte. Trois associations se sont portées partie civile: la LDH, le MRAP et la LICRA. A la suite de cette condamnation, deux de ces associations dites des droits de l’homme, MRAP et la LICRA n’ont pas hésité à m’envoyer les huissiers pour récupérer leur fond. Dans cette affaire, j’ai tout perdu, sauf mon honneur car je sais que la cause que je défends est juste. Lorsque j’ai fait cette demande, j’étais motivée par trois choses, le droit des femmes (ma défense à mon premier procès), la laïcité et la loi de 1905 (baptisée bébé, j’ai 4 enfants que je n’ai pas baptisés, l’aîné à 31 ans). Sujets auxquels je suis profondément attachée par l’histoire de ma famille et la mienne. Les politiques, les philosophes, les féministes, les associations en tout genre (dont celles dites des droits de l’homme et des femmes) sont responsables de la situation que nous vivons aujourd’hui et le sont aussi dans ma condamnation. L’émergence progressive des droits de l’homme est devenue créatrice de droits pour l’individu, or la République implique une limitation des ces droits individuels en faveur du bien commun. Freud disait à propos des libertés : « La vie en société a ses exigences, c’est-à-dire ses règles dont on ne peut se passer. Elles sont nécessaires pour rendre la vie sociale possible. Par exemple, nous ne pouvons vivre en société dans le conflit permanent. Il y faut la concorde, la paix. Il faut organiser le travail, la distribution des biens de façon à ce que chacun trouve son intérêt. Or ceci n’est possible qu’à condition d’imposer des limites à l’égoïsme individuel qui nous incline à toujours nous préférer aux autres. Ces limites constituent les lois. » - voir la totalité du texte sur mon site internet : ce ne sont que des excuses. Personne n’a eu le courage de mettre en avant ce bien commun. Pire, depuis 20 ans, progressivement, vous avez fait de la majorité du peuple un peuple de pleutre qui plie par peur car s’ils osaient la « ramener » ils seraient traînés devant les tribunaux comme moi ou traités de racistes, ce que nous ne sommes pas. Vous voulez discuter de la nécessité de pouvoir identifier les femmes qui portent la burka. Tout le monde vous rejoint là-dessus mais le voile petit ou grand est un signe d’appartenance à une religion. Vous allez en enlever un morceau pour voir le visage, et après ? Il faut avoir Monsieur le Député, le courage d’aller plus loin. A l’émission d’Yves Calvi, Caroline Fourest qui n’a pas manqué de rappeler ma condamnation, justifiée selon elle, disait aussi qu’il fallait discuter de ce phénomène « marginal » sous l’angle du droit des femmes. Tous les présents ont repris en cœur sa formulation. Exit la laïcité et la loi de 1905. La loi de 1905 n’est pas née dans le calme et la sérénité mais dans le cadre d’un vrai combat porté par des forces progressistes, cela a débuté en 1789. La loi a permis non seulement à l’Etat l’apaisement des relations avec les Eglises, mais a garanti aux Français la paix civile. Je suis athée, je ne suis pas anticléricale, je respecte les croyances de chacun lorsque celles-ci sont pratiquées dans la sphère privée et dans les lieux de culte. Si je dois supporter de voir dans l’espace public des signes d’appartenance à une religion, je ne me sens plus respectée. Lorsque la loi de 1905 fut promulguée, l’Islam n’était pas présent en France, difficile de prévoir à l’époque l’émergence de cette religion qui allait devenir la deuxième du pays, avec quatre à cinq millions de musulmans : une population largement issue de l’immigration. Si La France est parsemée d’églises catholiques, c’est le témoignage d’une histoire millénaire (c’est un constat objectif). La religion musulmane ne bénéficie en France d’aucun « héritage » en matière de lieux de culte. Cependant depuis la création du Conseil français du culte musulman (CFCM) en 2003, Il s’ouvrirait un lieu de culte musulman tous les 10 jours. En laissant une religion se montrer dans l’espace public, vous ouvrez la porte à tous les intégrismes ou chacun se montrera affublé de son appartenance, vous avez la responsabilité de mettre en péril la paix civile. L'histoire jugera. Je vous demande de bien vouloir accepter de me rencontrer sur Paris. Je vous invite à visiter mon site internet (voir le choc des photos). Je vous adresse Monsieur le Député, mes respectueuses salutations. Fanny Truchelut |
Voir également:
Voile islamique : Fanny Truchelut n'est pas coupable !
Affaire Truchelut : A voix haute
Partager sur Facebook - Wikio - Scoopeo
