Doit-on avoir peur de l’iPhone ?
Par greenzer (contributeur) le jeudi 20 août 2009, 08:20 - Technologie - Lien permanent
Depuis qu’un jeune toulousain a vu l’appareil lui exploser entre les doigts, l’iPhone est devenu l'objet de toutes les critiques. Tous les médias reprennent depuis mardi dernier la mésaventure de Romain 17 ans, témoin impuissant d’une demi-heure d’explosion du téléphone mobile. Un véritable climat de suspicion s’installe autour du smart phone vedette d'Apple. Mais doit-on réellement s’inquiéter ?Une commission américaine sur la sûreté des produits pointe pour sa part une défaillance des batteries lithium-ion, batteries qui équipent notamment les voitures propres. Une hypothèse confortée par plusieurs témoignages qui font état de surchauffe de certains appareils Apple avant leur explosion. Oui, il s’agit bien de plusieurs témoignages, car malheureusement pour Apple et pour le consommateur, cette affaire toulousaine n’est pas un cas isolé.
Pourtant, certains dont Eric Lebourlou, spécialiste téléphonie mobile au magazine Sciences et Vie Micro, estiment que l’heure n’est pas à l’emballement. « Ca n’arrive pas qu’ aux iPhone. Il arrive que des appareils électroniques aient des problèmes de batteries, que la partie surchauffe, gonfle, gondole et finalement perturbe la forme de l’appareil », déclarait ce dernier à France Info. D’autre part, les différentes affaires ne sont pas exactement semblables. En France, il s’agit d’un écran de iPhone qui éclate apparemment sans surchauffe. En Grande Bretagne c’est un iPod Touch carbonisé après une surchauffe. Rien ne prouve donc que ces phénomènes aient les mêmes causes.
Néanmoins, sur ce point de la surchauffe certaines questions demeurent. Notamment à propos du retardateur de feu au Brome. Celui-ci n’est plus contenu dans l’iPhone ou le iPod Touch depuis le début de l’année 2009 suite à l’ajout d’un matériau développé par DSM qui en exclut l’utilité. Une bonne chose pour l’environnement puisque cette matière dégageait des dioxines, mais qu’en est-il de la sécurité ? Sachant que le changement d’un matériau peut avoir des répercussions sur 50% des produits contenus dans l’appareil, selon Martin Bésieux chargé de campagne sur la toxicité à Greenpeace, on attend avec impatience des analyses sérieuses et une transparence totale de la part d’Apple.
C’est un coup dur pour l’image de la marque à la pomme qui devra user de tout son talent de communiquant pour éviter que ces affaires ne se répercutent sur ses chiffres de ventes. Apple et son iPhone sont rentrés de plein pied dans une zone de turbulences médiatiques et croisent maintenant les doigts pour que ses clients appliquent le vieux slogan : « think different ».
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