Hadopi 2ème version
Par Philippe Izard le mardi 22 septembre 2009, 08:13 - Décryptage - Lien permanent
La loi anti-piratage sur Internet été votée par l’Assemblée nationale (285 voix pour, 225 contre, dont 47 députés UMP), mais le PS a déposé un nouveau recours devant le Conseil constitutionnel. Si les fautifs persistent à télécharger après deux avertissements, leur accès Internet sera suspendu, pour un an au maximum. Seul un juge pourra en décider ainsi, et non la fameuse Hadopi comme le prévoyait la première loi.
L’abonné sanctionné n’aura bien sûr pas le droit de prendre un autre abonnement sinon il risquerait jusqu’à deux ans de prison. Et un abonné qui ne téléchargerait pas lui-même mais laisserait faire quelqu’un d’autre sur son ordinateur sera passible d’une contravention.
Tout cela est bien joli mais ne pourra être que difficilement appliqué et pour cause. La large diffusion du wifi surtout en milieu urbain permet désormais à quiconque de se connecter à internet sur des réseaux non sécurisés. Des opérateurs comme Neuf SFR ou Free proposent en effet à leurs abonnés la possibilité de se connecter de n’importe ou et dans le cas de Free sans aucune restrictions. En clair un internaute qui aura sa ligne suspendue pourra comme il le désire surfer, télécharger à sa convenance sans passer par sa connexion internet.
Cette sanction est donc morte née, caduque et difficilement applicable. Sauf que la loi prévoit également une nouvelle punition : la contravention que recevra un abonné s'il n'a pas convenablement sécurisé son accès et qu'un tiers aura téléchargé illégalement depuis sa connexion.
Nous rentrons dans l’arbitraire le plus total, la présomption d'innocence est foulée aux pieds mais le plus perfide est que les pouvoirs publics demandent donc à chaque abonné internet d’être un spécialiste réseau capable de sécuriser une connexion.
Nous l’aurons compris il s’agit en fait comme pour les radars automatique de faire rentrer un maximum de fric dans les caisses, sans se préoccuper un instant de savoir si le possesseur d’une connexion est victime ou coupable. Un déni total de démocratie dans le seul but de satisfaire les amis d’une industrie qui n’a pas su s’adapter au bouleversement numérique et qui essaye par tous les moyens de se renflouer quite àfaire payer racketter des innocents
Comme pour la première loi Hadopi le conseil constitutionnel devrait émettre un avis défavorable, faute de quoi r chaque internaute sera considéré comme un potentiel coupable sans aucun moyen de se défendre
Cette sanction est donc morte née, caduque et difficilement applicable. Sauf que la loi prévoit également une nouvelle punition : la contravention que recevra un abonné s'il n'a pas convenablement sécurisé son accès et qu'un tiers aura téléchargé illégalement depuis sa connexion.
Nous rentrons dans l’arbitraire le plus total, la présomption d'innocence est foulée aux pieds mais le plus perfide est que les pouvoirs publics demandent donc à chaque abonné internet d’être un spécialiste réseau capable de sécuriser une connexion.
Nous l’aurons compris il s’agit en fait comme pour les radars automatique de faire rentrer un maximum de fric dans les caisses, sans se préoccuper un instant de savoir si le possesseur d’une connexion est victime ou coupable. Un déni total de démocratie dans le seul but de satisfaire les amis d’une industrie qui n’a pas su s’adapter au bouleversement numérique et qui essaye par tous les moyens de se renflouer quite à
Comme pour la première loi Hadopi le conseil constitutionnel devrait émettre un avis défavorable, faute de quoi r chaque internaute sera considéré comme un potentiel coupable sans aucun moyen de se défendre
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Commentaires
Bonjour, une nouvelle initiative sur le web va bientôt faire grincer des dents les politiques et surtout les pro hadopi. Pourquoi? Me direz vous, et bien c’est simple à causse de ce nouveau site internet (www.zikdoccase.fr) que j’ai découvers et qui va ouvrir très prochainement, ce site offre la possibilité au internaute ayant aquit des morceaux de musique sur des plateformes légalees, de revendre à d’autre internaute et ceux après usage. Le principe du site est simple et légal, il s'agit de vendre ses vieux morceaux de musiques comme vous le faites avec vos vieux disques, sur des platefromes comme EBAY ou autre.
