Il aura fallu attendre 31 ans pour avoir le fin mot de la fameuse photo ou Chirac en caleçon serre la main de le Pen. Il s’agissait en fait d’un piège tendu par Lepen qui avait loué le bungalow voisin uniquement dans le but de piéger Chirac, mais comme il marchait tête baissée en rentrant de la plage, il n’aurait pas reconnu Lepen également en caleçon et lui finalement a serré la main.

J.Chirac règle ses comptes, il n'est pas tendre avec Giscar, Balladur, Sarkozy, Lepen et quelques autres, il faudra maintenant attendre la publication des mémoires de ceux qui se font gentiment aligner pour d'autres révélations croustillantes.

Voici quelques idées libres de droit qu'ils pourront puiser à volonté

J.Chirac est que l’un des plus anciens politiciens français, Président de la République durant 12 ans, Jacques Chirac se place, par ses positions de plus en plus à la pointe de la collaboration avec les pays arabes.

Spécialiste du retournement de veste, arriviste, sous le coup d’une procédure judiciaire pour emplois fictifs à la mairie de Paris, élu avec 82% des voix au même rang qu’un Brejnev et Castro : Jacques Chirac est un excellent représentant de la politique affairiste.

Jacques Chirac, né le 29 novembre 1932 d’une famille corrézienne, commence ses études secondaires à Paris pour rejoindre Sciences-Po avant d’intégrer l’Ecole Nationale d’Administration dont il sort dixième en 1959, dans la même promotion que Michel Rocard.

Etudiant, J.Chirac dont le cœur porte plutôt à gauche s’encanaille en vendant l’Humanité-Dimanche à la criée. Il signe même l’appel de Stockholm en faveur de l’interdiction des armes nucléaires, cause louable à priori mais que chacun sait totalement inféodée à Moscou et participant à une manipulation marxiste d’envergure.

Il intègre la Cour des Comptes avant d’être remarqué rapidement et nommé chargé de mission auprès du secrétariat général du gouvernement. Dès lors il naviguera à «droite» selon ce qu’il estime être son intérêt.
Depuis, son parcours politique se caractérise par d’impressionnants et nombreux reniements et volte-face en tous domaines.

Entre-temps il n’oublie pas de penser à ses propres intérêts. Ainsi il achète en 1969 pour 60 000 F une propriété qu’il estime n'être qu’une modeste maison de campagne corrézienne. En fait, il s’agit bel et bien d’un château du XVI siècle de 2000 m2 sur onze hectares de terrain qui, opportunément, sera déclaré « Monument historique » deux mois après son acquisition.

Il ne s’arrête pas là puisqu’à Paris il loue depuis 1977 une maison de 189 m2, idéalement située rue du Bac, avec un jardin de 500 m2 pour la modique somme de 11 000 FF. Soit un loyer de moins de 60 FF/m2, du jamais vu à Paris.

Aussi J.Chirac a toujours été en fonction et n’a jamais eu à se plaindre de son parcours politique qui le mènera depuis 1967, hormis six mois, toujours sous les lambris dorés et rassurants de la République : Ministères, Matignon et enfin l’Elysée.

Pour revenir à son parcours politique, notons qu’il était particulièrement europhobe à l’époque où il était conseillé par Marie-France Garaud. Aussi lance-t-il le célèbre « appel de Cochin » en 1978 où il fustigeait ceux qui préparaient l’inféodation de la France et qui consentaient à son abaissement.

Pourtant en 1992 il signait le traité de Maastricht sans état d’âme ! Sur l’euro, il disait, parmi d’autres déclarations, en 1990 «Faire une monnaie unique, cela veut dire que nous n’aurions plus de politique budgétaire nationale, plus de politique sociale indépendante, plus de politique de défense indépendante». Ou encore «Je suis absolument hostile au plan tendant à instituer en Europe une monnaie unique».

En 1998, les 14-16 juin au Conseil européen de Cardiff, il déclare «Un jour des historiens qui étudieront cette période rendront hommage au courage – et j’espère à la vision aussi – qui ont été ceux des chefs d’Etat et de gouvernement qui ont décidé d’adopter la monnaie unique.» «L’avènement de la monnaie unique est riche de promesses pour notre économie.»

Ou encore, le 8 janvier 2002 : «L’euro est le signe que nous pouvons nous rendre maîtres de notre destin».

