Le vaccin ROR est maintenant innocenté
Par Medias Libres le jeudi 25 février 2010, 08:11 - Santé - Lien permanent
Le vaccin ROR est maintenant innocenté par The Lancet après qu’une étude publiée en 1998 cette revue médicale reconnue pour son sérieux ait établi un lien entre vaccination et autisme. Ce revirement arrive à point nommé en pleine bérézina politique sur la grippe A. En représaille, le directeur de l’étude, le Docteur Andrew WAKEFIELD se retrouve interdit d’exercer par le conseil de l’ordre des médecins de Grande Bretagne.Or "qui n’entend qu’une cloche n’entend qu’un son" et pour connaître le fin mot de l’histoire encore faut-il en avoir les tenants et les aboutissants.
Comment faire taire un scientifique qui dérange ? L’histoire nous a fourni les exemples et l’Inquisition le mode d’emploi : dénonciation, calomnie, réquisitoire et condamnation avec mise à mort. Il faut aller jusque là, car sinon, ce serait installer la controverse et ouvrir les consciences à d’autres vérités risquant de mettre à mal les dogmes établis.
Le Conseil de l’Ordre des Médecins, dans sa position d’autorité, joue le rôle de gardien du temple mais il s’attribue aussi celui de Grand Inquisiteur. Malheur à celui qui voudrait contredire l’orthodoxie ! Tous les renégats seront persécutés.
Le cas du Dr Andrew WAKEFIELD est emblématique de cette chasse aux sorcières moderne. Voilà un médecin, gastro-entérologue britannique de renommée mondiale, qui a publié des dizaines d’articles, tous approuvés par la communauté scientifique, chercheur passionné qui a consacré son temps depuis une quinzaine d’années à percer les secrets de l’autisme régressif chez des enfants souffrant de problèmes intestinaux. Son travail l’a conduit à s’interroger sur le rôle éventuel du vaccin ROR dans l’apparition de ce syndrome autistique. Il tomba en disgrâce le jour où il publia, en collaboration avec ses collègues du Royal Free Hospital de Londres, dans la revue The Lancet, en 1998, un article qui fit l’effet d’une bombe dans le milieu scientifique. Une coalition s’est immédiatement montée et a tout fait pour l’empêcher de poursuivre ses recherches. Pour mieux démolir cet hérétique, il fallait que les médias s’en mêlent : ce rôle fut dévolu à un journaliste qui déversa dans le Sunday Times un flot de propos calomnieux à l’encontre du Dr Wakefield. La cabale fut telle qu’Andy, comme l’appellent ses amis (il en a encore beaucoup !), a dû s’exiler aux Etats-Unis où il réside désormais avec sa famille.
Qu’avait donc fait Andy pour mériter une telle conjuration ?
L’offense suprême fut de toucher au sacro-saint vaccin ROR. Le simple fait de penser à une éventuelle implication du vaccin dans une pathologie (ici l’entérocolite autistique) et de demander que des études soient menées pour éclaircir cette hypothèse, est un crime de lèse-orthodoxie. Mais les choses vont plus loin : le Dr Wakefield, en essayant de comprendre l’origine de l’autisme, a mis le doigt sur un point extrêmement sensible pour le système médical. En effet, s’intéresser aux causes des maladies, c’est mettre à mal les deux piliers sur lesquels repose la pensée médicale actuelle, à savoir la théorie des germes et la théorie des gènes. Comme l’explique Mark BLAXIL sur Internet (cf « From the Roman to the Wakefield Inquisition », Age of Autism), le plus grand échec de la médecine est son incapacité à expliquer le fléau des maladies chroniques. Ni les germes, ni les gènes ne peuvent à eux seuls permettent de comprendre ce fléau. D’autres pistes sont donc à explorer qui fatalement ne peuvent qu’ébranler les certitudes confortables dans lesquelles s’est installée la caste médicale.
Toutefois, c’est là un sujet trop sensible et trop dérangeant pour qu’on en discute. Il faut donc faire taire ceux qui veulent le soulever. C’est pourquoi, le tribunal du Conseil de l’Ordre, n’abordera pas la question du lien possible entre vaccin et autisme, il s’attaquera à la réputation et à l’intégrité du prévenu. Ainsi, le Dr Wakefield sera-t-il accusé de n’avoir pas respecté la déontologie médicale vis-à-vis de jeunes patients, d’avoir mené des travaux manquant de pertinence scientifique, d’honnêteté et de transparence. Le journal Le Monde fait chorus en parlant même « de mensonges » (6 février 2010). Il faut salir l’homme, pour discréditer le scientifique. Une guerre au finish, impitoyable, lui est déclarée. Les hostilités commencèrent ouvertement, en juin 2006, par une convocation devant le Conseil de l’Ordre .
