Mieux encore, la radio grand public RTL lui donne depuis le 4 janvier l’occasion de s’exprimer dans une chronique quotidienne « Z comme Zemmour », du lundi au vendredi à 7 h 15. Ceux qui ne peuvent écouter cette émission en direct la retrouveront, ainsi que ses archives, sur le net : (avec en prime les vidéos).

Les titres des premières chroniques montrent qu’Eric Zemmour, malgré cette nouvelle promotion médiatique, n’a rien perdu de sa verve et de son franc-parler pourfendant la pensée unique :
- « Et si les personnalités préférées des Français n'aimaient pas les Français ? »
- « Richard Descoings, à la fois fossoyeur et idiot utile »
- « Experts de l'OMS et laboratoires pharmaceutiques, même combat ! »
- etc.

Après les interviews sans flagorneries ni concessions de Jean-Michel Apathie (qui contrastent sérieusement avec certains de ses concurrents aplaventristes), RTL, en donnant chaque jour la parole à Eric Zemmour, ouvre une nouvelle brèche dans le concert bien-pensant hélas encore trop répandu dans les médias. On est loin d’un Jean-Jacques Bourdin qui, tous les matins sur RMC, joue les faux politiquement incorrects en nous distillant sa pensée boboïste insipide et en coupant la parole à tout auditeur qui tente de rétablir les vérités qui dérangent.

Pourtant, RTL reste, à l’instar de ses concurrents, une radio commerciale. Et c’est peut-être là qu’on assiste à un basculement timide des médias : le vrai politiquement incorrect, basé sur la rigueur des faits et de leurs analyses et non sur une idéologie quelconque, ça paie !

Pourquoi ? Tout simplement parce que ça rejoint le bon sens très paysan des Français et les constats qu’ils peuvent faire par eux-mêmes dans leur environnement. Ce bon sens et cette parole populaire que notre classe politique, depuis Nicolas Sarkozy jusqu’à Daniel Cohn-Bendit en passant par Caroline Fourest et Martine Aubry, voudraient à tout prix censurer pour ne pouvoir discuter qu’entre soi, entre élites médiatico-politiques autoproclamées.

Alors, pour cette nouvelle année 2010, formons le vœux que nos grands médias publics ou privés changent de plus en plus leur fusil d’épaule et donnent davantage la parole aux Français et aux spécialistes anticonformistes qu’à la nomenklatura « médiacratique » actuelle qui vit dans sa bulle et qui fait de moins en moins recette (dans tous les sens du terme) auprès de nos concitoyens.

Djamila GERARD