Hadopi 2: inutile et couteuse
La Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des Droits sur Internet, la fameuse Hadopi fait dans le luxe. Selon le député, Richard Maillé, ses 7 employés disposent de 1.107 m² de bureaux, soit 158 m² par chasseur de téléchargement. Il y avait déjà eu la Halde, maintenant c'est Hadopi. Il semblerait qu’en France les « Hautes Autorités » ne peuvent travailler que dans le somptueux.Si il est normal que les droits d’auteurs soient protégés, il est cependant moins normal que le contribuable paye une fois de plus les fastes de gens complètement dépassés par l’utilisation de nouvelles technologies.
Chasser le pirate c’est bien sauf que maintenant seuls les débutants font encore appels au traditionnel P2P, cible privilégiée des « bien logés » d’Hadopi qui se contenteront de placer des alertes exclusivement sur les plates-formes traditionnelles de P2P.
En effet les plateformes d’échanges P2P exigent souvent un ratio, c'est-à-dire que pour vive l’échange, il ne faut pas se contenter de télécharger mais également envoyer un certain volume de données de manière à ce que tout le monde puisse en profiter, mais tout cela c’est du passé.
Avec le téléchargement direct : direct download (DDL), plus besoin de laisser son ordinateur tourner inutilement pour renvoyer des giga-octets, il suffit simplement de cliquer sur un lien et de récupérer n’importe quel fichier au nez et à la barbe des 7 employés dans leur 1.107 m² et cerise sur la chantilly, il n’est plus besoin d’attendre des heures pour obtenir un fichier complet disponible sur quelques machines. Ces plateformes étant situées à l’étranger sortent de la juridiction française et d’Hadopi.
Ce procédé (parmi d'autres) permet de charger un fichier en quelques minutes, puisque l’utilisateur pourra bénéficier de toute la bande passante de sa connexion, environ 5 minutes pour un épisode d’une série, à peine 10 minutes pour un film, quant aux albums musicaux, généralement 2 à 3 minutes suffisent pour l’obtenir. Cela ouvre même la possibilité de télécharger des films en haute définition de plusieurs giga-octets, en quelques heures, ce qui demandait souvent des jours en P2P classique.
Cette solution, s'inscrit dans un cadre juridique parfaitement légal du moment qu’elle n’est pas utilisée pas télécharger des fichiers protégés par un copyright.
Nous l’aurons bien compris Hadopi pensée, puis votée pour satisfaire les copains est une loi non seulement inutile mais aussi complètement dépassée, seul les novices n’ayant pas encore découvert le téléchargement direct risqueront des sanctions, pour les autres déjà à la page, cette loi leur aura permis tout simplement de modifier leurs habitudes en passant du traditionnel P2P au téléchargement direct. . Une réponse à l'aspect liberticide de cette loi, en particulier la présomption de culpabilité.
Bien sur il est prévoir la propagande officielle mettra au pilori les quelques neuneus qui se seront fait piéger par Hadopi à la une du 20 heures qui démontrera preuve à l’appui l’efficacité des traqueurs, sans pour autant enrayer le téléchargement.
Il va de soi que cet article n'a absolument pas vocation à inciter qui que ce soit au téléchargement illégal, mais simplement de démontrer qu’une loi mal étudiée, mal conçue est une loi inutile et dans le cadre d’hadopi une loi qui a permis de changer les habitudes pour rester dans la légalité. Hadopi n’a fait que favoriser une migration massive du Peer-to-Peer vers d'autres méthodes de téléchargement
En effet les plateformes d’échanges P2P exigent souvent un ratio, c'est-à-dire que pour vive l’échange, il ne faut pas se contenter de télécharger mais également envoyer un certain volume de données de manière à ce que tout le monde puisse en profiter, mais tout cela c’est du passé.
Avec le téléchargement direct : direct download (DDL), plus besoin de laisser son ordinateur tourner inutilement pour renvoyer des giga-octets, il suffit simplement de cliquer sur un lien et de récupérer n’importe quel fichier au nez et à la barbe des 7 employés dans leur 1.107 m² et cerise sur la chantilly, il n’est plus besoin d’attendre des heures pour obtenir un fichier complet disponible sur quelques machines. Ces plateformes étant situées à l’étranger sortent de la juridiction française et d’Hadopi.
