Les dessus et les dessous du discours
Par Patrick Gorgeon le mercredi 24 juin 2009, 08:48 - Politique - Lien permanent
En dépit de la présence du soleil, le 22 juin 2009, à Versailles, le cliché de fin de discours prononcé par le chef de l’Etat est triste : « un vieux pays, sur un vieux continent, avec une vieille civilisation ».En traçant les voies d’un « nouveau modèle de croissance » pour l’après crise ; en promettant de parachever des « réformes courageuses » et en annonçant le lancement d’un emprunt d’Etat, Nicolas Sarkozy a t’il su convaincre et redonner confiance ?
A la veille d’un remaniement et surtout à la veille de la publication des derniers chiffres du chômage qui viendront encore ternir la photo, il a affirmé : « Plus rien ne sera comme avant »
Certes, ce discours devant les parlementaires dont certains
avaient décliné l’invitation et d’autres
refusé de participer au débat qui s’en
est suivi, fût une première depuis 1875
Il a invoqué l’héritage du Conseil national de la Résistance et des Trente glorieuses pour appeler la classe politique, les partenaires sociaux et la société civile à inventer la France de demain.
Toutefois, Nicolas Sarkozy a avoué : « La crise n’est pas finie… Nous ne savons pas quand elle se terminera »
Avant d’ajouter : « Considérer la crise comme une parenthèse qui sera bientôt refermée…serait une erreur fatale »
Rappelant que dans les heures les plus sombres de notre histoire, le Conseil National de la Résistance avait su rassembler toutes les forces politiques pour forger le pacte social qui allait permettre la renaissance française, et en se fixant pour objectif de mettre l’économie au service de l’Homme , et non l’inverse, il a présenté à grands traits son dessein.
Dans le nouveau modèle de croissance que la France appelle de ses vœux, qu’elle cherche à construire, le président de la République a affirmé : « Une place plus grande doit être faîte au travail, aux entrepreneurs, aux inventeurs, aux créateurs, à la production »
Il s’est ouvertement posé la question au milieu de son discours : « Pourquoi est-il si difficile de réformer notre pays… Pourquoi est-il si difficile de résoudre les problèmes structurels que tout le monde connaît ? »
Ce discours avait donc le mérite d’être honnête au regard des réalités politiques, économiques et sociales : « Sans investissement, il n’y a plus d’avenir »
Mais là où la situation se complique, c’est lorsque Nicolas Sarkozy déclare : « Nous mobiliserons des moyens nouveaux dans la ré-industrialisation des bassins d’emploi en difficulté » « le Grenelle de l’environnement va créer 600.000 emplois » « Nous allons donner à la production et au travail un nouveau modèle de croissance »
Car, même si à l’instar de chaque Français, le chef de l’Etat refuse de se résigner à la destruction de nos emplois et de nos industries; au fait que nos usines s’en aillent, que nos gâchions nos meilleurs atouts : les réalités sont là !
L’idée d’une France sans usines et sans ouvriers est sans aucun doute une idée folle. Mais c’est bien ce qui risque de se produire et nous menace le plus, comme le prouvent les délocalisations qui nous frappent : de la lingerie à l’aviation en passant par les énergies vertes.
Pour suivre la chronique en son et en images sur la webradio AWI
Il a invoqué l’héritage du Conseil national de la Résistance et des Trente glorieuses pour appeler la classe politique, les partenaires sociaux et la société civile à inventer la France de demain.
Toutefois, Nicolas Sarkozy a avoué : « La crise n’est pas finie… Nous ne savons pas quand elle se terminera »
Avant d’ajouter : « Considérer la crise comme une parenthèse qui sera bientôt refermée…serait une erreur fatale »
Rappelant que dans les heures les plus sombres de notre histoire, le Conseil National de la Résistance avait su rassembler toutes les forces politiques pour forger le pacte social qui allait permettre la renaissance française, et en se fixant pour objectif de mettre l’économie au service de l’Homme , et non l’inverse, il a présenté à grands traits son dessein.
Dans le nouveau modèle de croissance que la France appelle de ses vœux, qu’elle cherche à construire, le président de la République a affirmé : « Une place plus grande doit être faîte au travail, aux entrepreneurs, aux inventeurs, aux créateurs, à la production »
Il s’est ouvertement posé la question au milieu de son discours : « Pourquoi est-il si difficile de réformer notre pays… Pourquoi est-il si difficile de résoudre les problèmes structurels que tout le monde connaît ? »
Ce discours avait donc le mérite d’être honnête au regard des réalités politiques, économiques et sociales : « Sans investissement, il n’y a plus d’avenir »
Mais là où la situation se complique, c’est lorsque Nicolas Sarkozy déclare : « Nous mobiliserons des moyens nouveaux dans la ré-industrialisation des bassins d’emploi en difficulté » « le Grenelle de l’environnement va créer 600.000 emplois » « Nous allons donner à la production et au travail un nouveau modèle de croissance »
Car, même si à l’instar de chaque Français, le chef de l’Etat refuse de se résigner à la destruction de nos emplois et de nos industries; au fait que nos usines s’en aillent, que nos gâchions nos meilleurs atouts : les réalités sont là !
L’idée d’une France sans usines et sans ouvriers est sans aucun doute une idée folle. Mais c’est bien ce qui risque de se produire et nous menace le plus, comme le prouvent les délocalisations qui nous frappent : de la lingerie à l’aviation en passant par les énergies vertes.
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