Tout cela est bien joli mais ne pourra être que difficilement appliqué et pour cause. La large diffusion du wifi surtout en milieu urbain permet désormais à quiconque de se connecter à internet sur des réseaux non sécurisés. Des opérateurs comme Neuf SFR ou Free proposent en effet à leurs abonnés la possibilité de se connecter de n’importe ou et dans le cas de Free sans aucune restrictions. En clair un internaute qui aura sa ligne suspendue pourra comme il le désire surfer, télécharger à sa convenance sans passer par sa connexion internet.

Cette sanction est donc morte née, caduque et difficilement applicable. Sauf que la loi prévoit également une nouvelle punition : la contravention que recevra un abonné s'il n'a pas convenablement sécurisé son accès et qu'un tiers aura téléchargé illégalement depuis sa connexion.

Nous rentrons dans l’arbitraire le plus total, la présomption d'innocence est foulée aux pieds mais le plus perfide est que les pouvoirs publics demandent donc à chaque abonné internet d’être un spécialiste réseau capable de sécuriser une connexion.

Nous l’aurons compris il s’agit en fait comme pour les radars automatique de faire rentrer un maximum de fric dans les caisses, sans se préoccuper un instant de savoir si le possesseur d’une connexion est victime ou coupable. Un déni total de démocratie dans le seul but de satisfaire les amis d’une industrie qui n’a pas su s’adapter au bouleversement numérique et qui essaye par tous les moyens de se renflouer quite à faire payer  racketter des innocents

Comme pour la première loi Hadopi le conseil constitutionnel devrait émettre un avis défavorable, faute de quoi r chaque internaute sera considéré comme un potentiel coupable sans aucun moyen de se défendre