Et ce qui est craint par-dessus tout, c’est la menace de contagion aux pays membres les plus fragiles : Portugal, Espagne, Italie mais aussi France. Car cette situation critique met l’euro sous pression et rend plus aléatoire la reprise économique et l’emploi au niveau européen.

Pourtant, au départ, ce petit pays d’un peu plus de 11 millions d’habitants qui a rejoint le cercle de l’Union en 1981 n’apparaissait pas comme un trublion potentiel. Il semblait même béni des Dieux.

Avec un PIB par habitant inférieur à la moyenne européenne, la Grèce avait su profiter des mécanismes de redistribution, mis en place dans les années 1980, comme les fonds structurels.

L’économie grecque affichait un taux annuel moyen de croissance de 3,2% en 2008 , soit l’un des plus élevés de la zone euro où la croissance n’avait été que de 1,2%.

Même le chômage était selon les informations officielles en baisse passant de 11,3% au premier trimestre 2004 à 7,5% en 2008.

Mais en fait tout n’était que légende.

Menacée par deux monstres : "mensonge" et "corruption" qui ont de quoi effrayer les financiers et investisseurs lecteurs d'Homère, la Grèce se trouve confrontée à une réplique mythologique qui renvoie au passage du fameux détroit de Messine en imposant des sacrifices.

Alors faut-il laisser le berceau de la civilisation européenne à son triste sort ?

Quelles figures mythiques de la finance sont en mesure d'éviter le naufrage ?

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