Ce à quoi Marie-France Garaud commentait «Je croyais Chirac fait du marbre dont on fait les statues, je m’aperçois qu’il est fait de la faïence dont on fait les bidets».

On le voit, chez Jacques Chirac, les convictions importent peu et surtout il en change sans gêne aucune, par exemple le grand écart son discours légendaire sur « le bruit et les odeurs » et sa politique en faveur de l’immigration quelques années plus tard.

Mais le pire est encore à venir si l’on considère ses positions sur tout ce qui est d’ordre national.

Ainsi J.Chirac est le seul Président à avoir accepté la visite triomphale d’un Président algérien en France. Encouragé, Bouteflika viendra insulter le peuple français en juin 2000 jusqu’à l’intérieur même de l’Assemblée Nationale où il s’attaquera à la France coloniale dans un long discours particulièrement véhément, notamment envers les harkis.

J.Chirac sera le seul Président de la France à présenter des excuses à l’Algérie et à notre ancien monde colonial, et ce au nom de la France.

A un moment où notre pays est attaqué, de l’intérieur, par l’extrême gauche sur son passé réel ou supposé pendant la guerre d’Algérie, le président Chirac n’a eu ni l’honneur ni le courage de défendre son propre peuple. Il a préféré courber l’échine et en rajouter dans l’abject à l’encontre de la réalité historique. Il a préféré, de loin, s’incliner devant la réécriture de l’histoire par la gauche socialo-communiste comme cela a déjà été fait pour la seconde guerre mondiale.

Ainsi grâce à J.Chirac nous sommes passés dans une phase de repentance perpétuelle, car il n’en était pas à son coup d’essai.

En effet, sitôt élu, lors de son premier mandat présidentiel, il affirmait sans ambages la culpabilité et la responsabilité de la France (pas du régime de vichy, mais de la France) dans le sort réservé aux Juifs pendant la seconde guerre mondiale au détriment de la cohésion nationale dont il est censé être le garant.

Pour l’Algérie il a les yeux de Chimène. Il se rend à Alger, y est accueilli en héros, car là-bas on sait reconnaître ses amis, ses donateurs aux yeux fermés.
Il ne manque pas de distribuer l’argent des contribuables français pour les inondations d’Alger mais oublie les Français qui souffrent et qui ont tout perdu. Il oublie aussi de condamner les contrats gaziers qui lient la France et l’Algérie et qui sont toujours à des prix largement supérieurs à ceux du marché international.

A Paris, la France est sifflée au stade de France: Il n’a pas de réaction à part quitter le stade. Envers l’Algérie, pas de vagues possibles. Mais J.Chirac ne s’est pas arrêté là et a mené toute sa vie une politique étrangère particulièrement pro-arabe.

Dans quel but ? Selon quels intérêts ? La question se pose car à ce jour nous n’en voyons pas les bénéfices pour la France.

Si dès 1975, J.Chirac autorise le lancement d’une centrale nucléaire en Irak (Osirak), alors que chacun connaît l’instabilité du Proche-Orient et la nature du régime de Bagdad; danger pour l'ensemble de la région (la centrale sera d’ailleurs bombardée en 1981 par Israël), J.Chirac entretient des relations très particulières avec le jeune président irakien Saddam Hussein.

Mars 1977, il se fait élire : Maire de Paris, un poste qu'il occupera jusqu'en 1995.

J.Chirac est aussi l’ami très intime de l’ancien Premier ministre du Liban, Rafik Hariri. Celui-ci est devenu milliardaire alors qu’il n’était parti de rien. Sa fortune est supérieure au PNB du Liban et le personnage quelque peu controversé.

Pourtant une véritable connivence s’installe entre les deux hommes. Lors de l’éviction d’Hariri du gouvernement du Cèdre, J.Chirac le prend comme un véritable manquement libanais à son égard et les relations diplomatiques avec les pays de la région (Liban, Syrie) s’en trouvent affectées. On parlât alors de « Bérézina diplomatique » .

J.Chirac reçoit et visite également les dirigeants syriens qui apparemment ne l’effraient pas malgré leurs accointances avec le terrorisme international.

Par la suite il fait des courbettes devant le président Bachir el Assad chez qui il a fait un détour après le sommet de la francophonie.

