Selon une étude diffusée le 1er juillet par le Fonds de financement de la CMU, en région parisienne, un médecin sur quatre refuse de soigner les bénéficiaires de cette aide visant à donner aux personnes les plus démunies accès à l’ensemble de l’offre de soins publique et privée avec application du tiers payant. De plus, certaines spécialités se montrent plus réfractaires que d’autres à la CMU, sachant que le taux de refus atteint 38,1% pour les gynécologues.

D’après un testing effectué sur Paris par un journaliste du quotidien les Echos : 36% des dentistes et 38% des cardiologues refusent de recevoir les « Cmuistes »

Mise sur pied par Lionel Jospin et Martine Aubry en janvier 2000, la couverture maladie universelle complémentaire gratuite concernait en 2008 quelque 4,2 millions de personnes.

Jugeant « intolérable » toute discrimination liée aux moyens financiers des malades, Roselyne Bachelot, ministre de la Santé et des Sports, a tenu a condamner ce type de pratique de certains médecins, lors de la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. Car en décidant de prendre en charge presque totalement le coût des soins des personnes dont les revenus sont faibles, c’est à la fois une réforme et un acte de solidarité fort dont témoigne notre pays.

Pour tenter de mieux comprendre la situation, la webradio de la CPAM s’est tournée vers Bernard Le Douarin , président du Conseil départemental de l’Ordre des Médecins du Val-de-Marne qui a accepté de répondre à nos questions.

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