Il n'y aurait donc pas de menaces de dérives sectaires en direction de la jeunesse. On peut se demander pourquoi, si ce n'est un impératif de calendrier, cette information essentielle n'a pas été reproduite dans les dix pages du rapport 2009 de la MIVILUDES consacré aux réponses des Ministères à nos parlementaires ?

Une réponse possible serait la conclusion tirée de l'analyse du CICNS des auditions de la Commission d'enquête parlementaire de 2006, dénommée ignominieusement : « L'enfance volée ». Les chiffres révélaient alors clairement que les différents Ministères interrogés n'avaient rien à reprocher aux mouvements [3] supposés "sectaires" dénoncés par la Commission. Il est également instructif de lire les propres résultats de l'enquête internationale de la MIVILUDES [4], dont les chiffres indiquent sans ambiguïté qu'il n'existe pas de « phénomène sectaire ».

Autrement dit, soit la MIVILUDES se trompe de cible et nous sommes confondus à mi-chemin entre Don Quichotte et Tartarin, soit elle le fait exprès et il est légitime de s'interroger sérieusement sur les motivations réelles de cette chasse aux sorcières tous azimuts, qui élargit chaque année son champ de tir. Au gré de quels intérêts ?

[1] : http://www.cicns.net/Miviludes9.htm

[2] : http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-50823QE.htm

[3] : http://www.cicns.net/Auditions_Commission_Parlementaire_2006.htm

[4] : http://www.cicns.net/enquete_internationale_miviludes_2009.htm