Ce procédé (parmi d'autres) permet de charger un fichier en quelques minutes, puisque l’utilisateur pourra bénéficier de toute la bande passante de sa connexion, environ 5 minutes pour un épisode d’une série, à peine 10 minutes pour un film, quant aux albums musicaux, généralement 2 à 3 minutes suffisent pour l’obtenir. Cela ouvre même la possibilité de télécharger des films en haute définition de plusieurs giga-octets, en quelques heures, ce qui demandait souvent des jours en P2P classique.
Cette solution, s'inscrit dans un cadre juridique parfaitement légal du moment qu’elle n’est pas utilisée pas télécharger des fichiers protégés par un copyright.
Nous l’aurons bien compris Hadopi pensée, puis votée pour satisfaire les copains est une loi non seulement inutile mais aussi complètement dépassée, seul les novices n’ayant pas encore découvert le téléchargement direct risqueront des sanctions, pour les autres déjà à la page, cette loi leur aura permis tout simplement de modifier leurs habitudes en passant du traditionnel P2P au téléchargement direct. . Une réponse à l'aspect liberticide de cette loi, en particulier la présomption de culpabilité.
Bien sur il est prévoir la propagande officielle mettra au pilori les quelques neuneus qui se seront fait piéger par Hadopi à la une du 20 heures qui démontrera preuve à l’appui l’efficacité des traqueurs, sans pour autant enrayer le téléchargement.
Il va de soi que cet article n'a absolument pas vocation à inciter qui que ce soit au téléchargement illégal, mais simplement de démontrer qu’une loi mal étudiée, mal conçue est une loi inutile et dans le cadre d’hadopi une loi qui a permis de changer les habitudes pour rester dans la légalité. Hadopi n’a fait que favoriser une migration massive du Peer-to-Peer vers d'autres méthodes de téléchargement
Ils ont bonne mine les donneurs de leçons :
Frédéric Lefebvre et l'UMP brouillés avec le droit d'auteur
http://www.zdnet.fr/blogs/l-esprit-...
Le fait qu'Hadopi ne soit pas à la page des technologies n'est pas un scoop. Le fait que les moyens de contournement existent est une évidence, cela fait des mois que de nombreux blog/site/associations le signal. J'ai la faiblesse de penser que nos dirigeants ne sont pas stupides (et j'espère de tout coeur avoir raison). Pour ma part Hadopi est la première pierre à un édifice bien plus complexe qu'il n'y parait visant à contrôler un média (l'Internet). C'est surtout en cela que cette loi est critiquable : le contrôle. Jusqu'à présent les gouvernements pouvaient avoir la main mise sur les médias (TV/radio), avec l'essor grandissant des réseaux ce pouvoir se réduit jusqu'à devenir inexistant. Je pense que nos dirigeants détestent être critiqués, ils n'apprécient pas que l'on montre leurs faiblesses, leurs lourdeurs, leurs inefficacités dans le traitement et l'analyse de certain dossier. En cela l'internet est "dangereux" à leur yeux : il offre un moyen d'expression sans égal et permet de mettre à jour des malversations ou autre bêtises sans que nos cher dirigeant n'y puissent grand chose.
Je trouve détestable qu'ils cachent leurs véritables intentions derrière la sauvegarde des maisons de disques (dont le modèle économique est obsolète) ou des artistes.
Petit(s) calcul(s)
En ce frais mois de décembre, en manque de médiatisation, et peut-être aussi pour faire oublier quelques déboires, certains remettent sur le tapis leur « solution miracle » pour régler la question de la musique sur
internet.
Ces propositions, nous les avons déjà évoquées par le passé, lors des discussions autour du projet de loiDADVSI, puis HADOPI, puis HADOPI2 (dont les décrets ne semblent toujours pas publiés, soit dit en
passant), mais il n'est pas intéressant de revenir sur certaines d'entres elles.
