Pour la pierre, plusieurs facteurs aggravants se conjuguent

Tout d’abord parce que les conséquences de la crise financière et économique mondiale sur la croissance des patrimoines des Français sont avérées. Selon une étude réalisée pour l’Observatoire des marchés de l’épargne et du crédit rendue publique début septembre par le BIPE, le patrimoine des Français a en effet enregistré une baisse historique en 2008 de -3% qui devrait atteindre - 2% en 2009.

Il s’agit bien d’un réel retournement de situation puisque depuis 1990, la croissance du patrimoine global des ménages français était d’environ +2 à 3% l’an.

Valeurs mobilières et valeurs immobilières sont prises dans la tourmente.

De plus, au delà des conséquences de la crise financière et économique sur le patrimoine des Français, un autre facteur important ne peut plus être ignoré.

Le gouvernement envisage en effet de n’accorder la déductibilité des intérêts d’emprunt qu’aux constructions répondant aux normes basse consommation pour le neuf, et de réduire progressivement l’avantage fiscal pour les logements anciens. Or ces derniers représentent la plus grosse part du parc immobilier détenue par les ménages en France.

Autrement dit, le parc immobilier ancien et récent va être confronté à un double défi, au risque de voir sa valeur vénale diminuer dans des proportions non négligeables. Qu’on se le dise : « Economies d’énergies et intégration des énergies renouvelables figurent donc bien au rang de priorités incontournables ».

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