Acouphènes: ces bruits qui pourrissent la vie
Par Alain Malheux le mardi 1 septembre 2009, 08:23 - Santé - Lien permanent
Un son que l'on est seul à entendre. Qui siffle, bourdonne, grésille, s'installe un moment puis s'en va. Ce trouble auditif a un nom: acouphène. Certains le subissent en permanence. Selon différentes études, 10 à 15 % de la population seraient concernés, dont 1 600 000 personnes qui qualifient ces maux d'« agressifs » et 300 000 d'« intolérables ». Et si ce bruit peut être atténué, on réussit rarement à le faire disparaître complètement. Ils altèrent profondément le quotidien des personnes qui en souffrent.Ce ne sont ni des hallucinations, ni des désordres psychiques. Les acouphènes désignent des bourdonnements ou des sifflements aigus perçus dans les oreilles. Dans 1 à 2 % des cas, ils sont qualifiés d'« objectifs »: liés à une authentique source sonore, ils peuvent être entendus par d'autres individus. Ils sont alors provoqués par des anomalies physiques: problèmes vasculaires, contractions musculaires dans la sphère ORL ou défauts de l'architecture de l'oreille interne. Mais dans leur très grande majorité (de 98 à 99 % des cas), ils sont subjectifs: aucune tierce personne ne les perçoit. Ils ont des origines très diverses, du simple bouchon de cérumen à des maladies complexes comme le syndrome de Ménière (atteinte de l'oreille interne), en passant par l'otite banale ou la perforation du tympan.
Différentes possibilités thérapeutiques
Quand l'acouphène a une cause organique, il suffit de traiter cette dernière pour le circonscrire. Sinon, il existe plusieurs types de traitement. L'habituation sonore est largement pratiquée: elle consiste à introduire dans la vie du patient un bruit de fond pour lui faire « oublier » l'acouphène. Par exemple, on utilise un appareil auditif spécifique, le générateur de bruit blanc. Les thérapies comportementales et cognitives sont aussi utiles puisqu'elles lui apprennent à se détacher du stress créé par le son et le dominer
D'autre part, le recours aux médicaments est possible, mais il reste exceptionnel: les ORL prescrivent parfois des anticonvulsivants à petites doses, Enfin, on peut miser sur les médecines douces comme la sophrologie, l'hypnose ou le yoga.
Certains comportements et métiers favorisent les acouphènes
Utilisez avec modération votre baladeur CD ou MP3 pas plus d'une heure à volume moyen. Et ne vous servez que des écouteurs ou du casque vendus avec ce produit qui garantissent un respect du seuil maximal. Enfin veillez à ne pas dépasser le palier critique de 100 décibels.
Si votre métier vous confronte au bruit (ouvriers de la métallurgie, du BTP etc..) portez des protections en mousse qui diminuent la pression sonore de 20 à 35 décibels. Pour les musiciens, autre profession exposée il existe des modèles spéciaux en silicone qui amortissent le volume sonore tout en conservant la perception des variations harmoniques.
Ou en est la recherche scientifique ?
Plusieurs pistes sont explorées en ce moment par les chercheurs dans le domaine du traitement des acouphènes. La technique d'électrostimulation magnétique de l'aire auditive du cerveau paraît assez prometteuse, comme celle qui consiste à injecter de la dopamine à l'intérieur du tympan. En revanche, l'intérêt de la toxine botulique administrée dans l'oreille paraît assez anecdotique: elle devrait se limiter au traitement de certains acouphènes objectifs.
Différentes possibilités thérapeutiques
Quand l'acouphène a une cause organique, il suffit de traiter cette dernière pour le circonscrire. Sinon, il existe plusieurs types de traitement. L'habituation sonore est largement pratiquée: elle consiste à introduire dans la vie du patient un bruit de fond pour lui faire « oublier » l'acouphène. Par exemple, on utilise un appareil auditif spécifique, le générateur de bruit blanc. Les thérapies comportementales et cognitives sont aussi utiles puisqu'elles lui apprennent à se détacher du stress créé par le son et le dominer
D'autre part, le recours aux médicaments est possible, mais il reste exceptionnel: les ORL prescrivent parfois des anticonvulsivants à petites doses, Enfin, on peut miser sur les médecines douces comme la sophrologie, l'hypnose ou le yoga.
