Au pays des coucous les minarets donnent l’heure…
Par Yann Deville le mardi 8 décembre 2009, 08:16 - Religion - Lien permanent
…. Et depuis, en Europe, l’heure des débats a sonné et si les yeux embrumés de certains laissent penser à un réveil difficile il reste, pour d’autres, inéluctable d’en arriver là. L’abcès se crève. Il faut le prendre comme une chance.
Alors chaque Européen y va de ces maux : Voile, burka, choix des praticiens, aménagement sportifs, inégalité des sexes, avilissement de la femme, discrimination positive, laïcité en danger, etc. etc.
Ils sont révélateurs du malaise dormant et étouffé qui secoue l’Europe depuis 15 ans. Ce minaret : promontoire symbolique, coiffe évocatrice, victorieuse et affranchie de cette construction en devient pour lors le véritable catalyseur.
Nous sommes en droit, à l’heure du débat sur l’identité nationale, de s’inquiéter sur le devenir des fondamentaux d’une république laïque. Les politiques ont dû y réfléchir, ils ont anticipé ces réactions. Ils ont dû également se poser des questions dans leurs salons feutrés. Non ?
Le mot n’étant plus tabou, il faut s’y jeter.
Y a-t-il une islamisation de la société Française ? Y a-t-il un risque pour la République Française ?
Nous sommes tous, politiciens et citoyens, dépositaires de l’héritage laissé par nos prédécesseurs. Nous sommes encore garants de cette émancipation, de cette rupture entre l’état et l’église, rupture qui est un des piliers de notre système républicain. Mais le voulons nous encore vraiment ?
Ces valeurs républicaines acquises durement, léguées et défendues par tous depuis plus de 100 ans sont elles aujourd’hui devenues désuètes face à une religion nouvelle ?
La religion musulmane est elle compatible telle qu’elle est revendiquée et présentée en France ?
Le silence des Musulmans (Français ou pas) sur certains faits et à contrario leurs prises de positions équivoques sur d’autres faits, quand le législateur est dans le devoir de statuer, démontrent toute l’ambigüité qui les anime. La frontière entre le citoyen et le croyant n’est ici plus vraiment définie comme elle l’est avec les Français enracinés et de diverses confessions.
Cette absence de clarté, cette frontière inexistante, cette proximité entre vie privée / vie publique et vie civile / religieuse. C’est le chaos avant le cataclysme.
Tout se confond et rien n’est gage de garantie quant à leur principale motivation. : Est-ce vivre dans un pays en acceptant ses règles ou est ce y bâtir un idéal suivant ses convictions et en l’occurrence des convictions religieuses ?
Mais en fait, jusqu’où va-t-on aller ? Y a-t-il matière à concéder là dedans ? Et si tout n’était qu’une histoire de temps…
En tout cas l’heure sonnée par le coucou Suisse doit nous inciter à y réfléchir sans attendre afin d'y répondre sérieusement.
Nous sommes en droit, à l’heure du débat sur l’identité nationale, de s’inquiéter sur le devenir des fondamentaux d’une république laïque. Les politiques ont dû y réfléchir, ils ont anticipé ces réactions. Ils ont dû également se poser des questions dans leurs salons feutrés. Non ?
Le mot n’étant plus tabou, il faut s’y jeter.
Y a-t-il une islamisation de la société Française ? Y a-t-il un risque pour la République Française ?
Nous sommes tous, politiciens et citoyens, dépositaires de l’héritage laissé par nos prédécesseurs. Nous sommes encore garants de cette émancipation, de cette rupture entre l’état et l’église, rupture qui est un des piliers de notre système républicain. Mais le voulons nous encore vraiment ?
Ces valeurs républicaines acquises durement, léguées et défendues par tous depuis plus de 100 ans sont elles aujourd’hui devenues désuètes face à une religion nouvelle ?
La religion musulmane est elle compatible telle qu’elle est revendiquée et présentée en France ?
Le silence des Musulmans (Français ou pas) sur certains faits et à contrario leurs prises de positions équivoques sur d’autres faits, quand le législateur est dans le devoir de statuer, démontrent toute l’ambigüité qui les anime. La frontière entre le citoyen et le croyant n’est ici plus vraiment définie comme elle l’est avec les Français enracinés et de diverses confessions.
Cette absence de clarté, cette frontière inexistante, cette proximité entre vie privée / vie publique et vie civile / religieuse. C’est le chaos avant le cataclysme.
Tout se confond et rien n’est gage de garantie quant à leur principale motivation. : Est-ce vivre dans un pays en acceptant ses règles ou est ce y bâtir un idéal suivant ses convictions et en l’occurrence des convictions religieuses ?
Mais en fait, jusqu’où va-t-on aller ? Y a-t-il matière à concéder là dedans ? Et si tout n’était qu’une histoire de temps…
En tout cas l’heure sonnée par le coucou Suisse doit nous inciter à y réfléchir sans attendre afin d'y répondre sérieusement.
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Commentaires
Qu'on me permette de rajouter à la liste "Sur le même sujet d'actualité" ce texte que j'ai publié sur Médias Libres le 11 mars 2009 : "Durban II : la meilleure manière d'éviter le pire" (lire après avoir intégré la correction que j'ai apportée dans le commentaire 4) :
http://www.mediaslibres.com/tribune...
Et puis, je voudrais encore ajouter ceci, qui a été censuré sur le site d'un grand quotidien dans les commentaires faisant suite à l'article "Hortefeux : la France doit condamner l'islamophobie" :
"Il n'est pas nécessaire d'aller chercher chez Caroline Fourest l'autorisation d'utiliser le mot "islamophobie". Sarkozy veut récupérer Camus. Il ferait mieux de demander à ses ministres de le lire. Camus disait que "Mal nommer les choses c'est ajouter au malheur du monde". Pour les mal-comprenants on peut préciser que BIEN nommer les choses, ce qui est parfaitement possible dans la langue française, c'est RETIRER du malheur au monde".
Je répétais dans ce commentaire ce que j'ai écrit bien souvent sur des sites Internet : pourquoi "je suis sereinement islamophobe", et pourquoi ça ne doit pas être confondu avec de la musulmanophobie, de la haine ou du racisme. J'ai dit clairement qu'il y a, en France comme partout, de nombreux musulmans pacifiques, que certains même sont pacifistes et que c'est AVEC EUX que nous avons à détruire ce qui nous empoisonne tous : la violence intrinsèque à l'islam.
Caroline Fourest, qui se veut LA lucide analyste de l'islam, a vraiment fait beaucoup de mal en déconseillant d'utiliser le mot "islamophobie" PARCE QUE Khomeiny en a fait un usage malhonnête. Elle est largement responsable de la persévérance, chez les plus étourdis ministres de Sarkozy comme chez beaucoup de journalistes et de militants "de gauche", de l'entêtement à ne pas penser la véritable dangerosité de l'islam et à vouloir la masquer derrière les musulmans qui ne posent aucun problème.
Pierre Régnier