A noter qu’aucune plainte n’émane de ses patients, bien au contraire, tous les parents d’enfants autistes sont ses supporters indéfectibles depuis le début. Plus il est honni par ses pairs, plus il est défendu par ceux qui ont foi en lui. Il faut dire, que c’est un médecin qui a su écouter les parents et qui a même collaboré avec eux : n’est-ce pas là ce que chacun attend de son médecin ? L’avenir est dans cette symbiose à la fois humble et constructive. Le temps des mandarins drapés dans leur assurance et leur savoir (tout relatif) est révolu. Etre à l’écoute du patient et de sa famille, encore un aspect du personnage qui agace au plus haut point. Et il y en a d’autres : Andy n’a jamais reculé devant les menaces, il n’a pas abjuré comme Galilée, il n’a pas cédé à la peur, il a refusé de se laisser intimider. Tenir tête et continuer ses recherches pour qu’éclate la vérité, quelle audace ! Combien, pour moins que cela, ont baissé les bras et sont rentrés dans le rang, condamnés à un silence douloureux ?
A l’issue d’un procès qui aura duré plus de trois ans, le verdict du Conseil de l’Ordre est tombé le 29 janvier 2010 : coupable de tous les chefs d’accusation ! Il fallait s’y attendre. Le Dr Wakefield et deux de ses collègues sont ainsi radiés et ne peuvent plus exercer en Grande-Bretagne. Où est leur faute professionnelle ? Celle de soigner, de guérir, d’établir des connaissances scientifiques nouvelles ? On pourrait croire à une farce. Pourtant, les autorités médicales du moment ne « rigolent » pas : il s’agit bien d’empêcher les jeunes médecins de se poser des questions et d’avoir la curiosité de regarder ailleurs que dans les sentiers battus ; il s’agit bien de sanctionner toute remise en question des vaccinations ; il s’agit bien de réduire à néant tous ceux qui entraveraient la médecine-business.
Pour preuve de cet acharnement à tromper le public sur les risques vaccinaux, les révélations de Mike Adams, dans Natural News du 5 février 2010 : « The Lancet fait exactement ce que George ORWELL décrivait dans son livre 1984 : réécrire l’histoire en effaçant la vérité scientifique et en la retirant de ses archives ». Nonobstant que les découvertes du Dr Wakefield sont confirmées par de nombreuses autres recherches publiées dans la littérature médicale, toutes apportent des faits scientifiques accablants pour l’industrie des vaccins.
Notamment, Une étude menée dans le New Jersey a permis de découvrir que le stabilisateur du vaccin ROR , et d’autres vaccins, était de la gélatine hydrolysée, une substance qui renferme environ 21% de glycine (sorte de colle). Or, l’utilisation de cette forme de glycine déclenche un déséquilibre dans l’acide aminé neurotransmetteur responsable du taux d’absorption de certaines catégories de cellules dans l’organisme. Dit de façon moins technique, cet additif vaccinal est bel et bien responsable des problèmes qui touchent le corps et l’esprit des jeunes enfants (communiqué du Dr Léonard HOROWITZ, rédacteur en chef de la revue Medical Veritas).
Tout récemment, l’actrice américaine Jenny McCarthy et son compagnon Jim Carrey, fervents supporters du Docteur Wakefield, eux-mêmes parents d’un enfant autiste, ont révélé que le Conseil de l’Ordre a tout fait pour empêcher la publication d’une étude dont les résultats sont accablants pour l’industrie des vaccins (Cf www.generationrescue.org, 5 février 2010) . Depuis longtemps des parents d’autistes demandaient que soit comparé un groupe d’enfants vaccinés à un groupe d’enfants non vaccinés. Le Dr Wakefield, avec huit autres scientifiques, s’y est attelé. Des singes ont servi pour ces recherches, dont 14 vaccinés, et le résultat est saisissant : les singes qui ont reçu toutes les vaccinations prévues par le calendrier vaccinal américain (au total 36) souffrent de dommages neurologiques incontestables. Voilà qui met à mal le dogme de la sécurité des vaccins. Pas étonnant que les autorités cherchent à étouffer cet important travail, sur le point d’être publié dans son intégralité.
