Doit-on encore faire confiance à Philippe de Villiers ?
Par Medias Libres le jeudi 6 août 2009, 08:17 - Politique - Lien permanent
Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France (MPF), se dit prêt à rejoindre la majorité présidentielle et à faire alliance avec l’UMP en vue des « prochains combats électoraux », notamment les régionales de mars 2010. Le président du conseil général de Vendée annonce qu’il « accepte la proposition de Nicolas Sarkozy » d’« intégrer à la rentrée le comité de liaison de la majorité présidentielle »
Il va décidément devenir de plus en plus difficile de faire confiance à un homme politique.
En mai 2005, Philippe de Villiers fait campagne pour le Non au référendum sur la constitution européenne. Il s'attribue une partie de la victoire du Non.
Il se rapproche de l'Extrême droite « Je suis le porte-parole des derniers Mohicans. L'idée française est en train de mourir. ». Plusieurs cadres du Front National de Jean-Marie Le Pen rejoignent les rangs du MPF.
Philippe de Villiers récupérant ainsi un électorat Front National un peu plus perdu à chaque déclarations suicidaires de Jean-Marie LePen.
Sur l’islam, Nicolas Sarkozy et l’Europe
Devenu le porte parole fréquentable de celles et ceux qui trouvent que la France n’est plus la France, qu’elle ressemble un peu plus chaque jour au tiers monde et à une terre d’islam, il déclarait dans Marianne en 2006 « Ce n’est pas à la France de s’adapter à l’islam, c’est à l’islam de s’adapter à la République. Je suis sourcilleux sur la laïcité. » Ou encore « Ce que je n’accepte pas, c’est que les collabos de l’islamisme souhaitent mettre la religion au-dessus de la République. ».
Philippe de Villiers publie « Les mosquées de Roissy » pour dénoncer des « rapports confidentiels inédits et des notes d'alerte destinées aux plus hautes autorités de l'État à travers, preuves à l'appui, que des islamistes sont parvenus à infiltrer les services de sécurité des grands aéroports et à prendre le contrôle de zones entières où transitent bagages et passagers.
Sur Nicolas Sarkozy non plus il n’avait pas été tendre « J’ai avec Nicolas Sarkozy de grandes différences. La première c’est l’Europe : il veut faire passer par la fenêtre la constitution européenne alors que le peuple l’a refusé. La seconde divergence concerne l’idée du droit opposable en justice. » Nicolas Sarkozy est favorable au droit de vote des étrangers, il est pour un mariage homosexuel qui serait un contrat civil, pour la discrimination positive et le financement des mosquées.
Opposé au traité de Lisbonne qui « met fin à la démocratie en Europe », Philippe de Villiers préconise de laisser les « Peuples coopérer » et s'oppose aux règles uniformes élaborées par la Commission européenne.
Dans le monde PDV déclarait « Le traité de Lisbonne est profondément antidémocratique, puisqu'il dépouille les démocraties nationales et renforce les pouvoirs de la Commission de Bruxelles. »
Le MPF se voulait d'incarner« le patriotisme populaire, moderne et audacieux, c’est-à-dire la promotion de la France et la protection des Français face au mondialisme économique qui asphyxie nos emplois et nos entreprises, à l’européisme de Bruxelles qui veut nous priver de libertés, et au communautarisme islamique qui s’appuie sur une immigration massive et incontrôlée. »
Mais il faudra que Philippe de Villiers explique à celles et ceux qui lui ont fait confiance son alliance et allégeance à une formation politique donc le chef de file fixait le 17 décembre 2008, lors de son discours à l’Ecole Polytechnique, de nouvelles mesures de « discrimination positive » et lançait cet avertissement : « Si ce volontarisme républicain ne fonctionnait pas, il faudra alors que la République passe à des méthodes plus contraignantes encore. » et pourquoi il choisit de s'allier à tout ce qu'il dénonçait il y à encore peu
Un avis favorable à l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne, c'est pour bientôt ?
David Akermann
Sur l’islam, Nicolas Sarkozy et l’Europe
Devenu le porte parole fréquentable de celles et ceux qui trouvent que la France n’est plus la France, qu’elle ressemble un peu plus chaque jour au tiers monde et à une terre d’islam, il déclarait dans Marianne en 2006 « Ce n’est pas à la France de s’adapter à l’islam, c’est à l’islam de s’adapter à la République. Je suis sourcilleux sur la laïcité. » Ou encore « Ce que je n’accepte pas, c’est que les collabos de l’islamisme souhaitent mettre la religion au-dessus de la République. ».
Philippe de Villiers publie « Les mosquées de Roissy » pour dénoncer des « rapports confidentiels inédits et des notes d'alerte destinées aux plus hautes autorités de l'État à travers, preuves à l'appui, que des islamistes sont parvenus à infiltrer les services de sécurité des grands aéroports et à prendre le contrôle de zones entières où transitent bagages et passagers.
