Ils sont révélateurs du malaise dormant et étouffé qui secoue l’Europe depuis 15 ans. Ce minaret : promontoire symbolique, coiffe évocatrice, victorieuse et affranchie de cette construction en devient pour lors le véritable catalyseur.

Nous sommes en droit, à l’heure du débat sur l’identité nationale, de s’inquiéter sur le devenir des fondamentaux d’une république laïque. Les politiques ont dû y réfléchir, ils ont anticipé ces réactions. Ils ont dû également se poser des questions dans leurs salons feutrés. Non ?

Le mot n’étant plus tabou, il faut s’y jeter.

Y a-t-il une islamisation de la société Française ? Y a-t-il un risque pour la République Française ?

Nous sommes tous, politiciens et citoyens, dépositaires de l’héritage laissé par nos prédécesseurs. Nous sommes encore garants de cette émancipation, de cette rupture entre l’état et l’église, rupture qui est un des piliers de notre système républicain. Mais le voulons nous encore vraiment ?

Ces valeurs républicaines acquises durement, léguées et défendues par tous depuis plus de 100 ans sont elles aujourd’hui devenues désuètes face à une religion nouvelle ?

La religion musulmane est elle compatible telle qu’elle est revendiquée et présentée en France ?

Le silence des Musulmans (Français ou pas) sur certains faits et à contrario leurs prises de positions équivoques sur d’autres faits, quand le législateur est dans le devoir de statuer, démontrent toute l’ambigüité qui les anime. La frontière entre le citoyen et le croyant n’est ici plus vraiment définie comme elle l’est avec les Français enracinés et de diverses confessions.

Cette absence de clarté, cette frontière inexistante, cette proximité entre vie privée / vie publique et vie civile / religieuse. C’est le chaos avant le cataclysme.
Tout se confond et rien n’est gage de garantie quant à leur principale motivation. : Est-ce vivre dans un pays en acceptant ses règles ou est ce y bâtir un idéal suivant ses convictions et en l’occurrence des convictions religieuses ?

Mais en fait, jusqu’où va-t-on aller ? Y a-t-il matière à concéder là dedans ? Et si tout n’était qu’une histoire de temps…

En tout cas l’heure sonnée par le coucou Suisse doit nous inciter à y réfléchir sans attendre afin d'y répondre sérieusement.