Il faut un courage héroïque pour affronter le déchaînement de violence dont sont capables les tenants de l’orthodoxie. Notre époque n’a rien à envier aux pires moments de l’Inquisition. Certains sont toujours prêts à allumer le bûcher. Mais il sera difficile de brûler tous les hérétiques car leur nombre grandit en force et en conscience. « Le Dr Wakefield conteste toutes les conclusions du Conseil de l’Ordre et projette un vigoureux appel » précise Jenny McCarthy. Non, il ne se laissera pas abattre et la foule des parents qui l’a toujours fidèlement escorté, sera là, plus nombreuse encore, pour le soutenir. En outre, une cohorte de scientifiques, libérés de la peur, l’accompagneront également.
Françoise JOËT, Présidente d’honneur d’ALIS
Le cas du Dr Andrew WAKEFIELD est emblématique de cette chasse aux sorcières moderne. Voilà un médecin, gastro-entérologue britannique de renommée mondiale, qui a publié des dizaines d’articles, tous approuvés par la communauté scientifique, chercheur passionné qui a consacré son temps depuis une quinzaine d’années à percer les secrets de l’autisme régressif chez des enfants souffrant de problèmes intestinaux. Son travail l’a conduit à s’interroger sur le rôle éventuel du vaccin ROR dans l’apparition de ce syndrome autistique. Il tomba en disgrâce le jour où il publia, en collaboration avec ses collègues du Royal Free Hospital de Londres, dans la revue The Lancet, en 1998, un article qui fit l’effet d’une bombe dans le milieu scientifique. Une coalition s’est immédiatement montée et a tout fait pour l’empêcher de poursuivre ses recherches. Pour mieux démolir cet hérétique, il fallait que les médias s’en mêlent : ce rôle fut dévolu à un journaliste qui déversa dans le Sunday Times un flot de propos calomnieux à l’encontre du Dr Wakefield. La cabale fut telle qu’Andy, comme l’appellent ses amis (il en a encore beaucoup !), a dû s’exiler aux Etats-Unis où il réside désormais avec sa famille.
Qu’avait donc fait Andy pour mériter une telle conjuration ?
L’offense suprême fut de toucher au sacro-saint vaccin ROR. Le simple fait de penser à une éventuelle implication du vaccin dans une pathologie (ici l’entérocolite autistique) et de demander que des études soient menées pour éclaircir cette hypothèse, est un crime de lèse-orthodoxie. Mais les choses vont plus loin : le Dr Wakefield, en essayant de comprendre l’origine de l’autisme, a mis le doigt sur un point extrêmement sensible pour le système médical. En effet, s’intéresser aux causes des maladies, c’est mettre à mal les deux piliers sur lesquels repose la pensée médicale actuelle, à savoir la théorie des germes et la théorie des gènes. Comme l’explique Mark BLAXIL sur Internet (cf « From the Roman to the Wakefield Inquisition », Age of Autism), le plus grand échec de la médecine est son incapacité à expliquer le fléau des maladies chroniques. Ni les germes, ni les gènes ne peuvent à eux seuls permettent de comprendre ce fléau. D’autres pistes sont donc à explorer qui fatalement ne peuvent qu’ébranler les certitudes confortables dans lesquelles s’est installée la caste médicale.
Toutefois, c’est là un sujet trop sensible et trop dérangeant pour qu’on en discute. Il faut donc faire taire ceux qui veulent le soulever. C’est pourquoi, le tribunal du Conseil de l’Ordre, n’abordera pas la question du lien possible entre vaccin et autisme, il s’attaquera à la réputation et à l’intégrité du prévenu. Ainsi, le Dr Wakefield sera-t-il accusé de n’avoir pas respecté la déontologie médicale vis-à-vis de jeunes patients, d’avoir mené des travaux manquant de pertinence scientifique, d’honnêteté et de transparence. Le journal Le Monde fait chorus en parlant même « de mensonges » (6 février 2010). Il faut salir l’homme, pour discréditer le scientifique. Une guerre au finish, impitoyable, lui est déclarée. Les hostilités commencèrent ouvertement, en juin 2006, par une convocation devant le Conseil de l’Ordre .