Sur Nicolas Sarkozy non plus il n’avait pas été tendre « J’ai avec Nicolas Sarkozy de grandes différences. La première c’est l’Europe : il veut faire passer par la fenêtre la constitution européenne alors que le peuple l’a refusé. La seconde divergence concerne l’idée du droit opposable en justice. » Nicolas Sarkozy est favorable au droit de vote des étrangers, il est pour un mariage homosexuel qui serait un contrat civil, pour la discrimination positive et le financement des mosquées.
Opposé au traité de Lisbonne qui « met fin à la démocratie en Europe », Philippe de Villiers préconise de laisser les « Peuples coopérer » et s'oppose aux règles uniformes élaborées par la Commission européenne.
Dans le monde PDV déclarait « Le traité de Lisbonne est profondément antidémocratique, puisqu'il dépouille les démocraties nationales et renforce les pouvoirs de la Commission de Bruxelles. »
Le MPF se voulait d'incarner« le patriotisme populaire, moderne et audacieux, c’est-à-dire la promotion de la France et la protection des Français face au mondialisme économique qui asphyxie nos emplois et nos entreprises, à l’européisme de Bruxelles qui veut nous priver de libertés, et au communautarisme islamique qui s’appuie sur une immigration massive et incontrôlée. »
Mais il faudra que Philippe de Villiers explique à celles et ceux qui lui ont fait confiance son alliance et allégeance à une formation politique donc le chef de file fixait le 17 décembre 2008, lors de son discours à l’Ecole Polytechnique, de nouvelles mesures de « discrimination positive » et lançait cet avertissement : « Si ce volontarisme républicain ne fonctionnait pas, il faudra alors que la République passe à des méthodes plus contraignantes encore. » et pourquoi il choisit de s'allier à tout ce qu'il dénonçait il y à encore peu
Un avis favorable à l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne, c'est pour bientôt ?
David Akermann




Commentaires
Il y a des départs à la retraite tonitruants, avec pince-fesses et flonflons… et il y en a d’autres plus discrets, les fesses très pincées et étouffée par la lourdeur de la chaleur estivale. L’avis de décès des ambitions nationales du vicomte Philippe Le Jolis de Villiers de Saintignon est de ceux-là.
C’est le quotidien Libération qui l’a poussé à l’aveu, au détour d’un entretien auquel sinon personne n’aurait sans doute guère prêté d’attention. Le Figaro et Le Monde ont relayé “l’affaire”, faute d’événements plus excitants et quelques sites internet d’une droite plus radicale que celle de l’intéressé s’en sont à peine gaussés : « Même pas drôle ! »
En reconnaissant songer à « entrer au comité de liaison de la majorité présidentielle présidé par Jean-Claude Gaudin », Philippe de Villiers rentre donc à son bercail politique, comme un fils retourne dans sa famille après s’être couvert de dettes et aphone d’avoir trop plastronné qu’on allait voir ce qu’on allait voir…
Fredonne-t-on du côté du Puy-du-fou : « Il est tombé dans la peine, c’est la faute à Le Pen ; le nez dans le ruisseau, c’est la faute à Sarko » ?
La faute à Le Pen ? Il comptait bien prendre sa place, encore aurait-il fallût que le président du FN la lui laissa… et le menhir breton ne semble toujours pas décidé à passer la main, pas même à ses plus proches, alors à lui, à quel titre, vraiment ! Bien fous ceux qui y ont crû !
La faute à Sarko ? Sans doute, si toute son aventure politique n’a jamais eu d’autre sens, comme beaucoup le pensent, que de freiner l’ascension du Front national. L’actuel hôte de l’Élysée a fait le travail à sa place.
Son échec est tel qu’il lui serait sans doute plus grotesque encore de s’acharner que d’abandonner.
Laisser tomber, oui, mais il aurait pu le faire avec panache. En se retirant définitivement de l’arène politique, il gardait la tête haute et l’estime que méritent ceux qui se sont battus sincèrement en mettant leurs convictions au bout de leur engagement.
Philippe de Villiers préfère se défiler par la petite porte de service de la domesticité pour rappeler à ses maîtres quelques gages non perçus – un éventuel maroquin au gouvernement – ou pour conserver coûte que coûte ceux déjà reçus : la présidence du Conseil général de Vendée.
Car tel est désormais la piètre ambition du Président du bien pompeusement nommé Mouvement pour la France (MPF) au sein de ce « comité Théodule » qui réunit à la solde de l’UMP Hervé Morin (Nouveau Centre), Jean-Marie Bockel (Gauche moderne) et Éric Besson (ancien socialiste), tous riches des trente deniers de Judas !
