Agriculteurs: le beurre et l'argent du beurre
Par Patrick Gorgeon le vendredi 30 octobre 2009, 08:25 - Société - Lien permanent
Ils réclamaient 2 milliards d’euros, le chef de l’Etat leur a annoncé des prêts bancaires à hauteur de 1 milliard d'euros et 650 millions d'aide de l'Etat.
« A crise exceptionnelle : moyens exceptionnels. »
Car, l’agriculture n’est pas une grande muette. Récemment , ses représentants n’avaient hésité à manifester tant à Paris qu’en province ou encore à Bruxelles pour faire entendre leurs voix et obtenir des aides.
En France, l’agriculteur est le reflet type de l’identité nationale.
Installé sur ses terres qui, par endroits, valent des prix d’or, il est de nature grognon et peu enclin à l’innovation. Il aime les traditions. Il est fer de lance du terroir. Il est indémodable et traverse les siècles sans même s’en apercevoir. Oui, il y a des exceptions, mais elles sont loin de confirmer la règle. Quoi qu’il en soit, les feux de pailles allumés sur fond de contestations ont vite fait de se transformer en incendies. Tous ceux qui s’y sont frottés le savent.
Avec 1,6 millions d’actifs et près de 4 millions de retraités, le secteur agricole et agroalimentaire est en France l’un des piliers de notre économie puisqu’il représente 5% du PIB et réalise un chiffre d’affaires de 163 milliards d’euros.
D’où cette déclaration de Nicolas Sarkozy venu à Poligny dans le Jura pour rassurer les agriculteurs : « Il n’est pas question que la France laisse tomber son agriculture ».
Reste que l’agriculture a autant de vices que de vertus. Et que pour bien faire, il serait avant tout nécessaire de redéfinir les règles du jeu, en plaçant le développement durable et le respect de l’environnement à leur juste niveau.
Pourquoi ? Eh bien écoutez plutôt
Pour écouter la chronique sur la webradio AWI
Avec 1,6 millions d’actifs et près de 4 millions de retraités, le secteur agricole et agroalimentaire est en France l’un des piliers de notre économie puisqu’il représente 5% du PIB et réalise un chiffre d’affaires de 163 milliards d’euros.
D’où cette déclaration de Nicolas Sarkozy venu à Poligny dans le Jura pour rassurer les agriculteurs : « Il n’est pas question que la France laisse tomber son agriculture ».
Reste que l’agriculture a autant de vices que de vertus. Et que pour bien faire, il serait avant tout nécessaire de redéfinir les règles du jeu, en plaçant le développement durable et le respect de l’environnement à leur juste niveau.
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