Certains comportements et métiers favorisent les acouphènes
Utilisez avec modération votre baladeur CD ou MP3 pas plus d'une heure à volume moyen. Et ne vous servez que des écouteurs ou du casque vendus avec ce produit qui garantissent un respect du seuil maximal. Enfin veillez à ne pas dépasser le palier critique de 100 décibels.
Si votre métier vous confronte au bruit (ouvriers de la métallurgie, du BTP etc..) portez des protections en mousse qui diminuent la pression sonore de 20 à 35 décibels. Pour les musiciens, autre profession exposée il existe des modèles spéciaux en silicone qui amortissent le volume sonore tout en conservant la perception des variations harmoniques.
Ou en est la recherche scientifique ?
Plusieurs pistes sont explorées en ce moment par les chercheurs dans le domaine du traitement des acouphènes. La technique d'électrostimulation magnétique de l'aire auditive du cerveau paraît assez prometteuse, comme celle qui consiste à injecter de la dopamine à l'intérieur du tympan. En revanche, l'intérêt de la toxine botulique administrée dans l'oreille paraît assez anecdotique: elle devrait se limiter au traitement de certains acouphènes objectifs.




Commentaires
merci de bien vouloir m'indiquer là où je pourrai m'injecter de la dopamine et quelle hôpital pratique la technique d'électrostimulation ?
J'attends impatiemment la réponse. Merci d'avance.
Il faut consulter votre spécialiste orl qui vous guidera selon votre type et fréquence d'acouphènes. On ne s'injecte pas de la dopamine dans l'oreille comme ça. Il y a plusieurs types d'acouphènes et 400 causes possibles.
Acouphènes :
On pose ici comme ailleurs la seule piste scientifique comme pouvant aider à la résolution de tels maux.
La piste psychologique est INCONTOURNABLE ; il faut ici aussi considérer ce qui est en amont : la plupart des scientifiques modernes sont maintenant d’accord pour dire que l’origine des maladies se trouve dans le stress oxydant ou oxydatif. La survenance d’acouphènes n’y déroge pas.
"C'est la médecine tout entière qui doit s'ouvrir à la psychologie et devenir psychosomatique. Ou pour mieux dire, avec WEISS et ENGLISH : « Toute maladie relève à la fois de l'esprit et du corps et toute thérapeutique est, de ce fait, de la médecine psychosomatique. Lorsqu'on en sera dûment persuadé, le terme psychosomatique pourra disparaître, les données qu'il traduit étant désormais impliquées dans le terme médecine ». Mais pour cela il faut que tous les médecins et psychiatres soient authentiquement formés à la psychologie et aient renoncé au préjugé organiciste." Marc-Alain Descamps (1992). Corps et psyché, p16.
C’est la piste (réellement) psychothérapeutique dans ce qu'elle intègre les neurosciences cognitives ou psychobiologie ( cf. www.psychobiologie.eu ) qui est à suivre parce qu'efficace.
Ne voulant pas affirmer sans preuve, voici le cas que j'ai accompagné en psychothérapie et qui a été résolu ; cette personne en a d’ailleurs témoigné sur Internet :
"Personnellement, pendant six mois j'ai souffert d'acouphènes ; j'ai consulté généraliste et ORL dont les traitements ont été inefficaces. Par contre, suite à un décodage avec Baudouin Labrique qui a été le " facilitateur " de ma prise de conscience, nous avons découvert ensemble le blocage à l'origine de ce mal handicapant. 24 heures plus tard, tout rentrait dans l'ordre... et définitivement. "
http://forums.france2.fr/france2/Ca...