Ces amitiés pro-arabes se font évidemment toujours au détriment d’Israël, où J.Chirac fait face à quelques difficultés lors d’un déplacement. Ainsi en octobre 1996, de par son attitude inconséquente et puérile, remet-il en cause nos possibilités d’agir en tant que médiateur dans la crise israélo-palestinienne. J.Chirac s’était en effet vivement attaqué aux services de sécurité israéliens qui, selon lui, l’empêchaient d’aller à la rencontre des Palestiniens dans la rue.

De plus, en octobre 2000 à Paris, alors qu’E. Barak, Y. Arafat et M. Albright étaient ses invités, J.Chirac a été accusé, faute de diplomatie, d’avoir empêché la conclusion d’un accord de paix en incitant Arafat à demander plus encore qu’il n’avait accepté. Des proches collaborateurs de Barak ont estimé que le rôle de la France avait été «destructeur» et qu’ils avaient trouvé «un Président français qui avait une vision préétablie, qui ignorait les faits, qui ne connaissait pas la réalité sur le terrain. Quoi qu’on dise, il répondait en racontant des histoires, proférant des remarques intolérables». (Le Monde 07.10.00)

Une citation à rapprocher de celle de Raymond Aron «Chirac est d’une ignorance encyclopédique» ou de Simone Veil «Chirac au pouvoir, c’est bien pire que le socialisme. C’est l’Elysée transféré rue de Lille, au siège du RPR. C’est les copains analphabètes dans les ministères. C’est le pays rançonné, mis en coupe réglée» (05.04.95)

A ces signes d’incompétences graves au niveau international, J.Chirac doit ajouter son empressement souvent débordant. A trop vouloir en faire et surtout à trop vouloir se distinguer et se mettre en avant par tous les moyens possibles, J.Chirac se fait ridiculiser.

Ainsi le 05.02.89 fait-il l’oraison funèbre du roi Hussein de Jordanie…. 48 heures avant sa mort.

Le 08.11.00, il envoie un message de félicitations à G.W. Bush alors qu’Al Gore conteste les résultats et qu’il faudra attendre encore plusieurs jours pour obtenir les résultats définitifs.

En février 2003, l'invitation lancée à Robert Mugabe dictateur, reconnu pour atteintes graves aux droits de l'Homme a participer au 22e sommet franco-africain a suscité de vives critiques, des organisations non gouvernementales et de plusieurs capitales occidentales dont la Grande-Bretagne. Parmi les méfaits reprochés au régime zimbabwéen, la politique d'expropriation des fermiers blancs, parfois au prix du sang.

On le voit bien ici, un homme d’Etat, un peu boy-scout, ne peut avoir totalement sa place auprès des Grands ce monde, d’autant plus qu’il est éclaboussé par de multiples scandales politico-financiers. On parle des HLM de Paris, des voyages payés en liquide… Si en France on accepte, somme toute, cette dérive politico-mafieuse, à l’étranger on parle véritablement de «Travelgate» par exemple. Le New-York Time en juillet 2001 parle de la France en termes peu diplomatiques : «Une dictature du tiers-monde ? Une république bananière ? Une famille royale du Golfe ? Vous n’y êtes pas, c’est la France de la cinquième République.»

Pour couronner le tout, Jacques Chirac se fait conseiller par sa propre fille, Claude, très à gauche. A l’étranger ça ne passe pas, ça ressemble un peu à de l’omnipotence. « La place qu’occupe la fille du président peut être source d’interrogation sur le fonctionnement de la machinerie élyséenne» (El Mundo ). D’autant que Claude Chirac a également été entendue par les juges parisiens concernant les voyages de son père.

Pour finir, bien que l’étendue de ses reniements soit bien plus importante, il nous faut évoquer l’immigration. Souvent J.Chirac a eu des moments de lucidité… électorale sur ce sujet. A chaque élection il ressortait ses grandes idées.

Quand il accède au poste de Premier ministre en 1986 sous Mitterrand, Chirac va avoir résolument des intentions droitistes et se réclame d’ailleurs de Reagan. Aussi pour contenir l’influence du FN, il va se lancer dans une politique restrictive de l’immigration et dans la refonte du code de la nationalité. Mais la mort de Malek Oussekine lors d’une manifestation étudiante en 1986 va plomber son mandat et Mitterrand remportera finalement la présidentielle de 1988.

