Avec 19 milliards d’euros au lieu des 16 recommandés par la commission coprésidée par les anciens Premiers ministres Alain Juppé et Michel Rocard chargée de réfléchir à l’emprunt et à son usage qui avaient déterminé sept priorités en 17 actions, le grand emprunt se justifie pleinement pour ce type de dépenses d’investissement.

En revanche, il en va tout autrement pour l’économie numérique, l’automobile, les transports terrestres, l’industrie spatiale ou encore l’urbanisme du futur. Car, contrairement à ce que peut laisser imaginer le grand emprunt, les grandes recherches et innovations liées à ces secteurs d’activités qui ont encore une influence au niveau mondial n’ont jamais été financées sur fonds publics.

Il suffit pour s’en convaincre de passer en revue quelques unes d’entre elles qui ont marqué les siècles derniers : de la transfusion sanguine mise au point par Jean-Baptiste Denys en 1625 à la carte à puce inventée par Roland Moreno en 1974, en passant par le pneu de voiture démontable d’Edouard Michelin en 1895, le vaccin antituberculeux BCG que l’on doit à Albert Calmette et Camille Guérin en 1912.

A l’heure ou l’économie de la connaissance est dans toutes les têtes, il faut avant tout reconnaître que les grandes « trouvailles » qui ont remporté un véritable succès à l’échelle planétaire ont été portées par des hommes et des femmes du privé qui n’ont jamais attendu d’argent public pour révolutionner le monde : ce qu’il avaient à l’esprit était trésor.

Aujourd’hui, sans vouloir faire publicité, l’Iphone et l’Ipod d’APPLE qui ne sont pas des fruits défendus, révèlent entre autres le génie humain et la capacité du secteur privé à relever en permanence de nouveaux défis technologiques, fussent-il venus d’ailleurs.

Pour écouter la chronique audio, rendez-vous sur AWI