Philippe de Villiers n’aura trahi que ses troupes, lui ! Encore heureux qu’elles ne furent jamais très importantes…
http://www.philipperanda.com/cc/art...
C'est bien mal connaître l'homme pour en arriver à croire que PDV se range. Croyez-moi ce n'est pas parce qu'il accepte le dialogue avec la majorité gauchiste qu'il va devenir béni oui oui. On l'a bien vu lors de sa participation à la commission sur la réforme des collectivités locales, PDV n'a pas tu ses divergences de vue, et ce n'est pas demain qu'il le fera. PDV est le seul homme politique à qui l'on peut faire confiance, c'est justement ça qui le différencie, alors arrêtons les interprétations douteuses svp.
Adresse aux directions nationales du Mouvement Pour la France et des Jeunes Pour la France.
A Paris, le mardi 4 août 2009,
Je n’ai pas besoin de plus de quinze lignes pour annoncer qu’au terme de cinq années d’engagement actif au sein du Mouvement Pour la France, j’ai décidé de quitter cette formation politique qui ne défend plus les idéaux m’ayant poussé à m’engager il y a quelques années. J’ai décidé de ne plus cautionner un parti politique qui s’éloigne au fil du temps de ses fondamentaux. C’est ainsi que je démissionne tout naturellement de mes postes de secrétaire général des JPF et de coordonnateur régional des JPF d’Ile-de-France.
La tiédeur des positions, la pratique de la langue de bois et l’esprit de collaboration avec l’anti-France incarnée par l’UMP m’écœurent. La nouvelle stratégie de cohabitation déguisée mise en place que nous connaissons dégoûtera toute personne ayant un minimum d’intégrité. Le pragmatisme ne doit pas se transformer en trahison !
C’est donc pour des raisons purement politiques que je quitte définitivement le MPF sans pour autant regretter mes années passées en son sein. C’est avec beaucoup de liberté et dans une totale indépendance que je prends cette décision.
J’invite les militants du Mouvement à bien comprendre que l’on ne reste pas dans un Mouvement qui ne se positionne plus uniquement en fonction de la Patrie. Je les invite également à ne pas se laisser berner par la démagogie et les discours creux.
J’ajoute que le désarroi de militants parmi les plus actifs ou de responsables locaux engagés de longue date se fait sentir. Il est accompagné d’une sensation de trahison. Beaucoup de départs se profilent.
Le MPF change. Je ne change pas. Une certaine cohérence politique et morale m’indique de m’en aller.
C’est chose faite, je n’ai rien à ajouter.
Eudes Grangé
Et dire que je l'ai soutenu en 1995...
j'ai honte....
Voila pourquoi les gens ne votent plus, notamment moi, je ne suis même plus inscrit sur les listes électorales. ...
Le MPF explosera, certains iront au FN d'atres au Ps, d'autres encore au modem ou à Debout la France. Quelques uns suivront Mde Villiers dans son reniement.
Tiens une ouverture à droite
Les cocus du FN peuvent lever le doigt et se le rentrer ou je pense
Force est de constater que la manoeuvre de Villiers valide en tous points ce que le FN disait lors de la campagne présidentielle de 2007 : un souverainiste de façade qui n'est en réalité que le flotteur droit de la très euro-mondialiste UMP de Sarkozy.
Encore une prophétie frontiste qui s'accomplit...
Je croyais Philippe de Villiers un homme d'honneur et de convictions, au-dessus des magouilles politiques.
Malheureusement, il semble qu'il n'en soit rien et que l'attrait des faveurs, accordées par Sarkozy à ses courtisans, ait pris le pas sur le respect de ses électeurs.
L'UMP l'a usé jusqu'à la corde,s'en servant encore aux européennes,ou les liste mpf libertas ont peut être coûté 2 sièges au FN( Sud ouest et Paca).
Après ce dernier combat,son patron l'a fait rentrer au bercail.
Ses derniers partisans auront le choix ,ou avaler la couleuvre européenne avec l'ump et espérer des miettes
ou rejoindre les nationalistes FN
ça un homme d'honneur ,rejoindrel'umps, et bien aucune crédibidilitée,le fn est resté sur ses positions depuis tant d'années, heureusement que ses troupes ne sont pas nombreuses; car cette trahison nous montre qu'il n'a jamais été un souverainiste
Je crois que la réponse est dans la question...
J'invite tous les déçus du mpf dont Eudes Grangé à rejoindre Nicolas Dupont-Aignan, qui a signé une tribune assassine mais juste sur son blog.
Dès le départ, la candidature de l'improbable trio MPF-Libertas-CNPT n'aura donc rien changer à rien, pire même, aura renforcé les oui-ouistes.