Et un nouveau coup dur pour Hadopi, un ! Si la loi fait peser toute responsabilité sur les épaules du détenteur de la connexion Internet, elle se garde bien d'évoquer d'éventuelle sanction pour le pirate qui se serait introduit sur le réseau Wi-Fi...
Du coup, on en vient facilement à penser que le "piratage de la connexion Wi-Fi du voisin" va devenir un sport national. Un sport pas si compliqué, surtout si votre voisin possède une Bbox. Grâce à une faille dévoilée ici : http://
www.crack-wpa.fr/forum/viewtopic.php?id=1360, il est possible de trouver la clé Wi-Fi d'origine des abonnés Bouygues Telecom en moins de 2 secondes !
La faute à l'opérateur lui-même, qui n'a pas trouvé utile de corriger une faille trouvée il y a plus d'un an sur certains modems Thomson, les mêmes que Bouygues met à disposition de ses abonnés...
Notre ancienne ministre de la Culture le prônait haut et fort, la France était selon elle, championne du monde du téléchargement illégal. Seulement pour prouver ses dires, les études mises en avant étaient tout sauf scientifiques
(http://www.numerama.com/magazine/11...html .
On sentait déjà des chiffres gonflés et une récente étude, très scientifique pour le coup, vient de placer la France dans une position beaucoup plus raisonnable et à priori plus proche de la réalité. Réalisée par l'Ipsos dans 12 pays différents et auprès de 6 500 internautes, elle place en pôle position non pas la France, mais la Chine, avec près de 80% d'internautes reconnaissant télécharger illégalement de la musique sur Internet. La France arrive alors en 10ème position avec seulement 15% d'internautes, bien loin de la moyenne des 12 pays, établie à 44%...
En conclusion du sondage, une vérité que le gouvernement s'acharne à vouloir nier : "Il est intéressant de relever que justement ces utilisateurs de pages illégales (de téléchargement de musique) utilisent aussi beaucoup plus les voies
légales de téléchargement et achètent davantage de disques que les internautes plus respectueux de la légalité"...
Source : http://www.numerama.com/magazine/13...
cette disposition revient à condamner le propriétaire d'un véhicule volé qui aurait servi dans un braquage au prétexte qu'il n'aurait pas suffisament protéger son véhicule. Etonnant non ?
Hadopi 2 a été... approuvée par le Sénat avec 13 voix contre 6 (1abstention et un total de 321 sénateurs !) et l'Assemblée avec 258 voix contre 131.
Les senils ne sachant pas de quoi ils cosent ont voté
Vive la république democratique populaire de francarabia
Hadopi. Le chapitre d'aujourd'hui pourrait sceller la fin du livre, avec une conclusion désormais entre les mains des Sages.
Le PS vient en effet de saisir le Conseil Constitutionnel suite à l'adoption du texte en début de semaine. Au menu des reproches, "les droits de la défense non respectés", "la présomption de culpabilité", la double peine ou encore la "faiblesse de la charge", toujours basée sur l'adresse IP.
Les Sages ont un mois maximum pour donner leur verdict... Et on se rappelle que la dernière fois ils avaient eu 10 jours d'avance...
(Source ADUF)
UN ATELIER de DVD pirates à l’Elysée !
L’affaire a fait la une du « Canard enchaîné » et le tour des sites Internet, hier. Selon l’hebdomadaire satirique, le service audiovisuel de la présidence de la République aurait réalisé et distribué en août 400 copies en DVD du portrait de Nicolas Sarkozy diffusé le 13 juillet sur France 5 dans la collection « A visage découvert », sans autorisation du producteur, Galaxie Presse, nimention de son nom sur la jaquette.
Une révélation embarrassante pour un président de la République qui a fait de la défense des droits d’auteur, notamment avec la loi Hadopi, une priorité