A partir du premier janvier l’aide gouvernementale passe de 1000 à 700 euros, les clients ont donc anticipés leurs achats pour profiter de la prime au maximum, d’autant que les règles du malus-bonus écologique vont être changées, les plafonds seront désormais abaissés de 5 grammes de CO², une voiture neutre pourrait ainsi être pénalisée de 200 euros.

Résultat pour une année de crise le marché automobile français ne se sera jamais aussi bien porté, 2 300 000 voitures neuves auront ainsi être vendues en 2009, une hausse de près de 10 % par apport à l’année 2008. Dans le détail ce sont surtout les petits modèles des constructeurs français qui se vendent le plus et qui ont accentués leurs parts de marché sur les concurrents étrangers.

Coté face

Ces bons chiffres ne doivent pas masquer le fait que la prime à la casse est financée par l’état, et que cette prime a déjà coutée 575 millions d’euros, 575 millions qui ont subventionnés les ventes de voitures, via des primes à la casse, des bonus écolo ou des remises commerciales, sans pour autant que les salariés français en bénéficient. Parallèlement la production nationale d'automobiles stagne, voire recule.

Ces bons chiffres ne doivent pas masquer la réalité de l’emploi, car ces véhicules neufs vendus en France sont principalement fabriqués dans les pays d’Europe de l’est. Par comparaison, les allemands fabriquent les deux tiers de leurs voitures en Allemagne. Les ouvriers français n’ont donc pas tous profités de cet élan et restent inquiets pour l’avenir.

Quant aux résultats 2010, tout laisse à croire que cette tendance devrait vite s’inverser, il va y avoir un coup d'arrêt, voire un recul des ventes. Quand la prime à la casse va diminuer les ventes ne suivront plus, les professionnels l'estime déjà à 10%, car nous restons dans une conjoncture très incertaine, avec une crainte forte de la part des français d’une baisse de pouvoir d’achat et donc des arbitrages vers d’autres types de dépenses, notamment en faveur des biens d’équipements et de loisirs.

Il faut également tenir compte de la facture finale. 575 millions d’euros qui n'ont pas été payé par le consommateur devront l'être par le contribuable.