La réponse est dans la question. Ces deux hommes sont leaders en matière de communication, ils passent bien à l’écran et ont aussi un carnet d’adresse bien rempli ça aide forcement.

Pourtant leur exemplarité fait cruellement défaut et s’ils brûlent dans leurs exploits autant d’oxygène que tous les lecteurs réunis de cette chronique en consomment en une vie (rejetant par la même autant de carbone) ils restent malgré tout de très bons ambassadeurs, c’est à ni rien comprendre… Noël Mamère : maitre expert, habile dans l’art de la manipulation et de la représentation mensongère ferait presque figure d’enfant de cœur avec l’affaire de son vélo disparu.

Il reste que ce carbone est leur très cher fond de commerce et bien épaulé par des annonceurs logiquement plus très cathodiques ils distillent la propagande verte-tueuse.
« Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais » telle pourrait être leur devise. Claude Allègre n’est pas dans cette représentation ce qui explique son manque de succès dans ce monde télégénique où le paraître l’emporte sur l’être.

L’écologie est un lobby très puissant, il regroupe un nombre incalculable d’associations, cela va de Pita à Greenpeace en passant par les altermondialistes, les décroissants et j’en passe des vertes et des pas mures…

Qu’ont-ils en commun ces verts qui ont cartonnés aux élections européennes ? Rien. Tous conservent leur propre idéologie et préservent leurs prés-carré mais tous font front commun contre l’unique ennemi… l’homme. Vous savez, celui qui nous ressemble tant. Cet homme qui mange trop de viande, qui randonne sur les chemins en moto et voir même en vélo. Celui qui créé des embouteillages, qui se promène en slibard et chaussettes dans son appartement bien chauffé… Enfin bref, vous et moi : ce consommateur, cet ogre qui va encore s’empiffrer en ces proches fêtes de fin d’année.

Par ce dévouement les petits du néo mouvement pensent probablement que les grands leurs seront reconnaissants lors des résultats des grandes foires électorales. Là, je me gausse d’avance…

A moins que tout ne soit qu’idéologie et là c’est très inquiétant. Attention aux prochaines élections…

Portant alors par son comportement la responsabilité de tous les maux de la planète, l’homme doit payer point barre. C’est leur leitmotiv ; payer pour se refreiner et c’est sous entendu, sortir de cette société de dégénérés qui ne pense qu’à consommer. Que ces 2 leaders télévisuels ne soient pas blancs comme neige ils s’en tapent. Le mélange des discours et l’entente de ces associations est tel qu’ils parviennent sans peine à semer le doute dans l’esprit collectif, la propagande en devient terriblement efficace et ça à leurs yeux c’est bien là l’essentiel.

Claude Allègre ne nie pas le phénomène. La planète est en perpétuelle évolution, elle n’a pas attendu l’avènement de l’homme pour se modifier. Ce réchauffement ou refroidissement est une évolution naturelle. L’homme avec la science parvient à faire face à ces changements.

Comment être certain de quoi sera fait le climat dans 100 ans alors qu’une météo fiable à 4 jours n’existe pas ?

Pour être objectif il faut faire une lecture globale des événements climatiques et non pas les dissocier. Mettre la chronologie des espèces à une échelle planétaire commune et ne pas au final juste extraire une période où l’homme est présent et en tirer des conclusions hasardeuses. On nous lobotomise à longueur de journée avec des moyennes de températures commentées dramatiquement dès qu’il y a des variations. Une moyenne reste une moyenne, elle devrait pour garder son objectivité ne pas avoir de limites de calcul. Ce n’est pas le cas, elles sont prises isolément, le pire elles deviennent ensuite des références absolues.

Voilà encore une idée de génie : Les taxes et augmentations ou comment faire d’énormes gains de productivité sur les volumes et au final sur nos factures énergétiques. Même si nous consommerons moins demain qu’il y a 30 ans, nos factures échapperont à la logique du consommer moins pour payer moins. Avec cette philosophie le prix est un levier d’ajustement anti polluant injuste mais très juteux. Vouloir associer l’électricité à la taxe carbone est aussi le parfait exemple de ce grand n’importe quoi. Je passe sur les modalités d’application de cette taxe qui restent aussi sombres que le fond d’une mine chinoise.

Dans la démarche écologiste il y a aussi, même si certains sont louables, des exemples d’énormes paradoxes. Comme équiper de lumière les tribus africaines vivant dans le noir…la nuit ou encore poser des panneaux photovoltaïques afin d’engager ces hommes vers une société de consommation, cette même société qu’ils dénoncent chez nous ; et aussi ces usages bobo de vivre en régression pour s’envoler ensuite vers des contrées en tourisme équitable. Ca reste des exemples mais c’est là toute la complexité de ces hommes qui composent ce mouvement, c’est aussi probablement ce manque de crédit qui vaudra leur perte.

Si de telles orientations devaient obligatoirement devenir des choix de société il serait profitable d’écouter d’autres experts.

Le vert n’est pas salutaire…

Claude ALLEGRE c’est à vous, nous vous écoutons…

Voir : Claude Allègre: «L'écologie des Verts, c'est la philosophie du déclin»