Alain Juppé le chevalier blanc
Par Philippe Toulas le vendredi 30 avril 2010, 08:06 - Décryptage - Lien permanent
Alain Juppé suite à une émission diffusée le mardi 27 avril dernier sur France2 au titre évocateur « l'extrême droite du père » , endosse son uniforme de chevalier blanc et réclame « ardemment » « des poursuites judiciaires une fois les faits avérés ». Le motif ? Les discours et les propos tenus devant la caméra cachée des « Infiltrés » par les militants de Dies Irae, liés aux catholiques intégristes.
Des propos inexcusables peut-être, mais qui ont été enregistrés sans l'autorisation et à l'insu de leurs auteurs.
Alain Juppé reste-il le mieux placé pour s'ériger en chevalier blanc. Un petit tour sur Wikipedia pour rappeler que le « meilleur d’entre nous* » :
- Donna ordre à ses services de diminuer le loyer de son fils Laurent, logé dans un appartement relevant des discrètes propriétés de la Ville de Paris.
- Il fut mis en examen pour « abus de confiance, recel d’abus de biens sociaux, et prise illégale d’intérêt » pour des faits commis en tant que secrétaire général du Rassemblement pour la République, et maire adjoint de Paris aux finances, de 1983 à 1995. Il fut considéré comme un élément clé d’un système de financement occulte d’emplois au sein du RPR financés par la Mairie de Paris et des entreprises désireuses de passer des contrats publics (sa secrétaire personnelle au RPR fut elle-même rémunérée par une entreprise, le groupe immobilier Ségur, puis par la Ville de Paris).
- Le 30 janvier 2004, il est condamné par le tribunal correctionnel de Nanterre à dix-huit mois de prison avec sursis dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris et à une peine de dix ans d’inéligibilité. Ce premier jugement est largement commenté dans la presse, critiqué par la majorité, en particulier l'attendu suivant :
« Alain Juppé dans la quête de moyens humains lui apparaissant nécessaires pour l’action du RPR a délibérément fait le choix d’une certaine efficacité en recourant à des arrangements illégaux […] Que la nature des faits commis est insupportable au corps social comme contraire à la volonté générale exprimée par la loi ; qu’agissant ainsi, Alain Juppé a, alors qu’il était investi d’un mandat électif public, trompé la confiance du peuple souverain. […] »
L’appel interjeté par Alain Juppé, immédiatement après sa condamnation, a pour effet de suspendre l’application de cette décision jusqu’à l’arrêt de la cour d'appel. Le 1er décembre 2004, celle-ci réduit la condamnation à quatorze mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité.
La cour a commenté :« Il est regrettable qu’au moment où le législateur prenait conscience de la nécessité de mettre fin à des pratiques délictueuses qui existaient à l’occasion du financement des partis politiques, M. Juppé n’ait pas appliqué à son propre parti les règles qu’il avait votées au parlement.
Il est également regrettable que M. Juppé, dont les qualités intellectuelles sont unanimement reconnues, n’ait pas cru devoir assumer devant la justice l’ensemble de ses responsabilités pénales et ait maintenu la négation de faits avérés. Toutefois, M. Juppé s’est consacré pendant de nombreuses années au service de l’État, n’a tiré aucun enrichissement personnel de ces infractions commises au bénéfice de l’ensemble des membres de son parti, dont il ne doit pas être le bouc émissaire. »
- Il démissionne le lendemain de son dernier mandat, celui de maire de Bordeaux.
- Il s’exile 2 ans au Canada et revient reprendre sa place après avoir organisé une élection spécialement pour lui.
Le costume de chevalier blanc n'est il pas un peu trop large pour Alain Juppé, celui de comique troupier ne semblerait il pas plus à sa taille ?
* Copyright Jacques Chirac
- Donna ordre à ses services de diminuer le loyer de son fils Laurent, logé dans un appartement relevant des discrètes propriétés de la Ville de Paris.
- Il fut mis en examen pour « abus de confiance, recel d’abus de biens sociaux, et prise illégale d’intérêt » pour des faits commis en tant que secrétaire général du Rassemblement pour la République, et maire adjoint de Paris aux finances, de 1983 à 1995. Il fut considéré comme un élément clé d’un système de financement occulte d’emplois au sein du RPR financés par la Mairie de Paris et des entreprises désireuses de passer des contrats publics (sa secrétaire personnelle au RPR fut elle-même rémunérée par une entreprise, le groupe immobilier Ségur, puis par la Ville de Paris).
- Le 30 janvier 2004, il est condamné par le tribunal correctionnel de Nanterre à dix-huit mois de prison avec sursis dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris et à une peine de dix ans d’inéligibilité. Ce premier jugement est largement commenté dans la presse, critiqué par la majorité, en particulier l'attendu suivant :
« Alain Juppé dans la quête de moyens humains lui apparaissant nécessaires pour l’action du RPR a délibérément fait le choix d’une certaine efficacité en recourant à des arrangements illégaux […] Que la nature des faits commis est insupportable au corps social comme contraire à la volonté générale exprimée par la loi ; qu’agissant ainsi, Alain Juppé a, alors qu’il était investi d’un mandat électif public, trompé la confiance du peuple souverain. […] »
L’appel interjeté par Alain Juppé, immédiatement après sa condamnation, a pour effet de suspendre l’application de cette décision jusqu’à l’arrêt de la cour d'appel. Le 1er décembre 2004, celle-ci réduit la condamnation à quatorze mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité.
La cour a commenté :« Il est regrettable qu’au moment où le législateur prenait conscience de la nécessité de mettre fin à des pratiques délictueuses qui existaient à l’occasion du financement des partis politiques, M. Juppé n’ait pas appliqué à son propre parti les règles qu’il avait votées au parlement.
Il est également regrettable que M. Juppé, dont les qualités intellectuelles sont unanimement reconnues, n’ait pas cru devoir assumer devant la justice l’ensemble de ses responsabilités pénales et ait maintenu la négation de faits avérés. Toutefois, M. Juppé s’est consacré pendant de nombreuses années au service de l’État, n’a tiré aucun enrichissement personnel de ces infractions commises au bénéfice de l’ensemble des membres de son parti, dont il ne doit pas être le bouc émissaire. »
- Il démissionne le lendemain de son dernier mandat, celui de maire de Bordeaux.
- Il s’exile 2 ans au Canada et revient reprendre sa place après avoir organisé une élection spécialement pour lui.
Le costume de chevalier blanc n'est il pas un peu trop large pour Alain Juppé, celui de comique troupier ne semblerait il pas plus à sa taille ?
* Copyright Jacques Chirac




Commentaires
Toujours selon wikipedia le terme "has-been"
Has-been (anglicisme signifiant littéralement « a été ») est un terme qui sert à qualifier quelqu'un ou quelque chose de désuet, obsolète, passé de mode ou ringard. L'expression est particulièrement employée pour désigner une célébrité ayant connu un réel succès dans le passé, mais qui est depuis tombée dans l'oubli ou a retrouvé l'anonymat.
Le has-been est prêt à tout pour revenir sous les feux de l’actualité.
Ca ne vous rapelle personne ?
Il est toujours bon de se rafraîchir la mémoire. Pour Gilles Savary (Conseiller général PS) " c'est par une volonté politique délibérée qu'Alain Juppé a installé, sur la base d'une délibération municipale illégale et déboutée à trois reprises devant les tribunaux, un groupe d'intégristes catholiques dans une église de Bordeaux. " ( Il s'agit de " "'église Saint-Eloi, où l'humoriste Dieudonné fit baptiser sa fille par l'abbé intégriste Laguérie.)