Ce qui n’avait pas été prévu, c’est la votation suisse sur les minarets et son retentissement, le drapeau français descendu puis brulé lors de « festivités footballistiques » pour être remplacé par un drapeau algérien à Toulouse, la surenchère sur l’interdiction de la burqa. Le débat a finalement dérapé et libéré « la parole », pour se focaliser sur l’immigration et une mise en cause directe de l’islam.

Après le discours de Nicolas Sarkozy le soir de son élection lors duquel il promettait justement à cette cible électorale de lui redonner sa fierté et une politique totalement inverse depuis, ces électeurs devraient éprouver une certaine difficultés à refaire confiance à l’UMP une nouvelle fois après qu’ils aient entendu de la part d’un ministre de la république, que « La France n'est ni un peuple, ni une langue, ni un territoire, ni une religion, c'est un conglomérat de peuples qui veulent vivre ensemble. Il n'y a pas de Français de souche, il n'y a qu'une France de métissage. »

Eric Besson nie littéralement les notions de nation française et de peuple français, comme le démontre Christine Tasin de l’association Riposte Laïque Pour le peuple, on le savait déjà : selon Eric Besson, le peuple français n’existe tout simplement pas. Pour le ministre pourtant chargé de l’immigration et de l’identité nationale, la France est une espèce de terre inhabitée, que quiconque peut coloniser à sa guise, selon ce qu’a pu constater Malika Sorel.

Donc, par définition, tout le monde sur terre est un Français potentiel, il suffit de le vouloir car aucun peuple n’existe, aucun territoire pour personne, aucune religion, rien, nada. Il serait intéressant de voir Eric Besson exposer sa théorie à l’ONU où il ne pourrait que recevoir la bénédiction des pays musulmans conquérants de l’OCI.

Après de tel propos, une telle provocation, il risque désormais d’être difficile à cette cible électorale sympatisante FN égarée vers l'UMP en 2007de signer un nouveau blanc seing, et pas uniquement à elle mais aussi à tous les Français de droite comme de gauche qui ont appris d’un ministre en exercice, qu’ils n’existaient pas de par leurs origines, ne représentaient rien sauf des cons-tribuables tout juste bon à entretenir les parasites qui ont décidés de sacrifier leur identité sur l'autel de la diversité et du vivre ensemble autrefois proposé et dédormais imposé.