En dépit de Plans de prévention (PPRI) qui ne concernent pas uniquement les menaces de ruptures de digues : on urbanise, on bétonne, on imperméabilise dans des zones qu’on sait à hauts risques.

Selon le Centre européen de prévention du risque d’inondation (Cepri) quelque 2.400 élus locaux auraient en France des raisons de s’inquiéter tant ce dernier est flagrant. Et le dérèglement climatique qui vient frapper jusque sur nos terres n’explique pas tout.

Car dans notre pays, les maires disposent de pouvoirs propres en matière d’urbanisme et de construction.

Et les graves évènements qui se sont produits en zone littorale viennent rappeler aux élus comme aux administrés que taxe foncière, taxe d’habitation, taxe d’enlèvement des ordures … ne sont que les parties émergées de l’iceberg

Pour éviter les erreurs, on sait qu’il nous appartient désormais de mieux maîtriser la géographie des villes et des campagnes, d’agir sur les formes urbaines, les densités, la localisation des activités, les documents d’urbanisme, l’articulation des politiques de transport. Nous savons que tout cela relève de décisions en matière d’aménagement, de logement, d’organisation des modes de vie, de répartition des compétences, de rôle des intercommunalités, de participation de l'Etat et des acteurs locaux, etc.

Mais les changements qui doivent s’opérer nécessitent une implication forte de la population et l’invention de nouvelles formes de gouvernance urbaine qui fassent l’impasse sur certains abus de pouvoirs d'acteurs, notamment promoteurs-constructeurs, dont on mesure aujourd’hui les graves déficiences.

Nous avons encore sans doute beaucoup à apprendre des "Oiseaux bâtisseurs".

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