Des incidents présentés comme similaires ont été signalés au Royaume-Uni, aux Etats-Unis et au Japon. Apple est d’ailleurs suspecté d’avoir tenté d’étouffer l’explosion d‘un iPod touch appartenant à une jeune britannique de 11 ans. Une information à laquelle on accorde d’autant plus de crédit qu’elle n’a pas été sortie par un tabloïd anglais, mais par le Times. Une sale histoire qui n’arrange pas les affaires d’Apple et doit réjouir la concurrence.

Pourtant, certains dont Eric Lebourlou, spécialiste téléphonie mobile au magazine Sciences et Vie Micro, estiment que l’heure n’est pas à l’emballement. « Ca n’arrive pas qu’ aux iPhone. Il arrive que des appareils électroniques aient des problèmes de batteries, que la partie surchauffe, gonfle, gondole et finalement perturbe la forme de l’appareil », déclarait ce dernier à France Info. D’autre part, les différentes affaires ne sont pas exactement semblables. En France, il s’agit d’un écran de iPhone qui éclate apparemment sans surchauffe. En Grande Bretagne c’est un iPod Touch carbonisé après une surchauffe. Rien ne prouve donc que ces phénomènes aient les mêmes causes.

Néanmoins, sur ce point de la surchauffe certaines questions demeurent. Notamment à propos du retardateur de feu au Brome. Celui-ci n’est plus contenu dans l’iPhone ou le iPod Touch depuis le début de l’année 2009 suite à l’ajout d’un matériau développé par DSM qui en exclut l’utilité. Une bonne chose pour l’environnement puisque cette matière dégageait des dioxines, mais qu’en est-il de la sécurité ? Sachant que le changement d’un matériau peut avoir des répercussions sur 50% des produits contenus dans l’appareil, selon Martin Bésieux chargé de campagne sur la toxicité à Greenpeace, on attend avec impatience des analyses sérieuses et une transparence totale de la part d’Apple.

C’est un coup dur pour l’image de la marque à la pomme qui devra user de tout son talent de communiquant pour éviter que ces affaires ne se répercutent sur ses chiffres de ventes. Apple et son iPhone sont rentrés de plein pied dans une zone de turbulences médiatiques et croisent maintenant les doigts pour que ses clients appliquent le vieux slogan : « think different ».

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