Clearstream: un appel poltique
Par Philippe Izard le lundi 1 février 2010, 08:18 - Justice - Lien permanent
Jeudi 28 janvier Dominique de Villepin tenait à saluer le courage du tribunal qui selon lui avait fait preuve d’indépendance devant de tels enjeux politiques.Moins de 24 heures plus tard le parquet fait appel et voila l’ancien premier ministre qui ressort son costume sur laquelle s’acharne l’Elysée. Moins serin que la ville il explique que cette décision montre qu’un homme, Nicolas Sarkozy, président de la République préfère persévérer dans son acharnement, dans sa haine, plutôt que d’assumer la responsabilité de sa fonction.
Dominique de Villepin estime qu’en droit français faire appel est tout à fait légitime, mais qu’un appel dans une affaire politique ou le Président est même si il se désiste reste la principale partie civile.
Ce renvoi en appel pose la question d’une justice politisée. On a le net sentiment que les institutions de l’état sont utilisées et instrumentalisées pour des affaires personnelles qui touchent des responsables politiques, ce qui fragilise et porte atteinte à la démocratie. Clearstream est l’exemple même d’une justice non indépendante.
L’enjeu c’est la présidentielle de 2012. Le procès étant reporté à 2011, si Dominique de Villepin devait de nouveau sortir vainqueur sur le plan judicaire, il se retrouverait bien placé pour avoir sa chance face à Nicolas Sarkozy pour la course à l’Elysée.
Ce renvoi en appel pose la question d’une justice politisée. On a le net sentiment que les institutions de l’état sont utilisées et instrumentalisées pour des affaires personnelles qui touchent des responsables politiques, ce qui fragilise et porte atteinte à la démocratie. Clearstream est l’exemple même d’une justice non indépendante.
L’enjeu c’est la présidentielle de 2012. Le procès étant reporté à 2011, si Dominique de Villepin devait de nouveau sortir vainqueur sur le plan judicaire, il se retrouverait bien placé pour avoir sa chance face à Nicolas Sarkozy pour la course à l’Elysée.

Commentaires
ca ne serait qu'a moitié surprenant qu'en appel villepin soit condamné à une peine d'inégibilité à quelques mois des elections.
Questions :
Sincèrement, y-a-t-il lieu d'être choqué par le fait que soient poursuivis les auteurs d'agissements graves du seul fait que l'une des victimes soit devenue après coup Président de la République ? Certainement pas. De quelles accusations ce plaigant n'aurait-il pas été l'objet s'il avait abandonné la procédure et laissé l'affaire passer à la trappe ? Il n'aurait certainement pas été taxé de magnanimité mais bien plutôt de manquement à la plus élémentaire des morales, ainsi que des pires compromissions et ententes avec ses accusateurs, avant, pendant et après l'affaire.
Objectivement, y-a-t-il lieu d'être choqué par le fait que les protagonistes de l'affaire puissent avoir des intérêts politiquement divergents, voire opposés ? Au point d'y voir une haine d'Etat ? Probablement pas. Le microcosme est ainsi fait que ses acteurs s'y rencontrent partout et en toutes circonstances, et qu'ils ne se font généralement pas de cadeaux, dans ces combats que le peuple aime tant, bien qu'il s'en défende.
En tout état de cause, quels qu'en soient les acteurs, il est sain pour la démocratie et la justice qu'une machination comme celle dont il s'agit ait été dénoncée, soit éclaircie dans tous ses détails, et que tous ses auteurs soient punis comme ils le méritent.