A noter qu’aucune plainte n’émane de ses patients, bien au contraire, tous les parents d’enfants autistes sont ses supporters indéfectibles depuis le début. Plus il est honni par ses pairs, plus il est défendu par ceux qui ont foi en lui. Il faut dire, que c’est un médecin qui a su écouter les parents et qui a même collaboré avec eux : n’est-ce pas là ce que chacun attend de son médecin ? L’avenir est dans cette symbiose à la fois humble et constructive. Le temps des mandarins drapés dans leur assurance et leur savoir (tout relatif) est révolu. Etre à l’écoute du patient et de sa famille, encore un aspect du personnage qui agace au plus haut point. Et il y en a d’autres : Andy n’a jamais reculé devant les menaces, il n’a pas abjuré comme Galilée, il n’a pas cédé à la peur, il a refusé de se laisser intimider. Tenir tête et continuer ses recherches pour qu’éclate la vérité, quelle audace ! Combien, pour moins que cela, ont baissé les bras et sont rentrés dans le rang, condamnés à un silence douloureux ?
A l’issue d’un procès qui aura duré plus de trois ans, le verdict du Conseil de l’Ordre est tombé le 29 janvier 2010 : coupable de tous les chefs d’accusation ! Il fallait s’y attendre. Le Dr Wakefield et deux de ses collègues sont ainsi radiés et ne peuvent plus exercer en Grande-Bretagne. Où est leur faute professionnelle ? Celle de soigner, de guérir, d’établir des connaissances scientifiques nouvelles ? On pourrait croire à une farce. Pourtant, les autorités médicales du moment ne « rigolent » pas : il s’agit bien d’empêcher les jeunes médecins de se poser des questions et d’avoir la curiosité de regarder ailleurs que dans les sentiers battus ; il s’agit bien de sanctionner toute remise en question des vaccinations ; il s’agit bien de réduire à néant tous ceux qui entraveraient la médecine-business.
Pour preuve de cet acharnement à tromper le public sur les risques vaccinaux, les révélations de Mike Adams, dans Natural News du 5 février 2010 : « The Lancet fait exactement ce que George ORWELL décrivait dans son livre 1984 : réécrire l’histoire en effaçant la vérité scientifique et en la retirant de ses archives ». Nonobstant que les découvertes du Dr Wakefield sont confirmées par de nombreuses autres recherches publiées dans la littérature médicale, toutes apportent des faits scientifiques accablants pour l’industrie des vaccins.
Notamment, Une étude menée dans le New Jersey a permis de découvrir que le stabilisateur du vaccin ROR , et d’autres vaccins, était de la gélatine hydrolysée, une substance qui renferme environ 21% de glycine (sorte de colle). Or, l’utilisation de cette forme de glycine déclenche un déséquilibre dans l’acide aminé neurotransmetteur responsable du taux d’absorption de certaines catégories de cellules dans l’organisme. Dit de façon moins technique, cet additif vaccinal est bel et bien responsable des problèmes qui touchent le corps et l’esprit des jeunes enfants (communiqué du Dr Léonard HOROWITZ, rédacteur en chef de la revue Medical Veritas).
Tout récemment, l’actrice américaine Jenny McCarthy et son compagnon Jim Carrey, fervents supporters du Docteur Wakefield, eux-mêmes parents d’un enfant autiste, ont révélé que le Conseil de l’Ordre a tout fait pour empêcher la publication d’une étude dont les résultats sont accablants pour l’industrie des vaccins (Cf www.generationrescue.org, 5 février 2010) . Depuis longtemps des parents d’autistes demandaient que soit comparé un groupe d’enfants vaccinés à un groupe d’enfants non vaccinés. Le Dr Wakefield, avec huit autres scientifiques, s’y est attelé. Des singes ont servi pour ces recherches, dont 14 vaccinés, et le résultat est saisissant : les singes qui ont reçu toutes les vaccinations prévues par le calendrier vaccinal américain (au total 36) souffrent de dommages neurologiques incontestables. Voilà qui met à mal le dogme de la sécurité des vaccins. Pas étonnant que les autorités cherchent à étouffer cet important travail, sur le point d’être publié dans son intégralité.
Il faut un courage héroïque pour affronter le déchaînement de violence dont sont capables les tenants de l’orthodoxie. Notre époque n’a rien à envier aux pires moments de l’Inquisition. Certains sont toujours prêts à allumer le bûcher. Mais il sera difficile de brûler tous les hérétiques car leur nombre grandit en force et en conscience. « Le Dr Wakefield conteste toutes les conclusions du Conseil de l’Ordre et projette un vigoureux appel » précise Jenny McCarthy. Non, il ne se laissera pas abattre et la foule des parents qui l’a toujours fidèlement escorté, sera là, plus nombreuse encore, pour le soutenir. En outre, une cohorte de scientifiques, libérés de la peur, l’accompagneront également.
