Qui en parle ? Personne et certainement pas les responsables israéliens lorsqu'on les interroge sur le gel actuel des négociations. Or, ce serait bien sûr cet argument là, ce seul argument même, qu'il faut sans cesse asséner à chaque interview, dans chaque article, tribune, afin que le visage d'ange des dirigeants palestiniens et de leurs affidés occidentaux se fende enfin du rictus nerveux de la bête.

Car, enfin, et Bill Clinton l'a bien rappelé dans ses Mémoires, ce fut, là, la pierre d'achoppement elle-même du second round des Accords d'Oslo. Le problème des constructions immobilières est en réalité secondaire sauf à Jérusalem pour les Palestiniens car ils veulent à tout prix imposer, rappeler, leur présence de colonisateurs victorieux sur le royaume juif ancestral, alors que ce temps est désormais révolu. En relativisant cette exigence et en rappelant celle qu'ils cachent en réalité mais en dernier lieu mettent toujours sur la table - celle des réfugiés, il serait alors possible de les contrer.

Or, au lieu de s'adonner à cette tâche cruciale, une organisation comme l'Union des Patrons Juifs de France préfère non seulement organiser des rencontres artificielles avec des ennemis notoires d'Israël (comme Caroline Fourest), mais congédier sur le champ leur propre webmaster, et ce séance tenante, le doigt sur la couture du pantalon, le sieur Menahem Mecina, parce qu'il aura inséré sur le site de l'UPJF un dessin humoristique (réponse à un dessin palestinien) qui n'a pas plu aux pitbulls de Marianne 2 qui recherchent incessamment, tels les Monstres du Seigneur des anneaux, de l'Empereur dans La Guerre des Etoiles, ou dans Matrix, toutes celles et tous ceux qui veulent vivre tranquillement sans être obligés de changer leurs moeurs pour faire plaisir à des gens qui, eux, veulent surtout ne rien changer, bien au contraire. Les pitbulls courent vite, i ls ont des amis,(les ennemis de mes ennemis...) et forcent ainsi tout le monde à pénétrer dans ces sables mouvants mais pas émouvants du tout en hurlant le mot d'ordre suivant :
Je vous somme de les accueillir au nom de nos principes et je vous somme de ne pas les obliger à changer au nom de leurs principes.

Le dessin en question voulait souligner ce paradoxe, ce qui n'a rien de raciste d'autant qu'il s'agit de se moquer d'une religion, l'islam qui, à la différence de la religion juive ou chrétienne, se revendique comme religion politique c'est-à-dire totale et donc également expansionniste; du moins, lorsqu'elle n'est pas occidentalisée, c'est-à-dire lorsqu'elle ne se présente plus du tout gentiment avec tout ce qu'il faut de farine sur les pattes quand il s'agit de tirer la sonnette, mais plutôt à la façon de ce Somalien armé d'une hache qui fut récemment téléporté dans l'appartement du dessinateur danois auteur du dessin de Mahomet avec une bombe sur la tête et qui, somme toute, représente bien représentation le djihadiste historique classique revenu au goût du jour, et devenu une chance pour certains qui luttent contre le capitalisme globalisé.

Mais observons le dessin incriminé :La mécompréhension des instances juives traditionnelles

Certains Martiens (car il n'est pas possible de généraliser ici en considérant que ces Martiens parlent au nom de tous les Martiens : on le voit, d'ailleurs, ils ne sont pas nombreux) réagissent au fond comme certains Saoudiens, Iraniens, Somaliens, Soudanais, Algériens, Syriens, Egyptiens, Yéménites, pakistanais, qui ne veulent pas de chrétiens et de juifs sur leur sol (ni de joueurs de volley-ball).

Les pitbulls de Marianne 2 sont-ils allés manifester devant les ambassades de leurs pays pour exiger d'eux que les traditions chrétiennes et juives y soient pleinement respectées ? Bien sûr que non ! car au nom d'une conception anthropocentrique de l'universel, les pitbulls exigent qu'on en accepte ce qu'eux-mêmes refusent lorsqu'ils sont chez eux.

Mais pourquoi veulent-ils partir, puisque l'islam a apporté la civilisation à une Europe barbare ?
Venir chez nous, nous les Martiens désormais ? Il n'est pas besoin d'y voir un complot dans leur venue, seulement d'y repérer que l'islam comme système politique (il est la base -qui se dit al qeïda- du droit dans ces pays) ne fonctionne pas pour le bien du plus grand nombre mais seulement au service d'une ploutocratie ; et comme il fonctionne également de façon centralisée et sans aucun contre-pouvoir, il suscite, comme tout autre régime politique persistant dans de telles conditions, corruption et tyrannie ; ce qui incite ses ouailles à voter avec leurs pieds.

Ainsi, en refusant de critiquer l'islam dans sa réalité politique, et ce en ces pays mêmes, que les idiots utiles participent-ils à l'asservissement de millions de musulmans qui se savent aussi des êtres humains et qui par conséquent veulent partir.

Sauf que, arrivés sur place, au lieu de les voir en êtres humains, les pitbulls vont les mordiller aux mollets pour qu'ils rejoignent les "musulmans" qu'ils envisagent comme une race à part : ainsi un Nord-africain est-il nécessairement pour eux un musulman et même un arabe ; ce qui est complètement faux, mais nos pitbulls récitent sans le savoir la leçon de ceux qui refusaient naguère l'assimilation en considérant que les indigènes ne pouvaient être comme eux et donc réagiraient en communauté si on leur donnerait le même droit de vote.

Aujourd'hui, donc, on exigera qu'ils refusent l'intégration afin qu'ils restent « eux-mêmes » et on regardera avec soupçon tous celles et ceux qui refusent l'étiquetage arabe ou musulman : on les traitera même d'islamophobes car il faudrait qu'ils restent dans leur identité.

Et ceci est avancé, comble de l'absurde, par ceux-là même qui refusent l'identité voire la vomissent , puisqu'ils se veulent sans aucune patrie que leur propre volonté d'appartenance à cette race des seigneurs dont parlait Maurice Blanchot (le maître de Michel Foucault, Deleuze, Derrida...) celle des révolutionnaires professionnels excités à l'idée de pouvoir un jour conquérir sans coup férir une France affaissée.

On le voit donc, les responsables de l'UPJF restent à mille coudées en dessous des enjeux.
Alors qu'il s'agit d'être à hauteur de jeu puisque l'épreuve arrive, qu'elle est déjà là.