La première d'icelles, donc, c'est l'idée d'une sorte de forfait « illimité » que les internautes pourraient souscrire auprès d'un, mmm, on ne sait pas vraiment quoi, en fait, alors disons revendeur.
En complément des achats à la pièce, ou aux abonnements déjà existants, limités, ce serait indéniablement une bonne idée. Une offre avec divers moyen d'y accéder, fonction des envies et des moyens de chacun,
pour autant que les coûts soient raisonnables, c'est nécessaire.
La deuxième de ces idées, en complément de la première, c'est une licence globale obligatoire, proposée à un coût de 5 euros mensuels, à tous les abonnés à une offre haut débit, qui correspondrait à une sorte de
« droit à télécharger ».
Là, plusieurs questions sont soulevées :
La première, c'est qu'alors que les diverses études faites sur les comportements des internautes montraient que seul un tiers d'entres eux pratiquait le téléchargement de musique (légalement ou pas), là, on en
viendrait à taxer, pardon, à faire contribuer tout les internautes. Si la solidarité peut valablement jouer pour certains sujets (santé, éducation, que sais-je), là, cela semble un peu beaucoup plus discutable.
La deuxième, c'est qu'au moment où commencent à paraître des offres plus accessibles encore que celles déjà existantes (aux alentours de 20 euros contre 30 euros auparavant), cela reviendrait à une hausse des
tarifs allant jusqu'à 25 %. Dommage pour celles et ceux qui se réjouissaient de pouvoir enfin accéder à internet, sans avoir les moyens d'accéder aux offres précédentes.
La troisième, c'est que cette idée est présentée comme une solution pour mettre fin à HADOPI et autres mesures de sanction pour les téléchargements illégaux, mais qu'elle vient en complément de la première
idée, c'est à dire en complément des offres légales : si on peut légalement télécharger tout ce que l'on veut,souscrire à côté à une offre illimitée paraît étrange. C'est parce qu'en fait, ces 5 euros mensuels ne
permettraient pas de télécharger ce que l'on veut, mais juste, euh, ben, en fait, on ne sait pas quoi. Et,comme télécharger le reste resterait illégal, ben, les mesures de sanction et autres HADOPI ne seraient pas
rendues caduques. Donc l'intérêt de cette idée paraît des plus étrange. (Ne serait-ce que parce qu'il n'y a pasde différence notable de contenu entre ce qui est téléchargé légalement et ce qui est téléchargé
illégalement.)
La quatrième (en reste encore une), c'est le montant ainsi contribué chaque année : de l'ordre de 1,2 milliardd'euros (avec TVA ou sans TVA, d'ailleurs, m'enfin, à ce niveau là, ce serait une paille). Soit, en toute
modestie, plus que le chiffre total des ventes de musique au détail en France en 2008 (environ 980 millionsd'euros TTC), ventes physiques et numériques confondues.
La cinquième (et dernière pour aujourd'hui), c'est qu'on ne parle là que de musique. Hors, le téléchargemen tillégal ne concerne pas que la musique. Il concerne tout autant les vidéos, les photos, et les écrits (articles,
presse, livres, les BD aussi). Quid de ces oeuvres ? Une nouvelle taxe, pardon, contribution de 5 euros mensuelle ?
Jolie « solution », non ?
Les mêmes majors avides de profits phagocytent l’Etat a coups de lobbyisme, qui s’empresse de mettre en place une officine de délation publique gérée par une milice privée, au service d’interêts privés…avec des fonds publics. Une méthode de traque, de fichage et, n’ayons pas peur des mots, d’espionnage, que n’aurait pas reniée Vichy. Heureusement les promoteurs de l’HADOPI sont d’une ignorance crasse en terme d’informatique et de technologie,et même de droit constitutionnel, ce qui va limiter techniquement et juridiquement son action à des effets de manches.
Mais les internautes a l’instar de leurs ordinateur ont une mémoire vive! Ils sont aussi des électeurs et des consommateurs ce que devraient se souvenir gouvernements et majors, car ils pourraient leur infliger une leçon d’histoire qu’ils n’oublieraient pas de sitôt.