Le 19 janvier 1991; J.Chirac déclare dans un dîner-débat : «Notre problème, ce n’est pas les étrangers, c’est qu’il y a overdose. C’est peut-être vrai qu’il n’y a pas plus d’étrangers qu’avant la guerre, mais ce n’est pas les mêmes et ça fait une différence. Il est certain que d’avoir des Espagnols, des Polonais et des Portugais travaillant chez nous, ça pose moins de problèmes que d’avoir des musulmans et des Noirs (…) Comment voulez-vous que le travailleur français qui travaille avec sa femme et qui, ensemble, gagnent environ 15 000 francs, et qui voit sur le palier à côté de son HLM, entassée, une famille avec un père de famille, trois ou quatre épouses, et une vingtaine de gosses, et qui gagne 50 000 francs de prestations sociales, sans naturellement travailler… si vous ajoutez le bruit et l’odeur, hé bien le travailleur français sur le palier devient fou. Et ce n’est pas être raciste que de dire cela.».Bien rare accès de lucidité.

Mais après cette date, il fera totalement allégeance à la cause immigrée ! Pour quelles raisons ? A-t-il passé un pacte secret ? Avec qui ? En tout cas depuis ce «dérapage» J.Chirac multiplie les coups de pouce aux immigrés et les reniements.

Le 6 novembre 1996, il dénonce : «les délais anormalement longs des procédures de naturalisation» et «la discrimination au faciès à l’entrée des boites de nuit».

Le 27 août 1997, devant la réunion des ambassadeurs, il appelle de ses vœux «un assouplissement de la politique des visas pour les Africains».

Le 15 octobre 1997, lors du conseil des ministres, il émet des «réserves sur les projets de loi sur l’immigration».

Claude Chirac est-elle l’instigatrice de ce revirement ou J.Chirac est-il simplement, une fois encore, victime de son instabilité chronique ?

Charles Pasqua, toujours en verve explique : «Chirac n’a aucune idée personnelle. Il n’a que des idées qu’on lui souffle, en l’occurrence, celle du dernier qui a parlé » (Le Monde 17.03.95).

Si l’on en croit ce que l’on a pu observer au cours de son dernier mandat présidentiel, Claude Chirac était toujours affairée derrière son père. Elle contrôlait tout. Les déplacements, les discours, les rendez-vous. Elle voulait tout savoir, tout faire elle-même. Et Chirac suivait sans rechigner. Apparemment cette stratégie a payé mais à quel prix ? Que reste-t-il des positions droitières que Jacques Chirac a pu avoir dans les moments inspirés de sa vie politique ? Quelle liberté d’action possède-t-il encore véritablement ?

Le pouvoir suprême dans notre pays s’est trouvé être en fait entre les mains d’une marionnette dont apparemment plusieurs acteurs en tiraient les ficelles. Personnage ambigu à plus d’un titre, Jacques Chirac se découvre au fil des années comme un farouche partisan de l’islam. Que ce soit au nom de son idéologie secrète, que ce soit par stupidité ou niaiserie. Après avoir pris position en faveur du métissage de la France, voilà que Jacques Chirac légitime la conquête de notre pays par l'Islam. Il vient en effet déclarer que « les racines de l'Europe sont autant musulmanes que chrétiennes ». C'est Philippe de Villiers qui a recueilli cette affirmation lors de sa visite à l'Elysée, le 28 octobre 2003, à l'occasion des consultations du chef de l'Etat sur l'avenir de l'Europe, comme l'a indiqué Le Figaro.

Rapportant ce propos du Président de la République (cité dans Le Figaro du 29 octobre) Yvan Rioufol fait remarquer, dans l’édition du 7 novembre du même journal, que « l’analyse du chef de l’État, conduisant à relativiser le poids de l’héritage de Clovis parce que l’Espagne a connu l’invasion musulmane, que les Turcs sont allés jusqu’à Vienne (Autriche) et les Arabes jusqu’à Poitiers, a ému de nombreux lecteurs…». Et Y.Rioufol de commenter : « ce tropisme musulman… peut dérouter des Français soucieux de voir préserver par une immigration plus contrôlée et une politique plus exigeante d’intégration – la culture de leur pays, vieille terre chrétienne malgré tout. ». Les propos du Président, rappelle-t-il, restent dans la ligne de « son éloge du métissage », dressé en décembre 2002…

Chirac quitte l’Elysée en 2007. Paisible retraité, il vit aujourd’hui dans un dupleix de 180 mètres carrés face au Louvre sur les bords de Seine à Paris. prêté gracieusement par la famille Hariri.