Certes, tous les secteurs d’activités ne sont pas logés à la même enseigne.

Alors que la baisse des heures supplémentaires est de –28,6 % dans la fabrication de machines et d’équipements et de - 3,1% à - 5,4% dans le tertiaire, l’industrie pharmaceutique se distingue avec une augmentation de + 20%.

Autrement dit, en dépit d’une petite amélioration en matière d’ intérim au dernier trimestre 2009, l’embellie économique n’a pas encore frappé aux portes de l’industrie française. D’ailleurs, l’étude de la Direction Générale du Trésor et de la Politique Économique concernant la désindustrialisation en France qui vient de paraître, confirme un malaise que de nombreux pays européens partagent, à des degrés divers.

La volonté exprimée à plusieurs reprises par le chef de l’État de re-industrialiser la France en sanctionnant les délocalisations d’entreprises françaises se heurte à une tendance qui ne date pas d’hier.

Quant aux états-généraux de l'industrie qui doivent tracer les grandes lignes d'une « nouvelle politique industrielle » de la France, ils n’ont pas grand chose à se mettre sous la dent. Le vent qui souffle soulève en fait la question relative à nos pôles de compétitivité qui auraient dû avoir pour premier effet de rassembler nos forces vives sur des terrains porteurs en termes de développement, d’innovation et d’emploi.

C’est donc l'étude de la DGTPE que nous avons choisi d’analyser pour tenter de comprendre un phénomène aujourd’hui renforcé par les menaces qui pèsent sur l'avenir de la raffinerie de Dunkerque : un exemple parmi tant d’autres.

D’où ce : « Aux armes les entreprises »… « Formez vos bataillons »

Pour écouter la chronique sur la webradio AWI