Françoise JOËT, Présidente d’honneur d’ALIS




Commentaires
Le mouvement antivaccination n’est pas de ceux qui se nourrissent de la recherche et des études...
L’article du Dr Wakefield paru dans "the lancet" le 28 février 1998 n’était pas une étude, c’était un simple « article d’observation », ces observations ne portaient que sur 12 enfants, soit un échantillon beaucoup trop petit pour tirer quelque conclusion.
La plus importante recherche, portant sur le demi-million d’enfants nés au Danemark entre 1991 et 1997, constate une proportion similaire de cas d’autisme, autant chez les enfants vaccinés que non vaccinés. Autre particularité du Danemark : le thimérosal, « le » composant du vaccin souvent pointé du doigt, avait été interdit en 1992. Or, le nombre de cas d’autisme n’a nullement diminué après 1992.
The Lancet est une revue médicale de réputation internationale. Vouloir faire croire aux lecteurs que cette étude médicale collégiale n'était basée que sur de simples observations est un argument de comptoir de bistro. Le Docteur Andrew WAKEFIELD avait déjà fait ses preuves. De "renommée internationale" précise l'article de presse ci-dessus. Il avait déjà plus d'une dizaine de publications à son actif dans la grande presse médicale. Il semble bien qu'il a visé juste, voilà tout! Et en mettant le doigt là où ça fait mal, il a été jeté à la vindicte des gardiens du "temple" médical.
Candide a assisté hier à une "conférence-débat" organisée dans le cadre de la Semaine européenne de la vaccination par le Conseil général de son département. Six intervenants.
Conférence, oui. Débat, non. Sauf si débattre consiste à interroger les intervenants sur les seules modalités de telle ou telle vaccination. Sur les effets indésirables, rien. Candide n'est pas médecin. Il est allé à cette conférence-débat comme militant d'une association de santé à laquelle appartiennent beaucoup de parents inquiets. Il l'a dit.
Réponse :"les parents n'ont pas à être inquiets. Ils ne le sont d'ailleurs pas. Ils sont les premiers à réclamer des vaccins pour leurs enfants. C'est nous qui gérons leur santé." Un médecin intervient pour ajouter : "Je confirme, beaucoup sont inquiets, mais comment les convaincre qu'ils ont tort ?" Réponse de l'infectiologue du CHU, par ailleurs président de la Société de Pathologie infectieuse de Langue française : " La gachette !" Pour la vaccination contre le méningocoque C, la "gachette", c'est le mot "méningite". "Si vous le sortez, pas besoin d'en dire plus". Applaudissements des quelque 200 ou 300 professionnels de santé présents dont une, très excitée contre Candide, s'exclame : "avec les vaccins, nous avons sauvé l'humanité. Nous continuerons". Dans son coin, Candide se dit : "si c'est à la gachette que fonctionne l'information du patient destinée à obtenir son "consentement libre et éclairé", on est mal barré !
Il propose alors que l'un des intervenants ou des professionnels présents veuille bien rencontrer son association pour lever ces inquiétudes, si possible en présence d'un contradicteur car un "consentement libre et éclairé" ne peut s'obtenir décemment à la "gachette". Pas de réponse.
Il a été question ensuite de l'hépatite A. Discours tenu par un membre du CTV : "elle a beaucoup reculé depuis que l'eau potable est mieux contrôlée, mais il serait bon de vacciner quand même les enfants à partir de 1 an, avec rappel 6 à 12 mois plus tard. On éviterait des morts". Candide a donc appris qu'il était un miraculé car il avait contracté autrefois cette hépatite en mangeant dans un train de RDA à la belle époque du mur de Berlin un steak tartare contaminé... Que ne fait-on pas quand on a 20 ans ! En huit jours, sans aucun traitement, il était sur pied.
Mais le grand projet, c'est la vaccination de masse contre la rougeole prônée par l'OMS. Eradiquer. "Si on ne monte pas le niveau de la population enfantine vaccinée, on n'y parviendra pas. Donc il nous faut atteindre au moins les 90%". Le ROR et l'autisme ? Ils ont la réponse : Wakefield.
Si Wakefield a menti, et menti pour de l'argent, il faut le dire,
pense Candide. Il veut bien croire qu'il est persécuté pour ses idées, mais ne supporte pas la corruption. Le mieux sera donc pour tout le monde de faire la vérité, ce qui exige évidemment que l'enquête soit menée de façon impartiale.
