Alain Duhamel probablement sans le vouloir avoue ce que bon nombre de français imaginaient, mais qui dans le doute vu qu’il existe aucune statistique ethnique ne pouvaient démontrer, quand il parle « d’une étude, en fait un livre, qui s'appelle "Le destin des enfants d'immigrés" qui a été fait par 2 universitaires, une sociologue, un économiste - tous deux bien connus. C'est fait sur 6.000 cas d'immigrés et 20.000 de leurs enfants »

Le chiffre avancé du taux de natalité en France est de 2.2 enfants par femme. Or si l’on se réfère aux chiffres avancés par l’étude dont  A. Duhamel fait la promo dans sa chronique, le taux de fécondité des femmes immigrées serait donc de 3.3 enfants par femme. Dans ces conditions l’hypothèse que la France doit son taux de natalité à l’immigration ne serait pas une légende urbaine, mais bien une réalité. C’est monsieur Duhamel qui le dit.

A la question : Quand Marine Le Pen, dimanche dernier, au Grand Jury-RTL-Le Figaro-LCI, réclame la suppression du droit du sol et de la double nationalité, elle n'est pas raccord avec le climat ?

La réponse est quelque peu surprenante :

« Évidemment ! Marine Le Pen a essayé de faire croire, à un moment, qu'elle représentait une version plus ouverte, plus moderne, plus féminine de l'extrême-droite. En réalité, quand on l'écoutait, au Grand Jury, on retrouvait la violence verbale de son père, la logorrhée dominatrice, l'aplomb, les approximations, les demi-vérités, la fixation contre les immigrés, et puis, des calomnies stupides du genre "Nicolas Sarkozy fait du racisme anti-français".» C'était le degré zéro du débat politique. »

Donc Marine Le Pen serait bien la fille de son père, A. Duhamel vient de réinventer la roue. Il est vrai que des élections approchantes et les sondages favorables au FN, l' heure de la propagande est venue

Le croustillant dans la réponse d’Alain Duhamel, est quand il avoue les demis vérités de Le Pen père.

Mais alors si demi vérités il y a, c’est qu’il y à quand même une moitié de vérité, et malgré l’évidence qualifiée de « calomnies stupides » par  A. Duhamel, ce dernier continue d’affirmer le contraire en  qualifiiant de « degré zéro du débat politique » une évidence politique qui dérange de manière à écarter toute forme de débat possible.

Ça, c’est le degré zéro du journalisme.

Xavier Lemarchand