Si certains pensent encore qu’il faille prouver quoi que ce soit au travers du prisme de l’expérimentation scientifique (de nature matérialiste et rationaliste), voici comment le Dr Thomas-Lamotte, neurologue (auteur de «Et si la maladie n’était pas un hasard ») montre que l’empirisme (observation concrète des cas in situ) est ce qui convient de mieux en pareil cas :
« La recherche médicale conventionnelle ne considère que la matérialité du corps (un assemblage de molécules en perpétuel remaniement) qu’elle observe et qu’elle quantifie grâce à des techniques particulières. Mais il est impossible d’étudier et de quantifier une cohorte de malades ou une série de cas – témoins quand il faut inclure le psychisme humain. La méthodologie est complètement différente. Au cas par cas, il faut écouter le malade pour qu’il confie « ce qu’il n’a jamais dit à personne ». Cette étude empirique n’en n’est pas moins rigoureusement scientifique. Elle vérifie que la logique (le fondement de la science) est bien respectée : « Si A est vrai, B est faux ». « S’il y a un effet, il y a toujours sa cause, et s’il y a une cause, il y a toujours son effet ». Or actuellement, notre monde a perdu la raison. Nous achetons du gratuit, ce qui par définition ne se s’achète pas. Les scientifiques en sont venus à amalgamer facteur de risque de la maladie et cause de la maladie. Leur recherche échoue puisqu’ils n’ont plus une démarche scientifique. C’est bien ce constat d’échec que faisait Yves Agid. »
http://www.pansemiotique.com/e107_p...
Livre « Et si la maladie n’était pas un hasard » http://www.lejardindeslivres.fr/mal...
Les acouphenes peuvent avoir plusieurs causes. Mais les 2 principales sont le bruit et le trouble de l'articulé dentaire connus sous le nom de SADAM (syndrome algo dysfonctionnel de l'appareil manducateur) ou syndrome de Costen (médecin ayant dans les année 30 fait le lien entres certains troubles ORL et la machoire). Les aucouphènes dans le cas du SADAM ne sont qu'un trouble parmis d'autres provoqués par un dysfonctionnement du corps faisant intervenir dents, posture, muscle, nerfs cranien...La compréhension du lien entre tout cela permet de se sortir du SADAM. La dépression en est un des symptômes, un goutierre occlusalse sera dans ce cas bien plus bénéfique qu'un psychologue, mais ce dernier peut avoir son utilité car bien que la solution soit simple en apparence (établir un équilibre de la machoire), on peut errer des années de dentiste en dentiste car très peu maitrise le sujet. Avant tout il faut maitriser le sujet. Mon site vous permettra d'y voir plus clair: http://www.guerirdesacouphenes.com
Salut tout le monde.
Forcé de constater l'impuissance de la médecine à traiter efficacement nos parasites auditifs.
En attendant la solution scientifique qui n'est pas pour demain,hélas, j'ai trouvé ma propre solution pour m'aider à dormir à voir sur mon blog ci-dessus.
courage et à +
manolin
Bonsoir,
Ceci n'est qu'un témoingnage. Voilà près de 30 ans que j'ai des acouphènes, ces sifflements qui ressemblent au sifflement de la télé lorsque celle-ci ne fonctionnait pas 24h/24.
Ce soir, j'étais à une soirée disco (souvenir, souvenir) mais je suis reparti au bout d'environ une heure car le bruit était devenu insupportable. Je ne trouve pas les mots pour expliquer ce que je ressentis, si ce n'est qu'une douleur intense au niveau des oreilles, même en les bouchant c'était insupportable pour moi, j'ai laissé mes amis qui, eux, s'amusaient bien et je suis rentré chez moi.
Je me suis mis sur internet et j'ai cherché une fois de plus "bruit et acouphène", mais j'ai trouvé d'autre site et j'ai, en les regardant, compris pourquoi systématiquement, ou que je sois, je mets la radio, peu importe la station ou les émissions, je me rends compte qu'il ne s'agit, en fait, que d'un "bruit de fond", simplement pour couvrir l'acouphène, un substitut du "bruit blanc". Mon doc m'as prescrit du vasterel (faut y croire) mais...
Alors si quelqu'un connais un remède miracle ou une marque de bouchon auditif qui permet de vivre normalement, je suis preneur.
Je vous souhaite une bonne soirée et bon courage.
ppe52