On en vient aux adjuvants. Il en a été beaucoup question en 2009. Impossible donc d'y échapper. Celui qui intervient est infectiologue à Annecy. Il nous dira à la fin de son exposé -- il a été le seul à déclarer ses conflits d'intérêt -- qu'il travaille pour Pasteur. "Mais j'ai toute mon indépendance". OK. Sauf que lorsqu'on travaille pour Pasteur, mieux vaut ne pas l'être trop, sans quoi on est viré. Les exemples ne sont pas rares. Ceux qui ne veulent pas prendre ce risque -- ne serait-ce qu'évoquer la célèbre hormone de croissance -- savent très bien couper tout lien avec quiconque pourrait les compromettre ...
Donc, les adjuvants. En premier, l'aluminium. Les myofasciites, c'est un peu contrariant, mais seulement un peu, car "ce n'est qu'un tatouage". D'ailleurs "l'aluminium -- phosphate ou hydroxyde -- a fait ses preuves depuis longtemps, depuis 1926 exactement avec Ramon et ses sels d'aluminium et il n'y a jamais eu d'accidents. On en a besoin pour stimuler la réaction immunitaire, vu que nos vaccins -- hautement purifiés -- sont moins immunogènes et que, d'autre part, l'antigène est difficile à fabriquer". Quant à l'huile + eau, c'est ancien aussi (Freund 1937), mais aucun problème non plus. "On l'a donc choisie pour le H1N1 parce que l'aluminium ne fonctionnait pas bien".
Alors -- il fallait bien -- on en est venu à la vaccination H1N1. Ce n'est pas un échec ! Il y a eu 1334 hospitalisés dont 20% de décès, une "grande recrudescence en septembre, un pic à la mi-décembre et beaucoup de jeunes concernés". S'il n'y avait pas eu vaccination, combien serait morts ? Ainsi, "dans notre département, 83 000 personnes se sont fait vacciner " et ont ainsi montré qu' "on se fait vacciner aussi pour protéger les autres". Enfin rien n'est perdu. On sait fabriquer ce vaccin. On s'en resservira car la menace est toujours là !
Qu'est donc venu faire Candide (vous avez lu Voltaire?) dans ce temple de LA vaccination ? Il faut sans doute être masoschiste pour accepter de recevoir autant de coups. Donc Candide est certainement masoschiste ! A moins que..
A moins qu'il n'éprouve une certaine délectation à mettre les pieds dans le plat. Car Candide se permet de poser quelques questions (mais en ce cas, ses questions sont couvertes par les huées ou éliminées sans réponse), et de rappeler à ces ayatollahs de la vaccination que
1/ ils ont un devoir de notification des accidents que la plupart ne respectent pas, et Candide de rappeler -- quelle audace ! -- que 72% des notifications concernant les accidents dus au vaccin hépatite B sont le fait du Revahb et que 1 médecin sur 4 ne répond même pas à leur sujet aux questions de l'Afssaps (embarras du "chargé de la pharmacovigilance" présent : "chez nous on a dû faire un peu mieux"). Voire...
2/ ils ont un devoir de porter secours à personne en danger. Pour mesurer, sur ce second point, leur capacité de compassion, Candide -- quel culot ! -- leur a proposé de venir en aide aux victimes du vaccin hépatite B. C'est bien eux qui les ont vaccinées ? Ce pouvait être -- parmi d'autres possibilités au choix de chacun -- sous la forme de l'achat d'1 ou 2 livres, pas chers, que Candide avait apportés et que Candide destinait justement à cette aide. Que croyez-vous qu'il arriva ? Candide aussitôt est devenu transparent. On le contournait pour mieux l'éviter !!!
Et Candide est reparti avec un poids au bout des bras, mais plus encore un poids à l'âme. Il a tenté de se consoler -- ce n'est pas très facile -- en se disant que peut-être un certain nombre de médecins avaient boycoté cette "grand messe" de la vaccination. Il faut bien se raccrocher à un espoir... Quelquefois aussi, on a bien voulu lui dire -- et même ce soir-là une seule personne : "vous avez du courage".
Du courage ? qu'est-ce que ça veut dire ? Candide a connu des gens courageux, autrefois, dans des périodes plus sombres. Ceux-là oui étaient courageux, mais aujourd'hui est-ce qu'on risque sa vie ?
Ne cherchez pas à savoir qui est Candide. Peut-être même n'existe-t-il pas...