Tel est du moins le constat fait par Alexandre Joukov, vice-Premier ministre russe lors du forum international sur l’eau potable qui s'est tenu dernièrement à Moscou. Il est vrai que dans ce grand pays qui souffre de pollutions aux origines diverses l'écologie semble prisonnière d'un système.

La Russie est en effet l’un des rares Etats développés de la planète à ne pas disposer d’un département ministériel ou d’une agence centrale spécifique en charge de l’environnement.

Les Russes n'ont donc que peu connaissance de tout ce qui peut avoir une influence sur l’écosystème: seule l’eau, patrimoine commun et vital, échappe à la censure.

En Russie, les ressources en eau de surface comme souterraines demeurent largement tributaires des activités liées à l’agriculture intensive et à l'industrie lourde, et les infrastructures: réseaux d'adduction d'eau, réseaux d'assainissement, zones de captage, tout comme les réseaux privés s'avèrent le plus souvent obsolètes, rendant pour ainsi dire caduques les efforts accomplis pour moderniser les stations d'épuration notamment, sous l'ère soviétique .

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