Immobilier: Vérités sur le logement, des réalités qui agacent
Par Patrick Gorgeon le jeudi 4 février 2010, 08:22 - Economie - Lien permanent
L’Union Nationale des propriétaires immobiliers (UNPI) qui a immédiatement réagi au rapport logement de la Fondation Abbé Pierre devrait savoir que la chute vertigineuse des permis de construire qui sévi depuis déjà longtemps et touche aussi bien le secteur privé que public, confirme une tendance de fond.
Allez donc expliquer, comme le fait l’UNPI, à des gens modestes ou à des jeunes qui ont un emploi et recherchent un logement locatif à des prix abordables que contrairement à ce qu’annonce la Fondation Abbé Pierre le surpeuplement baisse puisqu’il est passé de 11,8 % en 1996 à 9,0 % en 2006;
Que la politique dynamique du gouvernement amène à construire 400 000 logements aux normes, et à démolir dans le cadre de l’ANRU 50 000 logements insalubres par an; que grâce aux travaux de rénovation et aux incitations de l’ANAH pour améliorer le confort de nombreux logements, la qualité du parc a tendance à s’améliorer.
Que le nombre de personnes en situation de « réelle fragilité » dans le rapport de la Fondation est compris dans une acception extrêmement large.
Qu’en ce qui concerne le nombre de personnes logées en meublé qui a tendance à augmenter légèrement depuis 1988, il s’agit en fait le plus souvent d’un choix de commodité de la part de l’occupant. Qu’il est donc excessif de les classer par principe dans les catégories de personnes non ou très mal logées.
Que le nombre de personnes confrontées à des problèmes d'impayés de loyers « ne représentent » que 494 800 ménages, et pour les impayés de charges ou remboursement d'emprunt , 70 000 ménages.
Qu’il est inexact de les considérer toutes comme de personnes « en situation de réelle fragilité à court ou moyen terme » suivant l’idée qu’il s’agit de situations passagères et déjà réglées.
Mais voyons ! L’UNPI sait elle que les emplois créés sont la plupart du temps précaires.
Que les salaires n’augmentent pratiquement plus; que bon nombre de jeunes ménages, sans parler des célibataires, ne disposent pas de revenus suffisants pour se voir accorder le droit d’habiter un logement locatif décent; que les demandes de logements sociaux s’accumulent par dizaine de milliers dans les mairies, préfectures et autres commissions de médiation; que les propriétaires privées ne sont pas tous des modèles de bailleurs sociaux.
Enfin, que les prix de vente et les conditions d’octroi des prêts immobiliers interdisent trop souvent l’accès à la propriété. Et, si en dépit de toutes vos démarches et de la création du droit au logement (DAL), vous ne trouvez pas de solution logement: on vous répondra: appelez donc le SAMU social !
Toujours est-il que lors du dernier Conseil des ministres, le secrétaire d'Etat au logement, Benoit Apparu...avec un plan "logement social" reposant sur un budget d'environ 4,7 milliards d'euros pour la construction d'environ 140.000 logements sociaux et un vaste programme de rachat de logements vacants en Ile-de France.
Puissent les murs avoir des oreilles !
Pour écouter la chronique sur la webradio AWI
Que le nombre de personnes en situation de « réelle fragilité » dans le rapport de la Fondation est compris dans une acception extrêmement large.
Qu’en ce qui concerne le nombre de personnes logées en meublé qui a tendance à augmenter légèrement depuis 1988, il s’agit en fait le plus souvent d’un choix de commodité de la part de l’occupant. Qu’il est donc excessif de les classer par principe dans les catégories de personnes non ou très mal logées.
Que le nombre de personnes confrontées à des problèmes d'impayés de loyers « ne représentent » que 494 800 ménages, et pour les impayés de charges ou remboursement d'emprunt , 70 000 ménages.
Qu’il est inexact de les considérer toutes comme de personnes « en situation de réelle fragilité à court ou moyen terme » suivant l’idée qu’il s’agit de situations passagères et déjà réglées.
Mais voyons ! L’UNPI sait elle que les emplois créés sont la plupart du temps précaires.
Que les salaires n’augmentent pratiquement plus; que bon nombre de jeunes ménages, sans parler des célibataires, ne disposent pas de revenus suffisants pour se voir accorder le droit d’habiter un logement locatif décent; que les demandes de logements sociaux s’accumulent par dizaine de milliers dans les mairies, préfectures et autres commissions de médiation; que les propriétaires privées ne sont pas tous des modèles de bailleurs sociaux.
Enfin, que les prix de vente et les conditions d’octroi des prêts immobiliers interdisent trop souvent l’accès à la propriété. Et, si en dépit de toutes vos démarches et de la création du droit au logement (DAL), vous ne trouvez pas de solution logement: on vous répondra: appelez donc le SAMU social !
Toujours est-il que lors du dernier Conseil des ministres, le secrétaire d'Etat au logement, Benoit Apparu...avec un plan "logement social" reposant sur un budget d'environ 4,7 milliards d'euros pour la construction d'environ 140.000 logements sociaux et un vaste programme de rachat de logements vacants en Ile-de France.
Puissent les murs avoir des oreilles !
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Commentaires
Merci monsieur
pour ce coup de gueule enfin réaliste !
Que ça fait du bien ! Ouf !
Je connais plusieurs personnes qui ont connu un épisode "rue" en 2009, en s'en cachant HONTEUSEMENT, y inclus de leurs amis ! Mais ce n'est pas de leur faute bon sang, s'il n'est plus possible de se loger dans ce pays !
Cordialement
Amada