Grèce et économie européenne
Par Patrick Gorgeon le mercredi 17 février 2010, 08:14 - Economie - Lien permanent
L'Europe face à un nouveau risque de contagion.Aujourd’hui, ce n’est plus la grippe A H1N1 qui inquiète l’Europe mais l’état de santé de certains pays membres et en premier lieu celui de la Grèce. Avec un déficit public de l’ordre de 12,7 % du PIB pour 2009 et de 9,4 % du PIB en 2010 ; une dette publique de 300 milliards d'euros fin 2009 (113 % du PIB) attendue à 120 % du PIB en 2010, ce pays a en effet envoyé aux marchés un signal de risque en matière de solvabilité.
Et ce qui est craint par-dessus tout, c’est la menace de contagion aux pays membres les plus fragiles : Portugal, Espagne, Italie mais aussi France.
Car cette situation critique met l’euro sous pression et rend plus aléatoire la reprise économique et l’emploi au niveau européen.
Pourtant, au départ, ce petit pays d’un peu plus de 11 millions d’habitants qui a rejoint le cercle de l’Union en 1981 n’apparaissait pas comme un trublion potentiel. Il semblait même béni des Dieux.
Avec un PIB par habitant inférieur à la moyenne européenne, la Grèce avait su profiter des mécanismes de redistribution, mis en place dans les années 1980, comme les fonds structurels.
L’économie grecque affichait un taux annuel moyen de croissance de 3,2% en 2008 , soit l’un des plus élevés de la zone euro où la croissance n’avait été que de 1,2%.
Même le chômage était selon les informations officielles en baisse passant de 11,3% au premier trimestre 2004 à 7,5% en 2008.
Mais en fait tout n’était que légende.
Menacée par deux monstres : "mensonge" et "corruption" qui ont de quoi effrayer les financiers et investisseurs lecteurs d'Homère, la Grèce se trouve confrontée à une réplique mythologique qui renvoie au passage du fameux détroit de Messine en imposant des sacrifices.
Alors faut-il laisser le berceau de la civilisation européenne à son triste sort ?
Quelles figures mythiques de la finance sont en mesure d'éviter le naufrage ?
Pour écouter la chronique sur la webradio AWI
Pourtant, au départ, ce petit pays d’un peu plus de 11 millions d’habitants qui a rejoint le cercle de l’Union en 1981 n’apparaissait pas comme un trublion potentiel. Il semblait même béni des Dieux.
Avec un PIB par habitant inférieur à la moyenne européenne, la Grèce avait su profiter des mécanismes de redistribution, mis en place dans les années 1980, comme les fonds structurels.
L’économie grecque affichait un taux annuel moyen de croissance de 3,2% en 2008 , soit l’un des plus élevés de la zone euro où la croissance n’avait été que de 1,2%.
Même le chômage était selon les informations officielles en baisse passant de 11,3% au premier trimestre 2004 à 7,5% en 2008.
Mais en fait tout n’était que légende.
Menacée par deux monstres : "mensonge" et "corruption" qui ont de quoi effrayer les financiers et investisseurs lecteurs d'Homère, la Grèce se trouve confrontée à une réplique mythologique qui renvoie au passage du fameux détroit de Messine en imposant des sacrifices.
Alors faut-il laisser le berceau de la civilisation européenne à son triste sort ?
Quelles figures mythiques de la finance sont en mesure d'éviter le naufrage ?
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La Grèce en grève mercredi contre le plan d'austérité
L'activité économique sera paralysée mercredi en Grèce à la suite d'un appel à la grève générale lancé par les grandes centrales syndicales pour protester contre les mesures d'austérité du gouvernement visant à sortir le pays d'une crise financière sans précédent.
"Les hommes et leurs besoins sont au-dessus des marchés et des profits", affirme le slogan choisi pour cette grève par la puissante Confédération général des travailleurs grecs (GSEE, 1 million d'adhérents) principale organisatrice du mouvement avec la Fédération des fonctionnaires Adedy (300.000 membres). "D'après nos contacts et nos réunions, la grève devrait être un très grand succès et paralyser tout le pays", a déclaré lundi à l'AFP, Stathis Anestis, membre de la commission exécutive de la GSEE.
Toutes les grandes fédérations professionnelles se sont jointes au mouvement, comme les influents syndicats des marins (PNO), des employés de banques (OTOE), ou des journalistes (POESY) Les bateaux de toutes catégories seront à l'ancre, les avions cloués au sol et les trains à l'arrêt dans les gares. Les transports publics fonctionneront à Athènes pendant six heures pour permettre aux grévistes de se rendre aux manifestations prévues.
Pressé par l'Union européenne, le gouvernement socialiste a pris un premier train de mesures fiscales et salariales en vue de réduire son énorme déficit public de 12,7% en 2009 à 8,7% cette année. Mais Bruxelles, qui a mis l'économie grecque sous tutelle, réclame de nouvelles mesures, notamment la suppression du 14ème mois de salaire appliqué en Grèce, provoquant une inquiétude croissante au sein du monde du travail.
"Le message de la grève est que les travailleurs ne doivent pas payer seuls la crise par une baisse des salaires et la remise en cause d'acquis sociaux, la grève veut adresser un grand Non aux néolibéraux de Bruxelles qui exercent des chantages contre la Grèce", a souligné M. Anestis. "Le pays subit, selon lui, une attaque sans précédent qui ne concerne pas seulement la Grèce mais aussi d'autres pays visant à la suppression des droits sociaux".
Face à la mobilisation syndicale, plusieurs sondages réalisés au début du mois ont affirmé que plus de six Grecs sur dix estimaient que les mesures gouvernementales étaient nécessaires. Un dernier sondage, dimanche, a indiqué que les trois-quarts des Grecs souhaitent la paix sociale jusqu'au dénouement de la crise. La majorité des personnes interrogées (51,3%) estiment que "les mesures prises par le gouvernement et la mise sous tutelle du pays par l'Union européenne peuvent sortir la Grèce de la crise", mais 43% pensent le contraire.
Le Premier ministre grec Georges Papandréou s'est targué, dimanche lors d'une interview à la BBC à Londres, du soutien de ses compatriotes. Il a par ailleurs demandé le soutien de ses partenaires pour emprunter au même taux que les autres pays. Il a précisé que les besoins d'emprunt grecs "étaient couverts jusqu'à la mi-mars", écartant une possible émission obligataire de la Grèce cette semaine évoquée par des rumeurs sur les marchés.
Source AFF